12 janvier 2017

La troisième fut la bonne

On ne peut pas dire que nos demandes en reconnaissance de paternité soient des réussites pour l'instant, mais la troisième, elle, fut la bonne. Marguerite Soupiron, domestique à Orléans, a assigné en reconnaissance de paternité, le 2 juin 1913, Aubin Lejard, pour la naissance d'un petit garçon, Roland André, né à Chatres-sur-Cher, le 3 octobre 1912. Là, nous sommes dans les délais. Comme pour la première demande, ce sont les lettres échangées par les amants qui vont déterminer si le tribunal donne droit ou pas à la jeune femme.... [Lire la suite]

11 janvier 2017

La loi, c'est la loi

Après les déboires d'Yvonne Pierrot (voir Querelle d'amants au tribunal) qui n'a pas réussi à faire condamner son amant pour la paternité de son enfant, c'est le tour de Jeanne Moulon d'échouer, mais pas pour les mêmes raisons. Si, dans le premier cas, l'ancien amant a nié, lettre à l'appui, être le père de l'enfant, le second, Achille Figère, ne nie rien du tout et pour échapper, et à la paternité, et à la pension alimentaire, se sert de la loi. En effet, Le 10 novembre 1913, Jeanne Moulon, domestique Enghien les Bains, assigne... [Lire la suite]
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10 janvier 2017

Jugement déclaratif de décès - Jules Mathiot

En ces temps de commémoration de la grande guerre, on parle beaucoup de jugement déclaratif de décès pour les soldats disparus au combat et dont les corps n'ont pas toujours été trouvé ou bien l'ont été trop tard pour un acte d'état civil normal. Mais qu'y a-t-il dans ces jugements déclaratifs de décès ? Je vais prendre l'exemple de Jules Edmond Mathiot, né à Paris 6e le 11 novembre 1898 (il aurait au vingt ans le jour de l'armistice, s'il avait vécu !!!) et porté disparu le 6 septembre 1918, dans la Marne. Bien qu'il soit né à... [Lire la suite]
09 janvier 2017

Disparu, mort et vivant

Pour les 500 ans de la ville du Havre, j'ai décidé, à ma manière, de rendre hommage à la ville de mes ancêtres en indexant les "morts pour la France" du livre d'or de la première guerre mondiale. Et je commence par la lettre A (logique) et là, je tombe sur un soldat inscrit sur le livre d'or et dont le nom est rayé avec la mention "militaire vivant". Forcément, la curiosité m'oblige à aller voir pourquoi ce brave soldat a été déclaré "mort pour la France" avant de ressusciter. Qui n'a pas été traîner ses yeux dans les feuillets... [Lire la suite]
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08 janvier 2017

Les étrennes

Le sujet de janvier du Challenge Upro-G n'est pas facile à trouver aux archives : les étrennes, joli mot un peu désuet. Dans ma mémoire, c'est le petit cadeau posé au premier janvier, sur la table du petit-déjeuner, à côté du bol. Il s'agissait souvent d'un livre. Logiquement, je me tourne donc vers Gallica pour trouver mon sujet et j'y retrouve les sens de ce mot, à commencer par le petit cadeau de début d'année fait au concierge, facteur, éboueur et pompier. Maintenant, les éboueurs n'y ont plus droit et le facteur et les pompiers... [Lire la suite]
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07 janvier 2017

Querelle d'amants au tribunal

Yvonne Pierrot est employée de fabrique à Vierzon-Forges, et vit dans le quartier de la Verrerie. Le 23 septembre 1913, elle met au monde une petite fille, enfant naturelle. Le 24 janvier 1914, elle assigne en paternité, au tribunal civil de Romorantin, Léonce Saulnier, employé à la sous-préfecture de Romorantin, et réclame la somme de cinquante francs par mois, jusqu'à la majorité de l'enfant. Pour cette demande, elle s'appuye sur la loi du 16 novembre 1912, d'après laquelle, la paternité peut être judiciairement déclarée dans le... [Lire la suite]
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06 janvier 2017

Ouragan sur Blois

Le 23 décembre 1845, à trois heures et demie du matin, un ouragan s'abat sur la ville de Blois et plus particulièrement sur le grand séminaire. Plusieurs cloisons sont ébranlées et quatre d'entre elles tombent en partie, une poutre s'affaisse en formant une crevasse au troisième étage et dans le mur du côté nord et deux carreaux sont cassés à une fenêtre du côté ouest bien qu'elle soit fermée. Le craquement et le bruit des poutres et des cloisons qui s'effondrent effraye tellement les élèves que l'un d'eux, Papin de la commune de... [Lire la suite]
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05 janvier 2017

Accident de pont

Le 19 décembre 1845, à midi, à Blois, deux bateaux chargés de charbon descendent la Loire. Ils appartiennent à Mr Granghon-Hardy, de Brassac, dans le Puy de Dôme. Alors qu'ils sont à l'arrêt dans la ville, les ancres "coulent" sur le sable et le courant projette les bateaux sur une des piles du pont. Les deux bateaux se brisent sur la pile et toute la marchandise coule sans espoir d'être récupérée. Il y en a pour 5 000 francs de l'époque mais la cargaison est assurée. Par contre, il s'en faut de peu pour que les conducteurs des... [Lire la suite]
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04 janvier 2017

Chroniqueur d'époque

Les registres paroissiaux ne sont sensés contenir que les actes de baptême, mariage et sépulture, les abjurations, les listes de communiants... que des trucs religieux, sauf que certains curés, pour notre plus grand plaisir, y écrivaient aussi des anecdotes sur leur paroisse ou leur époque. C'est le cas de Naveil, quelqu'un, en fin d'année, utilisait ses registres pour y noter des évènements de toute sorte, comme en 1743, lorsqu'il indique que lorsque l'église a été volé, le curé Regnard n'avait pas bien fermé la porte ou, comme il... [Lire la suite]
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03 janvier 2017

Le crime du faubourg Saint Bienheuré

Anne Lecoeur, femme de René Colin, trente-cinq ans, vit à la Haute Chappe, dans le faubourg Saint-Bienheuré de la ville de Vendôme, Loir-et-Cher. Elle garde les vaches lorsqu'elle décède subitement, le 3 février 1742. Au même moment, un jeune garçon de la paroisse, âgé de treize ou quatorze ans, se sent mal, très mal. Il est soigné avec du lait et autre traitement donné en cas d'empoisonnement. Il a une galette sur lui donnée par Anne Lecoeur et dont il a croqué juste un petit bout. Entre son état et la mort subite d'Anne, le doute... [Lire la suite]
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