La bataille de Josnes fait partie de la grande bataille de Beaugency.

L’armée bat en retraite mais le général Chanzy, ayant appris qu’Orléans est tombée aux mains des prussiens, décide de retourner sur Beaugency et atteint Josnes, le 5 décembre au soir avec les 16e et 17e corps. Un camp y est établi.

Le 7 décembre, l’armée du général Chanzy s’étend de la forêt de Marchenoir vers Beaugency.

Elle est attaquée le 8 décembre, dès huit heures du matin, sur toute la ligne depuis Saint Laurent des Bois jusqu’à Meung et les combats s’engagent à Marolles, Cravant, Villechaumont, Langlochère et Messas.

Les combats durent trois jours. Les allemands perdent 3391 hommes (578 tués, 780 disparus, 2033 blessés) mais les renforts n’arrivent pas et le général Chanzy doit battre en retraite sur le Loir.

Josnes

Les soldats tombés à Josnes, morts ou blessés, viennent de toute la France.

Auguste Boy, vingt-quatre ans, 1er régiment de chasseurs à pied, est bien loin de son Vaucluse natal lorsqu’une balle lui fracture l’humérus droit.

Auguste Boy est né le 8 juillet 1846 à Cadenet, fils naturel de Marie Anne Boy, couturière de trente-neuf ans.

Malgré son jeune âge, c’est un vétéran de l’armée et des guerres.

Il a déjà derrière lui sept ans six mois et dix-sept jours de service militaire dont deux ans de campagne.

Avant cette guerre, il a servi dans l’armée française et la légion d’Antibes du 14 février 1867 au 14 juillet 1869 puis chez les zouaves pontificaux du 12 décembre 1869 au 24 avril 1870.

Cela lui a valu la médaille Mentana pour la campagne de 1867 en Italie.

Sa blessure évolue avec phlegmons, plaies fistuleuses persistantes, cicatrices adhérentes, ankylose scapulo-humérale et atrophie du bras.

Cela lui vaut une pension de 415 francs à compter du 17 janvier 1872. A cette date, il est toujours en activité, domicilié à Coucouron, en Ardèche.