La ville d’Ulm, chef-lieu du cercle du Danube, est une forteresse de la Confédération germanique. Elle et bâtie sur la rive gauche et Neu-Ulm sur la rive droite.

En 1870, 10 000 soldats français entrent dans la ville……………….. prisonniers et 2 000 arrivent à Neu-Ulm.

UlmGrande

Ils sont internés dans les forts et les casemates mais leur nombre augmentant, on les place dans des baraques en bois construites pour l’occasion. Le pire est constitué des casemates, sur un ou deux niveaux sous terre, quasi sans lumière, qui vont provoquer de nombreuses maladies des yeux.

Les premiers prisonniers arrivent après la bataille de Wissembourg, vers le 10 août. Puis, en septembre, après le désastre de Sedan, 5 000 prisonniers arrivent et ainsi de suite jusqu’à la fin de la guerre.

Les conditions du voyage sont effroyables. Des marches forcées, sans nourriture, sans eau, sans repos et des nuits à la belle étoile, sans protection, dans des terrains humides ou marécageux. Et l’hiver est terrible cette année-là. Ceux qui ne peuvent suivre sont fusillés sur place.

Blessés, épuisés, les prisonniers vont être la proie du typhus, de la variole et de la dysenterie.

Un article de presse dans la gazette de Cologne sur l’arrivée des prisonniers est sans concession pour l’armée prussienne (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203969g  p42/44).

Plusieurs Loir-et-chériens sont décédés à Ulm, dont les trois qui suivent.

Jean Germain Massault, né à Romorantin le 28 mai 1848, vigneron à Lanthenay, mesure 1.66 m, a les cheveux châtains et les yeux gris ainsi qu’une cicatrice sur le front.

Il part soldat au 2e régiment d’infanterie de marine, 3e bataillon, 6e compagnie le 8 janvier 1870.

Fait prisonnier, il décède à l’hôpital royal Wurtemberg des suites du typhus, le 2 novembre 1870 à minuit et est enterré le lendemain, à quatre heures de l’après-midi, dans le cimetière d’Ulm.

La liste de ses effets personnels est jointe à l’avis de décès adressé à la mairie de Romorantin. On y trouve un manteau, une veste, un pantalon, une paire de bretelles, un képi, un sac à pain, une cravate, une paire de souliers, un havresac.

Jacques Pierre Buisson, né à Saint Cyr du Gault le 29 avril 1849, laboureur à Onzain, mesure 1.65 m, a les cheveux bruns, les yeux gris. Il part soldat le 10 août 1870 pour le 50e régiment de ligne.

Fait prisonnier, il décède le 28 novembre 1870 à Ulm, du typhus. Aucun acte de décès n’est dressé en France.

Auguste Constant Ranvoisé, né à Savigny sur Braye le 19 décembre 1848, domestique à Savigny, mesure 1.62 m, a les cheveux châtains et les yeux bruns. Il part soldat le 8 janvier 1870 pour le 2e régiment d’infanterie de marine.

Fait prisonnier, il décède le 11 décembre 1870 à onze heures du matin, à l’hôpital royal Wurtemberg de la forteresse d’Ulm, du typhus. Il est enterré au cimetière d’Ulm le 13 décembre à deux heures de l’après-midi.