24 avril 2017

Le crime des Granges - suite

Dès le lendemain du crime, un corps-de-garde est établi dans le quartier des Granges avec dix hommes faisant des patrouilles toutes les nuits. Les mêmes mesures sont prises dans la ville même. Les patrouilles de nuit et les agents de police et gendarmes font de fréquentes tournées. Il n'est pas question qu'un tel drame se reproduise. Le sieur Grouteau se remet peu à peu de ses blessures, mais en garde une amnésie des évènements. Il s'inquiète que les voleurs aient trouvé son argent caché dans la cave. Mais non, ils ne l'ont pas... [Lire la suite]
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22 avril 2017

Le crime des Granges

Le vendredi 5 juillet 1844 est une belle journée d'été. Le sieur Grouteau, ancien militaire et capitaine d'une compagnie de la garde nationale, habite au hameau des Granges, aux portes de Blois, une jolie petite maison. Âgé de soixante-sept ans, il vit avec une domestique, Anne Bourreau, vingt-deux ans, originaire de Saint-Secondin. Ce jour-là, Grouteau reçoit de la visite : celle de son ancienne domestique, Marie Daridan, également de Saint-Secondin, toute jeune mariée, et celle de Jean Louis Coudriou, trente-cinq ans, cultivateur... [Lire la suite]
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21 avril 2017

Repas de famille à Saint-Romain-sur-Cher

Le dimanche 8 décembre 1878, Etienne Mandard, vingt-neuf ans, vigneron à Saint-Romain-sur-Cher, ayant tué un porc, convie à un repas sa famille, composée de Jean Baptiste Mandard, son père, soixante-neuf ans, Eugène Mandard, son frère, trente-deux ans, Léon Mandard, son frère, trente ans, Jean Gautrat, son beau-frère, trente-six ans, Léontine Mandard, femme de Jean Gautrat, vingt-sept ans, sa soeur, Eugénie Mandard, vingt-quatre ans, Simon, beau-père d'Etienne Mandard et Charles Simon, oncle par alliance d'Etienne. La soirée ayant... [Lire la suite]
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01 avril 2017

Mieux vaut tard que jamais

Le 28 février 1819, à une heure du matin, un bébé est trouvé dans la crèche de l'hospice. Il est enveloppé de guenilles. C'est une fille, visiblement tout juste née. L'officier de l'état civil auquel l'enfant est présenté la nomme Louise Alexandrine Sandillon. Elle est ensuite confiée à l'hospice pour y être élevée. Le 10 mai 1819, à neuf heures du soir, à Mondoubleau, Madeleine Brindeau, vingt-six ans, orpheline de mère, fileuse, épouse René Vincent Chereau, vingt-sept ans, scieur de long. Il y a vingt-huit kilomètres entre les... [Lire la suite]
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31 mars 2017

Quand la glace cède

Nous sommes le 16 février 1845, à la Chaussée-Saint-Victor, et il fait froid, très froid. Il fait tellement froid que la Loire est gelée. Une belle couche de glace couvre le fleuve à tel point que, c'est bien trop tentant, des enfants font du patin à glace dessus. Ils se trouvent sur un plaine de glace et s'amusent à la parcourir en tous les sens. La suite, vous la devinez. La glace a commencé à se rompre et deux enfants passent au travers. Ils ont de l'eau jusqu'au cou, et se retiennent à la glace qui les entoure et qui tient... [Lire la suite]
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13 février 2017

C'est long, sept ans

Eugène Louis Housset a vingt-et-un ans, lorsqu'il s'engage volontairement, pour le service militaire. Que fuyait-il ? Quelles aventures croyait-il vivre ? en s'engageant pour sept longues années. Le fait est que, le 5 mai 1862, il part pour le 30e régiment d'infanterie de ligne. Au bout d'un an, il en a déjà assez. Il manque à l'appel le 18 février 1863.Il était entré à l'hôpital du Gros Caillou le 15 juillet 1862, évacué le 22 vers celui de Vincennes. Le 19 août, il avait eu droit à six mois de congé chez lui, à Morée. Entré à... [Lire la suite]
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04 février 2017

La petite Flavie

Flavie a dix-huit mois. Elle joue dans le jardin, en présence de son père, Julien Fichepain, jardinier. Nous sommes à Vendôme, faubourg Chartrain, le 10 octobre 1875. Dans ce jardin, il y a un chat après lequel elle court. C'est chouette pour jouer, un chat, lorsque l'on a dix-huit mois. Mais dans le jardin, il y a aussi un puits, recouvert d'une mauvaise planche. En courant après le chat, la petite fille passe à travers les planches et chute dans le puits, profond de quatre mètres, avec environ trente centimètre d'eau dans le... [Lire la suite]
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31 janvier 2017

L'accident d'Auguste

Auguste Hippolyte Boiton était maçon à Selles-Saint-Denis, Loir-et-Cher, et travaillait pour Dahon, entrepreneur en maçonnerie à Salbris, lorsque, le 12 octobre 1910, il est victime d'un accident du travail : fracture de la voûte crânienne et luxation de l'épaule gauche. Son patron est assuré à la compagnie d'assurance "la mutuelle générale française" et celle-ci, suivant l'ordonnance du tribunal du 30 juin 1911, doit verser un indemnité de 766.66 francs à la victime, basée sur son salaire au moment de l'accident de 1150 francs et... [Lire la suite]
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26 janvier 2017

Mais où est Lucie ?

On parle, en ce moment, dans la presse, des comptes bancaires inactifs dont il faut retrouver les bénéficiaires. Ce n'est pas une nouveauté. En 1888, l'hospice de Romorantin s'inquiète de savoir ce qu'est devenue Lucie Palme, née en 1846, enfant assistée placée sous sa tutelle et dont l'hospice détient le livret de caisse d'épargne. Mieux vaut tard que jamais !!! En mars 1869, Lucie a été condamnée aux assises de Blois, à cinq ans de détention pour incendie et infanticide à Soings et placée à vie sous surveillance. Mais où... [Lire la suite]
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24 janvier 2017

Le froid tue, la négligence aussi

Le 20 décembre 1878, Auguste Vée, vingt-deux ans, marchand épicier à Lessert, La-Ville-aux-Clercs, Loir-et-Cher, se rend à Vendôme pour acheter des marchandises. Avant de partir, il demande à son père de le rejoindre à la gare, pour, à son retour, l'aider à porter ses achats. La gare de Pezou est à quatre kilomètres de l'Essert. Les chutes de neige sont abondantes. Jean René Vée, le père, cinquante-sept ans, quitte sa maison vers quatre heures du soir pour se rendre à Pezou. Le train arrive à cinq heures trois-quart et en... [Lire la suite]
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