vaccination

Tous les ans, des vaccinations ont lieu dans les départements. Elles sont faites par les officiers de santé, les médecins et les sages-femmes. Ils étaient payés par le département en fonction du nombre de vaccinations effectuées.

En 1842, le record de vaccinations sur l'année est détenue par une sage-femme, madame Halopeau, de Contres, avec 310 actes, soit 9% des vaccinations de l'arrondissement de Blois. Les quarante-sept autres "vaccinateurs" de l'arrondissement sont loin derrière. Elle est talonnée par une autre sage-femme, madame Dupuy, d'Autainville, avec 256 vaccinations et par le docteur Daveu de Saint-Aignan, avec 241 vaccinations. La lanterne rouge est le docteur Pichery, de Cour-Cheverny qui n'a vacciné que 12 personnes.

Est-ce que le trio de tête a été le même en 1843 ?

Première, madame Halopeau, sage-femme à Contres avec 244 vaccinations, suivie du docteur Bretheau, à Saint-Aignan, avec 180 vaccinations et de madame Pougnault-Motu, sage-femme à Saint-Aignan, avec 179 vaccinations. La lanterne rouge est madame Collonnier, sage-femme à Chouzy, avec 7 vaccinations.

Bon, va-t-on retrouver en tête madame Halopeau en 1844 ?

Et non, elle passe en deuxième position avec 243 vaccinations, derrière le docteur Daveu, qui a vacciné 285 personnes sur l'année. Le troisième est le docteur Egret, docteur aux Montils, avec 213 vaccinations. La lanterne rouge est le docteur Blau, de Blois, avec 12 vaccinations.

Mais qui est madame Halopeau ? En cherchant un peu, elle s'appelle en réalité Félicité Bernier, mariée à François Halopeau. Elle est née à Selles-sur-Cher et elle est couturière lorsqu'elle épouse son mari, en 1839. Il est tonnelier, célibataire, venant de Bretagne et travaillant à Blois. Elle est veuve de Louis Augustin Dunant, peintre en bâtiment. Je ne sais pas quand elle est devenue sage-femme, mais elle l'est bien lorsqu'elle décède à Contres, le 12 avril 1856, à quarante-neuf ans.

En tous cas, couture ou vaccination, c'est toujours une histoire d'aiguille.