benevolat

A entendre la presse, le bénévolat est étroitement lié à la généalogie. Et ce n'est pas faux.

Mon expérience du bénévolat en généalogie est très particulière. Elle a commencé par la fréquentation des archives. Impossible d'éviter les bénévoles de la généalogie lorsque j'allais aux archives.

Ce n'est plus vrai aujourd'hui, leur "armée" s'étant réduite comme peau de chagrin avec l'arrivée des archives en ligne et le décès des plus anciens, adhérents des origines et dépouilleurs hors pair. Mais au début, la grande majorité des places de la salle d'archives étaient occupée par des bénévoles, membres des cercles généalogiques, dépouillant les registres paroissiaux ou faisant des recherches pour d'autres bénévoles. Les places restantes étaient occupées par des amateurs de généalogie faisant leur propre généalogie.

J'étais un épiphénomène des archives, une sorte d'exception qui confirme la règle, accompagnée parfois d'un autre épiphénomène, l'étudiant en histoire.

Les rapports entretenus avec eux, les bénévoles, étaient mitigés. Il y a ceux que ma présence ne dérangeait pas et avec qui les rapports étaient très agréables et puis, il y avait les autres, que la présence d'une généalogiste professionnelle insupportait au plus haut point. Pas grave, c'était leur problème, pas le mien. J'ai préféré garder mes distances avec le monde des bénévoles pour éviter les conflits possibles. Mais ce n'était pas la seule raison.

Comment, en tant que professionnelle, pouvais-je donner gratuitement ce que je faisais payer à d'autres ?

A partir de là, le problème était réglé et mes contacts avec les bénévoles se limitaient à la salle de lecture et aux salons auxquels je participais. Par contre, sur les salons, même si j'étais présente en tant que professionnelle, et je ne l'ai jamais caché, je répondais gratuitement à toutes les questions que les amateurs de généalogie pouvaient me poser, sans restriction.

Cette séparation entre mon monde et celui des bénévoles a été facile à mettre en place, puisque je n'avais jamais été bénévole avant. C'est le grand problème de beaucoup de généalogistes professionnels aujourd'hui. Ils ont pratiquement tous commencé comme bénévoles, au sein d'associations ou du fil d'Ariane. Et c'est justement le fait de faire des recherches pour d'autres, sur d'autres familles que les leurs, qui leur a donné l'envie de devenir professionnel. Mais la transition n'est pas simple, elle est même parfois brutale ou douloureuse.

Je ne dis pas que cela ne me démangeait pas parfois, d'aider différemment, de participer d'une manière ou d'une autre. Alors, aux archives, à chaque fois que quelqu'un avait, a, besoin d'un coup de main, pour lire un texte, pour utiliser les archives ou tout simplement pour trouver des pistes, je le fais. C'est mon bénévolat à moi.

Et il y a eu Benevolat AD41.

Au sein des salles d'archives, à croiser les mêmes personnes, des amitiés se nouent. J'ai commencé par dépanner en lecture, puis dépanner les ordinateurs, expliquer Heredis et Nimegue. Et me voilà intégrée, sans le vouloir, à un groupe de bénévoles. Mais je gardais ma "philosophie" et me contentais des dépannages.

Ce petit groupe, hors structure associative, s'est mis à dépouiller les tables décennales du département et à répondre aux questions en ligne, via un fil yahoo. Vous connaissez les fils yahoo ? Une vraie galère. Les anciennes demandes tombent dans les oubliettes, les chamailleries se multiplient et surtout, les dépouillements mis gracieusement à disposition se sont retrouvés en ligne sur d'autres sites, avec évidemment, changement du nom du dépouilleur, le "piqueur" s'attribuant le mérite du travail.

J'ai fini par en avoir assez de tout ce "bazar" et je leur ai crée un forum en ligne avec bases de données (merci Nimegue et Expoacte). Évidemment, j'ai du le gérer. Ce fut cela, ma participation active à une action de bénévoles en généalogie : être uniquement le webmaster.

Cette aventure a duré un certain temps, puis les bénévoles se sont lassés et sont partis vers d'autres aventures. Avec Philippe, le dernier restant, nous avons pris la décision de donner la base de données à une association dont la philosophie nous convenait : le CRGPG. Fin de l'histoire.

Maintenant, mon bénévolat généalogique a changé. J'accorde toute mon aide à mes collègues, anciens élèves ou non. Evidemment, cela se traduit par des heures au téléphone ou par skype, mais c'est cela, le bénévolat, donner sans compter ses heures.

Et j'indexe, quand j'ai le temps, sur MDH........... et j'aimerais bien indexé le JO, mais personne n'a mis de plateforme pour cela en ligne, alors ce sera pour plus tard. Mais cela aussi, c'est du bénévolat.

PS : merci à http://haute-garonne.profession-sport-loisirs.fr/agenda/evenement/journee-mondiale-benevolat-colomiers pour son arbre en image.