01 avril 2017

Mieux vaut tard que jamais

Le 28 février 1819, à une heure du matin, un bébé est trouvé dans la crèche de l'hospice. Il est enveloppé de guenilles. C'est une fille, visiblement tout juste née. L'officier de l'état civil auquel l'enfant est présenté la nomme Louise Alexandrine Sandillon. Elle est ensuite confiée à l'hospice pour y être élevée. Le 10 mai 1819, à neuf heures du soir, à Mondoubleau, Madeleine Brindeau, vingt-six ans, orpheline de mère, fileuse, épouse René Vincent Chereau, vingt-sept ans, scieur de long. Il y a vingt-huit kilomètres entre les... [Lire la suite]
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31 mars 2017

Quand la glace cède

Nous sommes le 16 février 1845, à la Chaussée-Saint-Victor, et il fait froid, très froid. Il fait tellement froid que la Loire est gelée. Une belle couche de glace couvre le fleuve à tel point que, c'est bien trop tentant, des enfants font du patin à glace dessus. Ils se trouvent sur un plaine de glace et s'amusent à la parcourir en tous les sens. La suite, vous la devinez. La glace a commencé à se rompre et deux enfants passent au travers. Ils ont de l'eau jusqu'au cou, et se retiennent à la glace qui les entoure et qui tient... [Lire la suite]
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13 février 2017

C'est long, sept ans

Eugène Louis Housset a vingt-et-un ans, lorsqu'il s'engage volontairement, pour le service militaire. Que fuyait-il ? Quelles aventures croyait-il vivre ? en s'engageant pour sept longues années. Le fait est que, le 5 mai 1862, il part pour le 30e régiment d'infanterie de ligne. Au bout d'un an, il en a déjà assez. Il manque à l'appel le 18 février 1863.Il était entré à l'hôpital du Gros Caillou le 15 juillet 1862, évacué le 22 vers celui de Vincennes. Le 19 août, il avait eu droit à six mois de congé chez lui, à Morée. Entré à... [Lire la suite]
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04 février 2017

La petite Flavie

Flavie a dix-huit mois. Elle joue dans le jardin, en présence de son père, Julien Fichepain, jardinier. Nous sommes à Vendôme, faubourg Chartrain, le 10 octobre 1875. Dans ce jardin, il y a un chat après lequel elle court. C'est chouette pour jouer, un chat, lorsque l'on a dix-huit mois. Mais dans le jardin, il y a aussi un puits, recouvert d'une mauvaise planche. En courant après le chat, la petite fille passe à travers les planches et chute dans le puits, profond de quatre mètres, avec environ trente centimètre d'eau dans le... [Lire la suite]
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31 janvier 2017

L'accident d'Auguste

Auguste Hippolyte Boiton était maçon à Selles-Saint-Denis, Loir-et-Cher, et travaillait pour Dahon, entrepreneur en maçonnerie à Salbris, lorsque, le 12 octobre 1910, il est victime d'un accident du travail : fracture de la voûte crânienne et luxation de l'épaule gauche. Son patron est assuré à la compagnie d'assurance "la mutuelle générale française" et celle-ci, suivant l'ordonnance du tribunal du 30 juin 1911, doit verser un indemnité de 766.66 francs à la victime, basée sur son salaire au moment de l'accident de 1150 francs et... [Lire la suite]
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26 janvier 2017

Mais où est Lucie ?

On parle, en ce moment, dans la presse, des comptes bancaires inactifs dont il faut retrouver les bénéficiaires. Ce n'est pas une nouveauté. En 1888, l'hospice de Romorantin s'inquiète de savoir ce qu'est devenue Lucie Palme, née en 1846, enfant assistée placée sous sa tutelle et dont l'hospice détient le livret de caisse d'épargne. Mieux vaut tard que jamais !!! En mars 1869, Lucie a été condamnée aux assises de Blois, à cinq ans de détention pour incendie et infanticide à Soings et placée à vie sous surveillance. Mais où... [Lire la suite]
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24 janvier 2017

Le froid tue, la négligence aussi

Le 20 décembre 1878, Auguste Vée, vingt-deux ans, marchand épicier à Lessert, La-Ville-aux-Clercs, Loir-et-Cher, se rend à Vendôme pour acheter des marchandises. Avant de partir, il demande à son père de le rejoindre à la gare, pour, à son retour, l'aider à porter ses achats. La gare de Pezou est à quatre kilomètres de l'Essert. Les chutes de neige sont abondantes. Jean René Vée, le père, cinquante-sept ans, quitte sa maison vers quatre heures du soir pour se rendre à Pezou. Le train arrive à cinq heures trois-quart et en... [Lire la suite]
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19 janvier 2017

Jules et Emile

Jules et Emile sont deux petits garçons, de neuf et six ans. Ils sont les enfants de Victor Adrien Delaunay, sabotier, et Angéline Perruchon et vivent à la Colombe (Loir-et-Cher). Leurs parents sont séparés et le père est parti vivre sa vie à Verdes, sans se soucier de ses enfants. Dans les campagnes, la rumeur publique est souvent le seul point de départ de travail des gendarmes et la rumeur publique les a averti que ces deux enfants ont quitté le domicile de leur mère depuis trois semaines environ et qu'ils errent dans la... [Lire la suite]
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18 janvier 2017

Pauvre chèvre

Lorsque nous faisons des recherches généalogiques, nous découvrons parfois des choses amusantes sur nos ancêtres, et parfois des choses dérangeantes. Certains actes de justice nous donnent même des renseignements sur la sexualité de nos ancêtres que nous aurions sûrement préféré ne jamais savoir. Mais nous ne choisissons pas les chemins que nos recherches nous font emprunter et nous ne choisissons pas nos ancêtres tout comme ils n'ont pas choisi leurs descendants. Vous connaissez l'adage : nous ne choisissons pas notre famille. ... [Lire la suite]
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12 janvier 2017

La troisième fut la bonne

On ne peut pas dire que nos demandes en reconnaissance de paternité soient des réussites pour l'instant, mais la troisième, elle, fut la bonne. Marguerite Soupiron, domestique à Orléans, a assigné en reconnaissance de paternité, le 2 juin 1913, Aubin Lejard, pour la naissance d'un petit garçon, Roland André, né à Chatres-sur-Cher, le 3 octobre 1912. Là, nous sommes dans les délais. Comme pour la première demande, ce sont les lettres échangées par les amants qui vont déterminer si le tribunal donne droit ou pas à la jeune femme.... [Lire la suite]