recenser, trouver, identifier, suivre à la trace les hommes et les évènements de cette guerre
29 avril 2016

sinistres statistiques

Les guerres, c'est bien connu, font avancer la médecine. Sur le champ de bataille, pas de principe de précaution ni de test sur animaux, la matière est là, humaine et à volonté. La guerre de 1870 est un modèle du genre en ce qui concerne ce qu'il ne faut pas faire : pas de service médical sur le champ de bataille, des voitures qui véhiculent aussi bien les blessés, les varioliques, la nourriture et les couvertures (sans désinfection, bien sur), pas de repos salutaire pour les blessés qui sont transbahutés d'une ambulance à une... [Lire la suite]
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27 avril 2016

Le sacrifice d'un zouave du pape

On connaît l'héroïsme et le sacrifice des zouaves pontificaux pendant la bataille de Loigny. Mourir sur le champ de bataille, destin peu enviable me direz-vous ? Pas certain................ Marie Joseph Edouard Houdet aurait sûrement préféré cette mort là à celle qui l'attendait. Marie Joseph avait vingt-trois ans, natif de Nantes, célibataire, fils d'un négociant, Jacques Louis Houdet et de Marie Camille Magnier de Maisonneuve. Il eut le poignet brisé par une balle, à la bataille de Loigny et fut évacué à Janville. Sa blessure... [Lire la suite]
22 avril 2016

Suite.......... Saint Agil, l'occupation

..... le maire de Saint Agil comme premier officier de la commune est gardé au centre du village, au milieu des troupes, jusqu'à la tombée de la nuit. Nous sommes en novembre, l'hiver s'annonce rigoureux. Le maire faiblit mais l'officier prussien le menace : "si vous bougez encore, je tire sur vous". Difficile d'être plus clair. Le maire est relâché pour la nuit et doit s'occuper des réquisitions de l'occupant, même si celui-ci a largement commencé à se servir. La maison du maire est remplie d'officiers allemands et à l'instant où... [Lire la suite]
19 avril 2016

La défense de Saint Agil

Durant la guerre de 1870, les hommes aptes à prendre les armes étaient divisés en plusieurs groupes : les hommes en service actif déjà dans l'armée et la garde mobile pour le front, la garde mobilisée et la garde nationale sédentaire, pour défendre les communes. A Saint Agil, la garde nationale restée sur place, sous les ordres de Paul de Saint Maixent, n'avait pour se défendre que des armes en mauvaise état et des munitions en nombre insuffisant. Les hommes durent eux-même fondre des balles et acheter de la poudre. Ils... [Lire la suite]
17 avril 2016

Le diable aux trousses

Il y avait dans le 2e bataillon, 8e compagnie, des mobiles du Loir et Cher, un brave garçon à moitié idiot nommé Froger. Le capitaine de Maricourt avait tenté plusieurs fois de le faire réformer sans succès. Le pauvre Froger était incapable de rendre le moindre service. Il avait survécu jusqu'ici, à la guerre en restant sous la protection de François Grebonvald, maçon à Rocé de vingt et un ans. François était un excellent soldat, rendu célèbre par la longue pipe en terre, admirablement culottée qu'il portait... [Lire la suite]
10 avril 2016

A la poursuite du mort perdu

Les civils ont payé un lourd tribut dans les zones de combat, mais sans laisser de trace de leur calvaire. Après guerre, le maire de Troo indique bien que le 27 décembre 1870, soixante-dix de ses concitoyens ont été emmenés en otage et deux d'entre eux fusillés en chemin, mais pas de noms. Commence alors la recherche de ces deux morts dont aucune transcription n'existe dans les registres de la commune. Sauf que je n'ai pas le trajet suivi par les otages donc, étude des témoignages d'époque. Malheureusement, beaucoup de ses... [Lire la suite]
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02 avril 2016

François Alphonse Bastien, marchand de tabac, père, époux…………………..héros

    François Bastien est un « gros homme », je dirais même un homme costaud, capable de prendre dans ses bras un homme adulte et de le porter comme on porte un enfant. Il a été zouave, et maintenant, il est marchand de tabac, armurier et un peu épicier, à Janville. Si sa carrure et son langage montre un homme, si ce n’est grossier, du moins d’une étoffe brute, son cœur, son courage et sa grandeur d’âme en font l’homme le plus appréciable qui soit. Pour lui, la tête n’est rien moins qu’un porte-pipe et sa... [Lire la suite]
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25 mars 2016

Une jambe pour une tête

Une amputation de la jambe n'est jamais une chose facile.............. et cela l'était encore moins en 1870. Mais celle qu'a subi Adolphe Joseph Dhennin lui a coûté sa jambe droite mais a sauvé une tête. Le 18 août 1870, la bataille de Saint Privat débute, à 8 heures du matin et s'achève, après un sanglant corps à corps, à 22 heures, par une victoire prussienne. L'armée française a perdu 20 160 soldats : 5 237 tués, 14 430 blessés et 493 disparus. Adolphe Joseph Dhennin, soldat au 9e de ligne âgé de vingt-six ans, natif... [Lire la suite]
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18 mars 2016

Les otages de Cormenon

L'armée prussienne, en pays conquis, imposait aux habitants des communes traversées le gîte et le couvert pour ses hommes. Au passage, des fermes, des granges brulaient, du bétail disparaissait. Et des hommes, des civils, étaient pris en otage. Leur sort variait : soit ils étaient simplement relâchés après quelques heures, soit ils partaient pour l'Allemagne, prisonniers otages, soit ils subissaient une sévère correction............. soit ils étaient exécutés. C'est le sort que subit Cormenon en Loir et Cher, comme d'autres... [Lire la suite]
14 mars 2008

Le coeur de son frère

Saint Jean Froidmentel, le 23 février 1871, deux hommes de la commune, Etienne Duru, meunier et Hippolyte Barreault, farinier, font à la mairie la déclaration suivante : le 16 novembre 1870, vers le soir, un franc-tireur de la Dordogne, âgé de 25 à 30 ans, a été tué, près de la Cabonnière, sur la commune de Morée, par une balle qui l'a frappée au coeur, tirée par les prussiens.Ses camarades l'ont porté jusqu'au champ, près du moulin de Vernouillet, où ils demeurent et l'y ont inhumé après que son frère lui ait fait extraire le cœur... [Lire la suite]
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