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En farfouillant dans les archives, je suis tombée sur des listes nominatives communales correspondant à la loi du 20 février 1917 sur les réformés. Il s'agissait de faire passer une visite médicale, par le conseil de révision, à tous les réformés, exemptés divers. La guerre avait fait d'énormes pertes qu'il fallait compenser à tout prix. En étaient dispensés d'office, ceux qui entraient dans certaines catégories.

Les réformés n°2 étaient les engagés spéciaux résiliés pour inaptitude physique, les père d'au moins quatre enfants vivants, les veuf de trois enfants vivants, les fils de famille nombreuses ayant cinq frères au service ou deux frères tués au champ d'honneur, et les prisonniers civils ou militaires évadés ou rapatriés.

Evidemment, j'ai parcouru ces listes. Sur l'arrondissement de Vendôme, j'ai trouvé vingt-huit pères de quatre enfants vivants, dix pères de cinq enfants vivants, huit pères de six enfants vivants, un père de neuf enfants vivants, sept ayant eu deux frères morts au champ d'honneur, un ayant eu deux frères morts au champ d'honneur et un frère disparu, un avec cinq frères au service armé, deux avec cinq frères mobilisés dont un tué à l'ennemi.

Je regarde d'un peu plus près, les deux avec cinq frères mobilisés dont un tué à l'ennemi.

Joseph Crespeau n'a pas profité longtemps de cette "assurance vie". Il est décédé le 13 février 1929. De la classe 1910, il n'avait déjà pas fait son service militaire à cause de sa santé défectueuse. Il n'a pas non plus été mobilisé en 1914 pour les mêmes raisons.

Ferdinand Valentin Simon n'a même pas de feuillet matricule. La table alphabétique de la classe 1912, indique une exemption dès 1914 pour finir par la dispense grâce à ses frères.

La palme revient quand même à Eugène Forget, de la classe 1901, avec ses neuf enfants vivants.