patience-630x315

S'il y a bien une qualité nécessaire à l'activité de généalogiste, c'est la patience. Nous sommes souvent en train d'attendre et nous attendons toutes sortes de choses.

Nous attendons que les mairies nous répondent. Nous attendons que les archives départementales mettent en ligne le document souhaité. Nous attendons que les services compétents aient fini de désinfecté les archives de leurs champignons. Nous attendons le retour d'archives parties à la numérisation, pour pouvoir les consulter. Nous attendons... pour des raisons administratives et techniques.

Nous attendons aussi après nos ancêtres. Combien d'entre nous n'ont pas "râlé" après une mort trop longue à arriver pour un ancêtre (les généalogistes sont souvent d'horribles personnes qui souhaitent une mort rapide à beaucoup de gens, souvent de leur famille !!!) ?

Et nous attendons que nos ancêtres appliquent la loi pour en apprendre plus sur eux.

C'est le cas de Jacques Latour, maréchal de forges à Villeporcher, Loir-et-Cher. Il est marié avec Jeanne Ruau et ils ont cinq enfants. Mais Jeanne décède, laissant des enfants en bas-âge, dont une petite Célestine, née le 12 janvier 1834, jour même de la mort de Marie Jeanne.

Puisqu'il y a des enfants mineurs, un subrogé-tuteur doit être nommé pour veiller sur les intérêts maternels des enfants. Et il va effectivement en être nommé un...... onze ans plus tard, lorsque le père se décide à faire l'inventaire de la communauté.

C'est bien là tout le problème. Nous connaissons l'ordre dans lequel les actes doivent être fait, mais pas quand ils vont être faits.

Dans beaucoup de cas, la communauté d'un couple, après le décès d'un des conjoints, n'est liquidée que lorsque le survivant se remarie, ou tout simplement décède ou que le premier enfant se marie et réclame sa part de l'héritage. Il faut alors compulser de nombreux registres et de nombreuses liasses pour trouver ces documents, lorsque nous n'avons pas de raccourci.

La généalogie nous apprend la patience, et la ténacité.