xTwitter-Alesiacom

Les réseaux sociaux : twitter et compagnie, nous en parlons beaucoup, en bien comme en mal ; nous les critiquons encore plus souvent et pourtant nous les utilisons. Sommes-nous donc cohérents ?

Il en va des réseaux sociaux comme du reste, tout dépend de l'utilisation que nous en faisons.

En tant que professionnel, il est impossible de ne pas voir l'utilité des réseaux sociaux, à l'heure où internet constitue notre principal canal de communication. Mais leur danger est également palpable. Comme le dit l'adage, en toute chose, mesure est bonne.

Nous sommes dans un monde de communication, alors communiquons, mais de la bonne manière.

La première règle est de ne pas mélanger Twitter et Messenger. Evident non ? Pas vraiment.

Sur Twitter, vous vous abonnez à des comptes qui vous semblent intéressants. Mais par là même, vous avez accès à tous les messages de vos abonnements. Vous vous retrouvez donc à voir ce qui vous intéresse (la raison pour laquelle vous vous êtes abonné à cette personne) et parfois, cela dérape. Le twittos (puisque c'est son nom), se met à dialoguer avec un de ses abonnés, de choses privées. C'est comme regarder la télé pour suivre un reportage et vous retrouver face à une émission privée dont vous avez raté le début, qui parle dans une autre langue et dont vous allez rater la fin, car la sanction évidente est... vous vous désabonnez.

C'est d'ailleurs l'un des intérêts de Twitter. Vous pouvez vous désabonner et donc ne plus être pollué par les messages importuns.

Mais restons donc sur Twitter.

J'avoue, au départ, je ne me suis inscrite que poussée par une collègue. Le langage me semblait hermétique, avec ses @, ses # et autres abréviations, sans compter le nombre limité de caractère poussant les twittos à écrire en ... SMS et non en français.

J'ai commencé par regarder comment cela se passait et je me suis lancée. C'est tout. J'ai commencé par cliquer sur un petit cœur, parce que le message m'a plu. Puis, un jour, j'ai retweeté quelqu'un !!! Un grand pas dans le monde du tweet. Et le ciel ne m'est pas tombé sur la tête.

J'ai même commencé à comprendre ce que voulait dire les petits sigles et comment les utiliser. Pour cela, je dois quand même dire merci à @1J1P qui m'a obligé à plonger dans le grand bain.

Evidemment, j'ai commencé par m'abonner aux personnes que je connaissais et que j'appréciais (que j'apprécie toujours d'ailleurs). Je ne vois pas l'intérêt de m'abonner à quelqu'un qui m'insupporte, je ne suis pas maso.

Par leurs messages, j'ai découvert d'autres personnes, qui écrivait des choses que j'aimais et hop... de fil en aiguille, de boule de neige en boule de neige, je me suis abonnée à de parfaits inconnus. Et le ciel est resté au-dessus de moi, sans tomber.

Aujourd'hui, je vois une manière de plus pour utiliser twitter : l'accès aux informations.

Combien de fois ai-je regardé un reportage, un journal télévisé, sans avoir accès à la suite de l'information ? Je ne compte plus. Pourquoi ?

Parce que les médias, écrits ou parlés, ne présentent que des sujets qui vont intéresser la majorité des lecteurs-auditeurs. Certains sujets ne sont jamais abordés, les aspects d'autres sont zappés, et la suite d'autres encore disparaissent dans les limbes.

Si je me contente de ces médias, je n'ai qu'une partie de l'information. Mais j'ai un cerveau (si, si, j'en ai un, j'ai la preuve en photo !!) et pour me faire une opinion sur un sujet, j'ai besoin d'être confrontées à d'autres versions, à d'autres aspects de l'évènement. Et c'est sans compter sur les évènements qui ne font pas les gros titres, ni même les petits et qui pourtant m'intéressent.

Parlons de généalogie. Excepté dans la presse régionale, et encore, vous n'avez pas accès aux informations des archives départementales, des salons, des expositions et autres. Grace à twitter, non seulement vous êtes tenus au courant des nouveautés-changements-pannes, mais en plus, vous pouvez dialoguer directement, pour signaler un problème, poser une question, sans soucis de géographie.

Autant dire que je ne me suis pas privée de m'abonner aux archives, nationales ou départementales ou municipales, française ou non et autres membres acteurs de la généalogie et des archives. Le monde de la généalogie devient soudain plus proche et plus "interactif".

Et il en est de même des autres sujets. Je peux enfin avoir accès aux "news" sur l'archéologie, la géologie, la littérature, etc... dans un seul endroit.

Cette fois, la notion de communication est réelle et sans limite. Les messages tweetés renvoient en très grande majorité à des articles de fond, mon cerveau peut enfin servir correctement.

Après, les limites sont celles que vous vous imposez. Devez-vous intervenir ou vous abstenir, seulement lire ou interagir, agir ou réagir ? Sur quels sujets ai-je envie d'être informée ?

Et vous, quels sont vos rapports avec twitter ? Acteur, lecteur ou rien ?