chassepot

 

Le 28 septembre 1870, un franc-tireur, portant son chassepot en bandoulière, entre au bureau de tabac de Mme Vogler, 153 rue Colbert à Tours. Il souhaite allumer un cigare. Il est accompagné de Simon Gidossi, un jeune parisien, domicilié au 12 rue de la licorne. Ce dernier vient de s'engager le matin même, dans la compagnie des francs-tireurs.

Alors que le premier allume son cigare, un autre militaire, présent dans la boutique, lui prend son chassepot pour en examiner le mécanisme. On ne le dira jamais assez, on ne prend jamais l'arme d'un autre !!! Et on ne se promène pas avec un fusil chargé, à moins d'être au front !!! Car l'accident est si vite arrivé, et il arrive ce jour-là. Dans le mouvement de prise de l'arme, le coup part et atteint Simon à la poitrine. La balle le traverse de part en part et va se loger dans le mur, à l'intérieur d'un café, situé en face du bureau de tabac, sans faire d'autre victime, heureusement.

Alors que le franc-tireur fumeur et la débitante de tabac, tentent de porter secours au blessé, le militaire criminellement maladroit, s'enfuit sans attendre.

Simon est transporté au Petit-Hôpital Saint-Gatien, de la rue Saint-Pierre, où il décède, le lendemain, à huit heures et demie du matin. La balle avait perforé le poumon droit.

Qui était Simon Gidossi ? Il n'y a aucun renseignement filiatif dans son acte de décès, ni même son âge. En interrogeant Filae, je ne trouve qu'un autre Gidosi, André Gidosi (un seul S, mais cela ne veut rien dire) décédé à Reims, le 26 décembre 1843, à l'âge de trente-trois ans. Est-ce son père, ou au moins la même famille ? Peut-être, car, coïncidence ou pas, ils avaient le même métier : peintre en bâtiment. André est natif de Suisse.

Un autre, Antoine Gidossi, apparaît dans un journal de 1903 (merci Gallica), pour s'être fait voler son vélo. Et devinez quel est son métier ? Peintre en bâtiment.