Lorsque nous faisons nos recherches généalogiques, nous trouvons les dates de décès mais rarement la cause. Lorsque celle-ci sort de l'ordinaire, il arrive qu'elle fasse les titres de la presse, mais encore faut-il le savoir pour le chercher.

C'est le cas d'Eugène Amand Ernault. Ce brave Eugène est natif de Dinan, dans les Côtes-d'Armor (Côtes du Nord en ce temps-là).

Le 22 Nivôse an IV, il naît à Dinan, fils de Joseph Felix Ernault, agriculteur, et de Françoise Reine Leroy. Il est percepteur à Loches, en Indre-et-Loire, lorsqu'il épouse, à Lannion, le 28 janvier 1839, Marie Thérèse Ange Frollo Kerlivio. Papa est devenu propriétaire et beau-papa est commissaire de guerre.

Eugène Amand va faire toute sa carrière à Loches, comme percepteur.

Une fille naît, Berthe Thérèse Joséphine, le 29 juillet 1841. Elle décède à quinze ans, le 22 juillet 1856. Cette mort là est bien trop précoce.

Eugène exerce donc la fonction de percepteur. Il est également chasseur, comme beaucoup d'hommes à cette époque. Alors qu'il se trouve à la chasse, dans les environs de Loches, Eugène Amand se retrouve sur la route d'un serpent. Il écrase la tête du reptile avec la crosse de son fusil, mais trop tard. L'animal a déjà planté ses crocs dans sa jambe et injecté son venin.

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De retour chez lui, Eugène subit les traitements de l'époque, mais, malgré cela, ses jambes enflent d'une façon effrayante et, au bout de quelques temps, donnent l'apparence d'un victime d'elephantiasis. A partir de ce moment, il ne cesse de répéter à tous ceux qui vont chasser, de ne pas y aller sans mettre des guêtres assez épaisses pour les protéger des morsures de serpent.

Parti s'établir à Tours, à Saint-Etienne-extras, Eugène Armand décède quatre ans plus tard des suites de cette attaque de serpent, le 24 décembre 1860, quatre épouvantables années de souffrance. Et une délivrance en cadeau de Noêl !!