31 janvier 2017

L'accident d'Auguste

Auguste Hippolyte Boiton était maçon à Selles-Saint-Denis, Loir-et-Cher, et travaillait pour Dahon, entrepreneur en maçonnerie à Salbris, lorsque, le 12 octobre 1910, il est victime d'un accident du travail : fracture de la voûte crânienne et luxation de l'épaule gauche. Son patron est assuré à la compagnie d'assurance "la mutuelle générale française" et celle-ci, suivant l'ordonnance du tribunal du 30 juin 1911, doit verser un indemnité de 766.66 francs à la victime, basée sur son salaire au moment de l'accident de 1150 francs et... [Lire la suite]
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26 janvier 2017

Mais où est Lucie ?

On parle, en ce moment, dans la presse, des comptes bancaires inactifs dont il faut retrouver les bénéficiaires. Ce n'est pas une nouveauté. En 1888, l'hospice de Romorantin s'inquiète de savoir ce qu'est devenue Lucie Palme, née en 1846, enfant assistée placée sous sa tutelle et dont l'hospice détient le livret de caisse d'épargne. Mieux vaut tard que jamais !!! En mars 1869, Lucie a été condamnée aux assises de Blois, à cinq ans de détention pour incendie et infanticide à Soings et placée à vie sous surveillance. Mais où... [Lire la suite]
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24 janvier 2017

Le froid tue, la négligence aussi

Le 20 décembre 1878, Auguste Vée, vingt-deux ans, marchand épicier à Lessert, La-Ville-aux-Clercs, Loir-et-Cher, se rend à Vendôme pour acheter des marchandises. Avant de partir, il demande à son père de le rejoindre à la gare, pour, à son retour, l'aider à porter ses achats. La gare de Pezou est à quatre kilomètres de l'Essert. Les chutes de neige sont abondantes. Jean René Vée, le père, cinquante-sept ans, quitte sa maison vers quatre heures du soir pour se rendre à Pezou. Le train arrive à cinq heures trois-quart et en... [Lire la suite]
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19 janvier 2017

Jules et Emile

Jules et Emile sont deux petits garçons, de neuf et six ans. Ils sont les enfants de Victor Adrien Delaunay, sabotier, et Angéline Perruchon et vivent à la Colombe (Loir-et-Cher). Leurs parents sont séparés et le père est parti vivre sa vie à Verdes, sans se soucier de ses enfants. Dans les campagnes, la rumeur publique est souvent le seul point de départ de travail des gendarmes et la rumeur publique les a averti que ces deux enfants ont quitté le domicile de leur mère depuis trois semaines environ et qu'ils errent dans la... [Lire la suite]
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18 janvier 2017

Pauvre chèvre

Lorsque nous faisons des recherches généalogiques, nous découvrons parfois des choses amusantes sur nos ancêtres, et parfois des choses dérangeantes. Certains actes de justice nous donnent même des renseignements sur la sexualité de nos ancêtres que nous aurions sûrement préféré ne jamais savoir. Mais nous ne choisissons pas les chemins que nos recherches nous font emprunter et nous ne choisissons pas nos ancêtres tout comme ils n'ont pas choisi leurs descendants. Vous connaissez l'adage : nous ne choisissons pas notre famille. ... [Lire la suite]
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12 janvier 2017

La troisième fut la bonne

On ne peut pas dire que nos demandes en reconnaissance de paternité soient des réussites pour l'instant, mais la troisième, elle, fut la bonne. Marguerite Soupiron, domestique à Orléans, a assigné en reconnaissance de paternité, le 2 juin 1913, Aubin Lejard, pour la naissance d'un petit garçon, Roland André, né à Chatres-sur-Cher, le 3 octobre 1912. Là, nous sommes dans les délais. Comme pour la première demande, ce sont les lettres échangées par les amants qui vont déterminer si le tribunal donne droit ou pas à la jeune femme.... [Lire la suite]

11 janvier 2017

La loi, c'est la loi

Après les déboires d'Yvonne Pierrot (voir Querelle d'amants au tribunal) qui n'a pas réussi à faire condamner son amant pour la paternité de son enfant, c'est le tour de Jeanne Moulon d'échouer, mais pas pour les mêmes raisons. Si, dans le premier cas, l'ancien amant a nié, lettre à l'appui, être le père de l'enfant, le second, Achille Figère, ne nie rien du tout et pour échapper, et à la paternité, et à la pension alimentaire, se sert de la loi. En effet, Le 10 novembre 1913, Jeanne Moulon, domestique Enghien les Bains, assigne... [Lire la suite]
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07 janvier 2017

Querelle d'amants au tribunal

Yvonne Pierrot est employée de fabrique à Vierzon-Forges, et vit dans le quartier de la Verrerie. Le 23 septembre 1913, elle met au monde une petite fille, enfant naturelle. Le 24 janvier 1914, elle assigne en paternité, au tribunal civil de Romorantin, Léonce Saulnier, employé à la sous-préfecture de Romorantin, et réclame la somme de cinquante francs par mois, jusqu'à la majorité de l'enfant. Pour cette demande, elle s'appuye sur la loi du 16 novembre 1912, d'après laquelle, la paternité peut être judiciairement déclarée dans le... [Lire la suite]
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07 novembre 2016

Orphelin de guerre abandonné

La première guerre mondiale a fait beaucoup de victimes : sur le champ de bataille, dans les hôpitaux et bien des mois voire des années plus tard, de retour à domicile. Ce sont des victimes directes. Mais il y a également eu beaucoup de victimes indirectes, ce que aujourd'hui l'on qualifie de dommage collatéral. Le petit Louis (prénom inventé car mineur) en est une, bien qu'il n'ait eu que quatre ans au décès de son père. Emile Edouard Montadier est décédé de maladie aggravée par le service, le 29 novembre 1917 à Paris, âgé de... [Lire la suite]
04 novembre 2016

Début de vie compliqué pour Paulette

Le 11 janvier 1917, Louise Marguerite Perdoux, journalière à Tour en Sologne, accouche à la maternité de Blois, à une heure du matin, d'une petite fille, Paulette, née de père inconnu. Problème, il n'y a aucune trace de la naissance de Paulette à la mairie de Blois. La justice va devoir suppléer à cette absence mais avant cela, mène son enquête. Paulette est née à la maternité de Blois où les formalités sont normalement réglées comme du papier à musique. La sage-femme inscrit sur la carte d'entrée de la mère la date et l'heure de... [Lire la suite]