23 mai 2017

Casier judiciaire à rallonge

Claude Omer Morel, typographe, est né à Paris, dans le 7e arrondissement, vers 1803. En 1870, il est en résidence à Blois. Et entre les deux ? Entre les deux, Claude Omer va faire le tour de France ; non pas le tour des compagnons du devoir, plutôt le tour des prisons. Cela commence le 25 avril 1846, avec dix jours de prison pour vol à Châlon-sur-Marne, suivis de huit jours de prison à Besançon pour vagabondage trois jours de prison à Lure pour vagabondage quinze jours de prison à Soissons pour vagabondage trois mois de... [Lire la suite]
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09 mai 2017

L'art et la manière de présenter les choses

Le 12 juin 1852, à onze heures du matin, Denis Langeais, gendarme à pied, âgé de cinquante-quatre ans, décède à Romorantin. Il est l'époux d'Anne Cormier et le fils des défunts Denis Langeais et Françoise Pilleboue. Les témoins lors de la déclaration de décès, à l'officier de l'état civil, le même jour, à deux heures du soir, sont Jean Bourbon, cinquante-et-un ans, lieutenant de gendarmerie, et Jean Marie Florin, cinquante-et-un ans, commissaire de police à Romorantin. Ce sont les faits et rien que les faits. A la lecture de... [Lire la suite]
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02 mai 2017

Le sauvetage d'Ecure

Nous sommes le 14 juin 1846. Martin Lebert, garçon domestique chez Morin, aubergiste à Ecure, part de chez lui, au haut de Veuves pour aller à son travail. Alors qu'il arrive à l'extrêmité de la grève d'Ecure, il aperçoit plusieurs jeunes garçons qui se baignent dans la Loire. Il fait beau, un temps de juin. A quelque pas d'eux, il en aperçoit trois. Au premier coup d'oeil, ils semblent tournoyer. Martin comprends très vite qu'ils sont en train de se noyer. Il ne sait pas nager, pourtant, il se jette à l'eau, tout habillé. Ils sont... [Lire la suite]
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26 avril 2017

Généathème - nos ancêtres paysans - trois doigts de pied pour une batteuse

Nos ancêtres paysans étaient sujets aux accidents liés à leur métier. Coup de chaleur en pleine moisson, effondrement de fossés, charrette qui se renverse... et à mesure que le monde moderne a envahi leur espace, les causes d'accident ont été augmentées. Le 28 décembre 1877, Eugène Oxant, trente-huit ans, cultivateur à Villecelier, commune de Semerville dans le Loir-et-Cher, en a fait l'expérience à ses dépends. Ce mercredi-là, à onze heures du matin, il utilisait une machine à battre le grain lorsqu'il a lâché la manivelle.... [Lire la suite]
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24 avril 2017

Le crime des Granges - suite

Dès le lendemain du crime, un corps-de-garde est établi dans le quartier des Granges avec dix hommes faisant des patrouilles toutes les nuits. Les mêmes mesures sont prises dans la ville même. Les patrouilles de nuit et les agents de police et gendarmes font de fréquentes tournées. Il n'est pas question qu'un tel drame se reproduise. Le sieur Grouteau se remet peu à peu de ses blessures, mais en garde une amnésie des évènements. Il s'inquiète que les voleurs aient trouvé son argent caché dans la cave. Mais non, ils ne l'ont pas... [Lire la suite]
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22 avril 2017

Le crime des Granges

Le vendredi 5 juillet 1844 est une belle journée d'été. Le sieur Grouteau, ancien militaire et capitaine d'une compagnie de la garde nationale, habite au hameau des Granges, aux portes de Blois, une jolie petite maison. Âgé de soixante-sept ans, il vit avec une domestique, Anne Bourreau, vingt-deux ans, originaire de Saint-Secondin. Ce jour-là, Grouteau reçoit de la visite : celle de son ancienne domestique, Marie Daridan, également de Saint-Secondin, toute jeune mariée, et celle de Jean Louis Coudriou, trente-cinq ans, cultivateur... [Lire la suite]
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21 avril 2017

Repas de famille à Saint-Romain-sur-Cher

Le dimanche 8 décembre 1878, Etienne Mandard, vingt-neuf ans, vigneron à Saint-Romain-sur-Cher, ayant tué un porc, convie à un repas sa famille, composée de Jean Baptiste Mandard, son père, soixante-neuf ans, Eugène Mandard, son frère, trente-deux ans, Léon Mandard, son frère, trente ans, Jean Gautrat, son beau-frère, trente-six ans, Léontine Mandard, femme de Jean Gautrat, vingt-sept ans, sa soeur, Eugénie Mandard, vingt-quatre ans, Simon, beau-père d'Etienne Mandard et Charles Simon, oncle par alliance d'Etienne. La soirée ayant... [Lire la suite]
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01 avril 2017

Mieux vaut tard que jamais

Le 28 février 1819, à une heure du matin, un bébé est trouvé dans la crèche de l'hospice. Il est enveloppé de guenilles. C'est une fille, visiblement tout juste née. L'officier de l'état civil auquel l'enfant est présenté la nomme Louise Alexandrine Sandillon. Elle est ensuite confiée à l'hospice pour y être élevée. Le 10 mai 1819, à neuf heures du soir, à Mondoubleau, Madeleine Brindeau, vingt-six ans, orpheline de mère, fileuse, épouse René Vincent Chereau, vingt-sept ans, scieur de long. Il y a vingt-huit kilomètres entre les... [Lire la suite]
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31 mars 2017

Quand la glace cède

Nous sommes le 16 février 1845, à la Chaussée-Saint-Victor, et il fait froid, très froid. Il fait tellement froid que la Loire est gelée. Une belle couche de glace couvre le fleuve à tel point que, c'est bien trop tentant, des enfants font du patin à glace dessus. Ils se trouvent sur un plaine de glace et s'amusent à la parcourir en tous les sens. La suite, vous la devinez. La glace a commencé à se rompre et deux enfants passent au travers. Ils ont de l'eau jusqu'au cou, et se retiennent à la glace qui les entoure et qui tient... [Lire la suite]
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13 février 2017

C'est long, sept ans

Eugène Louis Housset a vingt-et-un ans, lorsqu'il s'engage volontairement, pour le service militaire. Que fuyait-il ? Quelles aventures croyait-il vivre ? en s'engageant pour sept longues années. Le fait est que, le 5 mai 1862, il part pour le 30e régiment d'infanterie de ligne. Au bout d'un an, il en a déjà assez. Il manque à l'appel le 18 février 1863.Il était entré à l'hôpital du Gros Caillou le 15 juillet 1862, évacué le 22 vers celui de Vincennes. Le 19 août, il avait eu droit à six mois de congé chez lui, à Morée. Entré à... [Lire la suite]
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