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Nous touchons au bout de la recherche de documents. Je vous laisse deviner ce qui manque ................. l'armée bien sur.

Cette recherche va s'articuler sur deux axes : le service militaire proprement dit (le sien et celui de ses frères et de ses fils), et les guerres, 1870 et 14-18.

Commençons par le service militaire : Lorsque ses deux frères aînés sont en âge de faire leur service militaire, François Etienne n'est pas né. Lorsque c'est le tour de Stanislas François, il a deux ans. Son frère, bon pour le service, part pour sept ans. Il a presque fini son service lorsqu'il décède, à l'hôpital militaire de Lyon, en 1852, des suites d'une pneumonie. François Etienne a huit ans, autant dire qu'il ne l'a pas connu. Lorsque Pierre Jacques va au tirage au sort, son frère est sous les drapeaux, ce qui est une bonne cause d'exemption. Lorsque le conseil de révision arrive, son frère est décédé. Il échappe ainsi au service militaire. François Etienne va également échapper au service militaire, il est fils unique de veuve.

Lorsque la guerre de 1870 éclate, François Etienne a moins de trente ans, mais il est fils unique de femme veuve. Même à cette guerre-là, c'est une cause d'exemption. Il est soutien de famille. Par contre, la guerre, il la verra de très près quand même, sa commune et toute la région se trouvant dans les zones de combat puis d'occupation. Mais ni lui ni sa mère n'apparaissent dans les victimes civiles.

Passons à la génération suivante.

Pour le service militaire, François Etienne Paul est mis dans les services auxiliaires, pour varices. Louis Auguste fait son service au 4e régiment d'infanterie, de 1900 à 1903. Pour Henri Armand, c'est plus compliqué, sa fiche matricule ayant disparu avec tout le registre. Il ne reste que le recensement qui nous indique qu'Henri Armand évite le service car Louis Auguste y est déjà. Désiré Victor, reporté pour maladie, part enfin au 82e régiment d'infanterie en 1907 et revient en 1909. Le dernier, Adrien Pierre, part en 1910, pour le 31e régiment d'infanterie et est libéré en 1912. François Etienne voit donc partir ses gamins, à l'exception d'Henri Armand et de François Etienne Paul, et il les voit revenir.

C'est la déclaration de guerre, et tous ses fils sont en âge de partir, de même que son gendre.

Il ne voit pas partir l'aîné, François Etienne Paul, malade, pour le 39e régiment d'infanterie. Il ne rejoint son régiment qu'en décembre 1914. Il ignore que son fils ne lui survivra que quelques mois et qu'il figurera sur le monument aux morts des Roches l'Evêque. Il laisse deux orphelins.

Il voit partir Louis Auguste, le 3 août 1914, pour le 39e régiment d'infanterie territoriale mais il ne saura pas qu'il sera ensuite affecté au 6e régiment du génie.

François Armand, atteint de graves varices, ne partira pas à la guerre. C'est le seul. Ses problèmes de santé expliquent sûrement pourquoi il est revenu vivre chez ses parents.

Il voit partir Désiré Victor, le 3 août comme Louis Auguste et il apprendra qu'il est porté disparu à Martincourt, en septembre. Il ignorera qu'il a été fait prisonnier, blessé par éclats d'obus qui vont le rendre invalide.

Il voit partir Adrien Pierre, le 3 août, au 31e régiment d'infanterie et il apprendra qu'il a été fait prisonnier, le 24 août, à Noers, blessé. Il va rejoindre temporairement les gueules cassées de la grande guerre. Temporairement car il ne survivra que jusqu'en 1924.

Son gendre aussi part le 3 août, mais dans la territoriale. Il passera ensuite à la onzième section des infirmiers et reviendra de la guerre, indemne.

Bilan, François Etienne voit partir trois de ses fils et son gendre. Avant sa mort, il apprendra la disparition de l'un d'eux et la capture d'un autre.

Dernier épisode demain.