La version anglaise est à la fin - The English version is at the end.

Pour cette troisième semaine du challenge #52ancestors52weeks, j'ai cherché, cherché !!! Le thème est votre meilleur photo, ou photo préférée. Evidemment, j'aurais pu mettre cette superbe vue photographiée du haut de l'échelle Saint Louis à Peyrepertuse, ou les ruines de l'abbaye de Jumiège, mais quid de la généalogie ?

J'ai regardé dans mes photos de famille, mais aucune ne m'est plus précieuse que les autres, ou plutôt si, une, bien trop récente pour être publiée ici.

J'ai fini par me fixer sur la photo de mon aïeule la plus ancienne. 

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J'ai peu de photo de famille et elles ne vont pas au-delà de la quatrième génération, excepté celle d'Ismérie Aimare Caillot, ma sosa 31. Elle finalise ma 5e génération en terme de numéro Sosa.

J'ai toujours eu un faible pour ses prénoms également : Ismérie Aimare.

Mais la photo n'est pas très ancienne (tout est relatif bien sur, puisqu'elle est décédée en 1924). Je dirais que la photo date d'après-guerre 14-18. Evidemment, Ismerie est en noir (veuve de son mari, en deuil de son petit-fils Marcel, l'aîné de ses petits-enfants, mort à la Grande guerre).

On devine sa coiffe, à l'attache sous le menton.

Ismerie est née le lundi 4 octobre 1847, à Vattetot-sous-Beaumont, en Seine-Maritime. Elle est la fille de Léon Aimable Onésime Caillot et de Ismérie Théotime Espérance Jinguay. J'adore les prénoms de cette époque. Elle est leur fille aînée, et sera suivie par huit frères et soeurs.

Elle a neuf ans lorsque sa mère décède, à l'âge de trente-deux ans, le 21 août 1856. Son père se remarie six mois plus tard avec Victoire Estelle Saint-Martin, qui lui donnera six enfants pour clore la fratrie.

De ses huit frères et soeurs, seuls un frère germain et deux frères consanguins atteindront l'âge adulte. Et seul, l'un des deux derniers cités, Albert Ernest, de vingt ans plus jeune qu'Ismérie, aura une descendance.

Ismérie se marie à vingt-quatre ans. Elle épouse Victor Edmond Robillard, le mardi 23 avril 1872, à Goderville. Il a vingt-cinq ans, et est ouvrier sabotier. Ils s'installent à Angerville-l'Orcher. Victor va rapidement devenir son propre patron, et Ismérie sera nourrice.

Le jeune couple a été un peu en avance, car Ismérie accouche moins de quatre mois après le mariage. Elle met au monde un petit garçon, mort avant même d'être né. Un an plus tard, la même malédiction s'abat sur le jeune couple.

Il faudra attendre l'année suivante, le 21 octobre 1874, pour que naisse un enfant viable, Léonie Esther Jeanne.

Le 30 décembre 1876, naît Emelie Alice, mon arrière-grand-mère.

Il n'y aura pas d'autre enfant.

La première a se marier sera la plus jeune. Emelie Alice épouse un fringant jeune homme venu d'un autre département, la Mayenne, Octave Siméon Marie Gontier, le 28 janvier 1897. Et, le 24 décembre de la même année, naît le premier petit-fils, Marcel Eugène Léon.

Le jeune couple part s'installer au Havre, suivit par Léonie Esther, qui y épouse, le 9 octobre 1900, Georges Albert Merdrignac.

L'avenir des filles ne sera pas pavé de roses.

Léonie devient veuve, le 13 avril 1905, avec deux enfants, Georgette Emilienne, quatre ans, et Gaston Alfred, deux ans. Elle se remarie l'année suivante, et épouse Victor Pierre Ange Mulot.

Ce dernier a seize ans de plus qu'elle, et des bagages : trois enfants (sur les cinq qu'il a eu) nés de mère inconnue. C'est Léonie qui va les élever, avec les siens plus les deux qu'elle va avoir avec lui. Malheureusement, la tuberculose va hanter sa famille.

L'année où naît la petite dernière, Irène,en 1909, Emelie Alice se sépare de son mari, trop violent. Le divorce ne sera prononcé que neuf ans plus tard. Ils ont eu deux filles après Marcel, dont Simonne Suzanne, ma grand-mère.

Elle va refaire sa vie avec Eugène Edouard Vasseur, mais ils ne se marieront que le 19 décembre 1919, lorsque le divorce aura été prononcé.

Entre temps, Victor Edmond, le mari d'Ismérie, est décédé, à Angerville-l'Orcher, le 16 juin 1913. Il n'a pas vu son petit-fils aîné partir à la guerre et ne pas en revenir.

Ismérie prend le deuil et reste seule, à Angerville-l'Orcher.

L'année 1921 sera une triste année. Victor Mulot décède, le 29 juin, et Léonie se retrouve de nouveau veuve. Il était LE chef de famille. A l'exception d'Ismérie, tout le monde vit chez Victor Mulot, rue du Perrey : sa belle-soeur et son mari, ses nièces, et bien sur, sa femme et ses enfants.

Le 18 décembre, Emelie Alice décède à son tour, à l'âge de quarante-quatre ans. Il ne reste plus, à Ismérie, que sa fille Léonie, et ses petits-enfants. Elle quitte Angerville-l'Orcher et vient s'installer chez Léonie.

La tuberculose a fait son oeuvre. Georgette, la fille aînée de Léonie, décède à vingt-et-un ans, au 56 de la rue du Perrey, le 10 février 1923.

C'est là que décède Ismerie, le 1er mai 1924, à l'âge de soixante-seize ans. Son gendre, Edouard vasseur, veuf à son tour, déclare son décès.

Elle aura eu le temps de marier ses petites-filles, Germaine et Simonne, les filles d'Emelie.

 

For this third week of the #52ancestors52weeks challenge,  I searched, looked for !!! The theme is  your best photo,or favoritephoto. Obviously, I could have put this superb view photographed from the top of the Saint Louis ladder in  Peyrepertuse,or the ruins of the abbey of  Jumiège,but what about the genealogy?

I looked in my family photos, but none is more precious to me than the others, or rather if, one, far too recent to be published here.

I ended up settling on the photo of my oldest ancestor.

 

Robillard0002

I have few family photos and they do not go beyond the fourth generation, except that ofIsmérie  Aimare  Caillot, my  sosa  31. It finalizes my 5th generation  in terms of  Sosa number.

I have always had a weakness for his first names as well: Ismérie  Aimare.

But the photo is not very old (everything is relative of course,since she died in 1924). I would say that the photo is from after the war 14-18. Obviously,  Ismerie  is in black (widow of her husband, in mourning for her grandson Marcel, the eldest of her grandchildren, who died in the Great War).

We can guess his headdress, at the attachment under the chin.

Ismerie was born on Monday, October 4, 1847, in Vattetot-sous-Beaumont, Seine-Maritime. She is the daughter of Léon Aimable Onésime Caillot and  Ismérie  Théotime  Espérance  Jinguay. I love the names of that time. She is their eldest daughter, and will be followed by eight  siblings.

She was nine years old when her mother died, at the age of thirty-two, on August 21, 1856. His father remarried six months later to Victoire Estelle Saint-Martin, who gave him six children to close the siblings.

Of his eight siblings,only one first brother and two consanguineous brothers will reach adulthood. And only one of the last two cities, Albert Ernest, twenty years younger thanIsméria,will have offspring.

Ismérie married at the age of twenty-four. She married Victor Edmond Robillard on Tuesday, April 23, 1872, in Goderville. He is twenty-five years old, and is a saboteur worker. They settled in Angerville-l'Orcher. Victor will quickly become his own boss, and  Ismérie  will be a nanny.

The young couple was a little early, as Ismérie  gave birth less than four months after the wedding. She gives birth to a little boy, who died before he was even born. A year later, the same curse fell on the young couple.

It was not until the following year, on October 21, 1874, that a viable child, Léonie Esther Jeanne, was born.

On December 30, 1876, Emelie Alice, my great-grandmother, was born.

There will be no other children.

The first  to marry will be the youngest. Emelie Alice married a dashing young man from another department, Mayenne, Octave Siméon Marie Gontier, on January 28, 1897. And on December 24 of the same year, the first grandson, Marcel Eugène Léon, was born.

The young couple moved to Le Havre, followed by Léonie Esther, who married Georges Albert Merdrignac there on 9 Oct. 1900.

The future of girls will not be paved with roses.

Léonie became a widow on April 13, 1905, with two children, Georgette Emilienne, four, and Gaston Alfred, two. She remarried the following year, and married Victor Pierre Ange Mulot.

The latter is sixteen years older than her, and luggage: three children (out of the five he had) born to unknown mothers. It is Leonie who will raise them, with hers plus the two she will have with him. Unfortunately, tuberculosis will haunt his family.

The year the youngest child, Irene, was born in 1909, Emelie Alice separated from her husband, who was too violent. The divorce was not pronounced until nine years later. They had two daughters after Marcel, including Simonne Suzanne, my grandmother.

She will rebuild her life with Eugène Edouard Vasseur, but they will marry only on December 19, 1919, when the divorce will have been pronounced.

Meanwhile, Victor Edmond,Ismérie'shusband, died in Angerville-l'Orcher on June 16, 1913. He did not see his eldest grandson go to war and not return.

Ismérie mourned and remained alone, in Angerville-l'Orcher.

The year 1921 will be a sad year. Victor Mulot died on 29 June, and Léonie was widowed again. He was THE head of the family. With the exception ofIsmérie,everyone lives with Victor Mulot, rue du  Perrey:  his  sister-in-law and husband, his nieces, and of  course,his wife and children.

On December 18, Emelie Alice died at the age of forty-four. All that remains in Isméria ishis daughter Léonie, and his grandchildren. She left Angerville-l'Orcher and moved to Léonie's house.

Tuberculosis has done its work. Georgette, Léonie's eldest daughter, died at the age of twenty-one,at 56 rue du  Perrey.

It was there that Ismeriediedon May 1, 1924, at the age of seventy-six. His son-in-law, Edouard Vasseur, widower in his turn, declared his death.

She had time to marry her granddaughters, Germaine and Simonne, Emelie's daughters.