Georges Edmond Weber naît le 5 novembre 1888, à Vincennes, fils de Paul Weber et Léonide Hortense Marchand. Il vit chez ses parents, au 63 rue du sergent Babillot, à Montreuil-sous-Bois, et exerce la profession de serrurier, lorsqu’il part au service militaire. Il est incorporé au 113e Régiment d’Infanterie et monte rapidement en grade, jusqu’à celui de sergent le 24 septembre 1911.

De retour chez ses parents, il reprend son métier de serrurier et épouse, à Vincennes, le 19 octobre 1912, Gabrielle Camille David, native du Cher.

Deux ans plus tard, la guerre est déclarée, et Georges rejoint son régiment, sergent à la 7e compagnie. Au soir au 22 août 1914, il est porté disparu, après la bataille de Signeulx. Pourtant, son feuillet matricule indique qu’il a disparu le 13 juillet 1915, en forêt d’Argonne, tué à l’ennemi.

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Sa femme écrit à la Croix-Rouge pour obtenir des nouvelles de son mari. Il est bien supposé prisonnier après la bataille de Signeulx. Malheureusement, les réponses sont négatives. Il n’est sur aucune liste de prisonniers.

Georges Edmond est mort et son corps a été inhumé dans le cimetière militaire franco-allemand de Musson-Baranzy, dans la tombe 84 (merci Daniel GHEERAERT).

Il faut attendre son jugement déclaratif de décès, le 6 février 1920, au tribunal civil de la Seine, pour qu’il soit reconnu Mort pour la France, le 22 août 1914, à Signeulx, en Belgique.

Il aura la croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume, paru au Journal Officiel, du 1e août 1922, sous-officier brave et énergique, Mort pour la France.

JO

Son nom est gravé sur le monument aux morts de Vincenne (merci Bernard LAUDET).

Monument aux morts

Sa femme, Gabrielle David, se remariera le 5 août 1922, à Vincennes, quatre jours après la parution au journal officiel. Elle épousera Gabriel Gagnard