Je ne le cherchais pas, mais je l'ai trouvé
20 avril 2017

Une médaille d'honneur pour Lechat

François Lechat n'est pas un citoyen ordinaire. Né en 1829, il fait sept années de service militaire, au cours duquel il se marie, en 1856, avec une permission spéciale de l'armée, avec Pauline Victorine Moreau, dont il légitime la fille, par la même occasion. Est-ce la sienne ? C'est possible. Déclaré bon pour le service en juillet 1850, il est parti pour le 4e régiment de hussard à l'automne 1850, à Sedan puis au 22e régiment de ligne . Armandine Pauline est née le 11 octobre 1851. C'est juste, mais il a pu avoir une permission. ... [Lire la suite]
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18 avril 2017

Trou de mémoire collectif

Le 4 août 1899, à Maray, Loir-et-Cher, Sophie Bonitieau, veuve Berthomier, décède, à l'âge de soixante-quatorze ans, au hameau des Bourdains. Sa fille, Modestine Berthomier, va se marier le 7 mai 1901 et doit, pour cela, fournir un extrait de décès de sa mère............. et patatras !! pas d'acte de décès dans la commune. Il va falloir en faire un d'urgence, et pour cela, elle fait appel au tribunal civil de Romorantin, le 12 avril 1901. Sauf que les juges ne font pas des actes comme cela, juste à la demande. Il leur faut aussi... [Lire la suite]
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17 avril 2017

Une histoire sans fin

Lu dans la presse du 11 août 1865 : "Hier matin, un accident des plus pénibles s'est produit à Sambin : un porc était tombé dans un puits creusé depuis peu. Un sieur Fontenart, sachant combien la perte de l'animal gênerait la famille à qui il appartenait, descendit pour amener son sauvetage. A peine ce projet est exécuté, que la maçonnerie du puits se détache et que le généreux Fontenart est englouti. Des secours prompts et intelligents sont organisés par le maire, et chaque habitant tient à honneur de (page pliée) toutefois, on... [Lire la suite]
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15 avril 2017

Le baptême des monstres

Vous connaissez l'importance du baptême sous l'ancien régime. Sans baptême, point de salut. Les adultes vont en enfer, les enfants dans les limbes, pour y errer toute l'éternité. C'est la raison pour laquelle les enfants doivent être baptisés le plus rapidement possible : le matin pour les enfants nés la nuit, l'après-midi pour les enfants né le matin, et ce, quel que soit le temps et la température extérieure. La technique du baptême est simple : il faut aller à l'église avec le nouveau-né. La suite est l'affaire du curé et des... [Lire la suite]
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14 avril 2017

Itinéraire funeste

En 1849, le Loir-et-Cher est frappé par une épidémie de choléra. Déjà, à l'époque, les médecins essayaient de comprendre la maladie et sa propagation, à la recherche du cas zéro même s'ils ne l'appelaient pas ainsi. Et tout part de Paris où sévit une épidémie de Choléra ! Car la maladie qui se déclare dans le département, frappe dans un bourg aisé, bien aéré, sans marécage : Villexanton. Elle y a été apportée par un habitant, le 8 juin 1849, arrivant de Paris, où il a passé trois jours dans une maison rue Mouffetard, quartier... [Lire la suite]
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12 avril 2017

Même les juges peuvent se tromper

J'ai l'habitude des erreurs des curés dans les actes de baptême. Au lieu des nom et prénom de la mère, ils indiquent ceux de la grand-mère. Cela peut s'expliquer. Les mères n'ont pas le droit d'assister au baptême, puisqu'elles sont toujours impures après la naissance. Elles doivent attendre les relevailles pour pouvoir de nouveau entrer dans l'église. Cette quarantaine durait effectivement quarante jours après la naissance d'un garçon, et quatre-vingt après la naissance d'une fille !!! Pourquoi les curés se trompaient-ils ?... [Lire la suite]
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08 avril 2017

L'idiostime qui coûte cher

Catherine Pardessus est idiote. De nos jours, cette expression aurait un sens différent de celui de 1849. En 1849, l'idiotisme est une maladie et la sienne est proche de la démence. Elle est majeure mais ne peut pas prendre soin d'elle. Elle ne sait dire que oui ou non. Ses parents sont décédés, le père en 1812 et la mère en 1845. La famille a donc décidé de l'interdire avec une mise sous tutelle de majeur comme cela existe toujours aujourd'hui. C'est chose faite par le tribunal civil de Vendôme, le 16 décembre 1848. Le 15 février... [Lire la suite]
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29 mars 2017

Frais de succession

Les petites Fleury n'ont pas de chance. Marie Rose, Jeanne et Henriette viennent de perdre leur père, Pierre, décédé le 1er janvier 1844. Leur mère est morte six ans plus tôt. La plus âgée n'a que seize ans et la plus jeune, neuf ans. Il leur faut un tuteur et un subrogé-tuteur pour s'occuper d'elles et de la succession. Mais la succession pose problème. Il n'y a pas eu d'inventaire au décès de leur mère, mais elle ne possédait rien en dehors de la communauté. Au décès du père, l'inventaire est rapide : soixante-cinq francs... [Lire la suite]
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28 mars 2017

Les réformés et la loi du 20 février 1917

En farfouillant dans les archives, je suis tombée sur des listes nominatives communales correspondant à la loi du 20 février 1917 sur les réformés. Il s'agissait de faire passer une visite médicale, par le conseil de révision, à tous les réformés, exemptés divers. La guerre avait fait d'énormes pertes qu'il fallait compenser à tout prix. En étaient dispensés d'office, ceux qui entraient dans certaines catégories. Les réformés n°2 étaient les engagés spéciaux résiliés pour inaptitude physique, les père d'au moins quatre enfants... [Lire la suite]
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24 mars 2017

Le business des enfants abandonnés

Le business des enfants placés pouvait être très lucratif. L'administration n'était pas très regardante, au XIXe siècle, sur les familles nourricières. Les bébés mourraient dans les jours, voire les semaines qui suivaient leur arrivée dans la famille, et ils étaient immédiatement remplacés par d'autres. Les émoluments étaient réglés par trimestre et si l'enfant mourrait au début du trimestre et était remplacé par un autre enfant dont le trimestre était payé immédiatement, c'était tout bénéfice pour la famille d'accueil. Horrible... [Lire la suite]
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