La série K est, à première vue, une série rébarbative. C'est là que l'on trouve le journal officiel et ses prédécesseurs. C'est également là que se trouvent les actes et arrêtés préfectoraux et c'est là que j'ai choisi la côte 4 K 40 des archives départementales du Loir-et-Cher.

Le 12 août 1845, le préfet du Loir-et-Cher, à la suite de la demande formée par Chevallier, et vu le certificat du docteur en médecine Sarazin, arrête que Jean Heroux, ancien militaire domicilié à Saint-Gervais, incurable réduit à l'état le plus complet de dénuement et de misère, affecté d'une hémiplégie incurable, est admis à l'établissement des incurables fondé à l'hôpital général de Blois, où il occupera une des places affectées à l'arrondissement de Blois.

Blois - préfecture

Vu son état, je me doute qu'il n'a pas vécu bien longtemps, alors je cherche son décès à Blois, dans les mois qui suivent.... et je cherche jusqu'en 1854, le 23 juin 1854. Pas d'autre décès de Jean Henrioux (ou toute autre orthographe) avant cette date et celui-là, décède à l'hôpital général.

Il y a peu de doutes, c'est forcément lui, Jean Henrioux, vigneron, demeurant à Blois (depuis neuf ans si c'est bien le mien), né à Saint-Gervais-la-forêt (ça sent bon là), fils de Jean Henrioux et Jeanne Grias, époux de Marie Anne Chouard, âgé de soixante-et-un ans.

Pour affiner, je fais un peu de généalogie et je trouve sa naissance, le 27 septembre 1792, à Saint-Gervais-la-forêt, son mariage le 3 juin 1818, à Blois, indiquant qu'il est domicilié à Saint-Gervais-la-forêt, et le décès de sa femme, le 8 juin 1873, toujours à Saint-Gervais.

L'arrêté du préfet indique qu'il est ancien militaire : né en 1792, il a dû partir vers 1812 et donc faire quelques campagnes napoléoniennes. Étant décédé avant 1857 (à trois ans près), il ne figure pas dans les médaillés de Sainte-Hélène. Malheureusement, la série R est lacunaire sur la période recherchée.

Les présomptions sont fortes, mais il me faudrait quand même une preuve de plus pour affirmer qu'il s'agit de la même personne. Je n'ai pas dit mon dernier mot.