La carte d’ancien combattant a été créée en 1926. Elle est attribuée, je cite « par un service départemental de l'ONAC à tout ancien combattant qui justifie de 120 jours de présence dans une unité militaire reconnue comme combattante par le ministère de la Défense ou de présence dans une unité ayant connu au moins neuf actions de feu, ou de blessures ou maladies reçues dans le service, si l'unité est reconnue comme combattante, ou de blessures reconnues comme blessures de guerre par le ministère de la Défense ou d'une détention d'au moins 90 jours à l'ennemi. »

1926 soit cinquante-cinq ans après la fin de la guerre de 1870 et pourtant, il y a des combattants de cette guerre qui ont eu leur carte d’ancien combattant.

C’est le cas de Pierre Lombard qui a obtenu la carte n°18 733.

Né le 12 août 1845 à Villefranche sur Cher, fils de Pierre Lombard et Justine Sineau.

Il a épousé Madeleine Lombard.

Mais avant cela, il a combattu pendant la guerre de 1870 sous les ordres du général Chanzy, dans l’armée de la Loire.

Il a pris part aux combats de Patay, Binas, Marchenoir, Beaugency et a été blessé par éclat d’obus à la jambe en janvier 1871 dans la forêt de Beaugency.

Il décède le 17 juillet 1931, à Villefranche sur Cher, propriétaire, âgé de quatre-vingt-cinq ans.

Mais avant 1926 ? Il y avait la société des « vétérans des armées de Terre et de Mer 1870-1871 ».

Fondée à Paris le 1er janvier 1893, c’est une société nationale de retraites.

Pour être membre actif de cette société en tant que vétéran, il faut être un ancien défenseur de la Patrie, ayant pris part à un titre quelconque aux campagnes 1870-1871 contre l’Allemagne ou à des campagnes antérieures. Ils sont pensionnés après dix années de Sociétariat.

C’est le cas d’Eugène Laprade, né le 25 octobre 1847 à Marsac, dans la Creuse. Devinez sa profession ? Maçon bien sûr.

Il est inscrit à la société des vétérans sous le numéro 130 070 en 1901. Il sera donc « pensionnable » en 1911.

Pour s’inscrire, il a justifié de sa campagne contre l’Allemagne, grâce à son livret militaire (n°2297) comme garde mobile.

Au moment de cette inscription, il vit à Melun, en Seine et Marne.

Il a probablement eu la médaille de la société dont la devise s’affiche fièrement : Oubliez Jamais.

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