U Hubert René

Pour la lettre U, j’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé de disparu du 113e dont le nom de famille commence par cette lettre. Mais si vous fermez les yeux et tendez l’oreille, Hubert, cela commence bien par U, non ?

René Hubert est de la classe 1913, cultivateur natif de la Chapelle-Vendômoise en Loir-et-Cher. C’est un grand gaillard (pour l’époque) d’1.72 m, aux yeux bleus et aux cheveux blonds. Il aurait dû partir à l’armée, fin novembre 1913, mais René est engagé volontaire pour trois ans, le 25 mars 1913, à Blois, pour le 113e régiment d’infanterie. Il passe soldat de 1ère classe le 30 avril 1914.

René est fin prêt pour la guerre, lorsque la mobilisation générale est déclarée, le 1er août 1914, et il part avec son régiment, 10e compagnie, pour la frontière belge et une petite ville qui ne figure sur presqu’aucune cartes, Signeulx.

Au soir du 22 août 1914, après une bataille meurtrière pour le 113e régiment d’infanterie, René est porté disparu avec plus de huit cent de ses camarades.

La Croix-Rouge est sollicitée par son père, Alexandre Hubert. Il lui est répondu que son fils, René, a été blessé le 21 août 1914, à Longuyon, puis porté disparu. Il est, en réalité, porté disparu au soir du 22 août.

Un acte de disparition est dressé par l’armée, le 26 février 1916. Le 20 mars 1916, son décès est notifié à la famille après l’avis officieux de l’armée belge.

Le nom de René figure sur la liste des soldats français morts les 21 et 22 août 1914, dressée par le curé de Signeulx et le bourgmestre de Mussy-la-Ville et le Graberbüro de Virton. Comme tous ces malheureux camarades, tombés sur le champ de bataille, son corps a été relevé par les habitants, et inhumé dans le cimetière de Baransy ou de Mussy-la-Ville. Mais il a été exhumé en 1917 et réinhumé ailleurs.

Le 26 février 1920, le tribunal civil de Blois déclare René mort le 22 août 1914, à Signeulx, en Belgique. Il avait vingt-et-un ans. Deux autres de ses camarades du 113e, morts ce jour-là, étaient de la Chapelle-Vendômoise, comme lui : Albert Raoul Mordelet, et Auguste André Leroux, tous les deux âgés de vingt-quatre ans. Leurs jugements déclaratifs de décès auront lieu l’année suivante.

Leurs trois noms sont gravés sur le Monument aux Morts de la Chapelle-Vendômoise.

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En l’état actuel de mes recherches, René était le seul enfant d’Alexandre (Auguste) Hubert et Adeline (Marie Louise) Joly.

La photo provient de Geneanet