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Nous sommes le 15 février 2017 et, il y a vingt-quatre ans, le 15 février 1993, je me lançais dans le grand bain de la généalogie professionnelle, sans bouée ni canot de sauvetage. Vingt-quatre ans !!!! à l’époque, quand je rencontrais une collègue qui cumulait vingt ans au compteur du métier, j’étais impressionnée………. Et au bout de vingt-quatre ans, je me dis : « pas de quoi !! ».

Vingt-quatre, c’est à la fois beaucoup et peu. Et surtout, c’est passé très vite. J’ai aussi dû grandir très vite !!! Lorsque l’on débutait dans ce métier, à l’époque, il n’y avait pas le statut d’autoentrepreneur, si pratique aujourd’hui et dès la signature au bas du formulaire de l’URSSAF, les premières charges commençaient à arriver.

Et tout a évolué : ma conception du métier, ma manière de l’exercer, le matériel utilisé, les archives communicables ………….

Il y a eu d’abord, les logiciels de généalogie : un rêve, plus besoin de passer par un tableur pour saisir ses données. J’avais enfin une vue d’ensemble de mon travail.

Il y a eu le minitel avec 3617 code ABMS pour ceux qui s’en souviennent !!

Il y a eu les scanners : plus besoin de créer un cadre vide sous Word, de découper l’acte et le coller dans le cadre vide puis de photocopier le résultat. Avec juste un scanner, importer une image et hop !! Que de temps gagné.

Il y a eu les ordinateurs portables : plus besoin de tout écrire dans des blocs ou des cahiers à spirales pour les ressaisir le soir sur l’ordinateur. Plus besoin d’emmener les dossiers de recherche version papier aux archives pour ne pas se tromper dans son travail. Ou de se rendre compte qu’on a oublié le dossier du client et que l’on ne sait plus ce que l’on doit faire aux archives.

Il y a eu la couleur : les imprimantes couleurs pour que les dossiers ne soient plus monochromes.

Il y a eu internet avec les premiers sites en ligne et la création de mon premier site internet avec front page.

Il y a eu le numérique et les APN : plus besoin de sélectionner avec précaution les actes à photographier, plus besoin de développer les films dans l’attente angoissante du flou. Une économie d’argent substantielle et une débauche soudain de photographies à remplir les disques durs externes.

D’ailleurs, heureusement qu’il y a eu les disques durs externes.

Il y a eu les archives en ligne, les bases de données en ligne, les………………….

Les nouveautés ne seront probablement plus aussi radicales, plutôt des améliorations de ce que l’on a, mais tous ces progrès ont « libéré » le généalogiste professionnel. Plus de temps pour faire plus de recherches, plus approfondies et à moindre coût.

Aujourd’hui, je travaille avec trois grands écrans sur mon bureau, un scanner intelligent et un APN hybride. Je suis passée de l’âge de pierre avec mon stylo et mon papier à l’ère du futur ……………… et cela va probablement continuer.

Vingt-quatre ans de recherches généalogiques, cela donne des téraoctets de données sur mes disques durs : photos, dossiers généalogiques, et des tonnes de documents papiers entassés dans des boîtes archives et des classeurs. Cela donne une quantité remarquable de dossiers clients de toutes les tailles, allant d’un acte à une généalogie complète. Cela prend de la place mais grâce aux nouvelles technologies, j’y travaille (scanner – jeter – scanner – jeter ….).

Vingt-quatre ans, cela fait aussi beaucoup de salons de généalogie : au moins sept congrès nationaux, des salons régionaux, et une multitude de salons locaux dans une bonne partie de la France et aussi en Belgique.

Vingt-quatre années de rencontres : avec d’autres professionnels, des amateurs très éclairés ou du moins passionnés, des clients, des archivistes, des présidents de salle, des magasiniers, des présidents de cercle, ce qui a toujours donné et donne toujours, des échanges riches des expériences et des regards de tous et de chacun.

Lorsque j’ai quitté l’université après sept longues années d’études et mon beau et inutile diplôme de géologue en poche, je n’imaginais sûrement pas ce que serait ma vie professionnelle.

Bien sûr, tout n’a pas été rose. Il y a eu les TOP, et il y a eu les Flop. Les publicités inutiles, les produits créés sans suite, les voyages pour rien, mais le bilan final me convient bien.

Et il y a eu la formation, commencée juste pour combler un vide dans la profession. Une semaine par-ci, par-là qui s’est transformée petit à petit et occupe aujourd’hui 80% de mon temps professionnel. On évolue constamment dans cette profession comme dans une autre. Rien n’est immuable.

Et maintenant ?

Les Universités s’emparent du créneau de la généalogie et viennent grignoter mon territoire de travail. Ou essayent !!

Même pas peur. Je suis déjà passée à autre chose………………….