Petite pause dominicale dans le challenge pour souhaiter une bonne fête à tous les papas de mon arbre. Ils sont moins nombreux que les mamans (enfants naturels oblige !!) et si l'on n'est pas certain qu'ils aient donné leur ADN à leurs descendants, ils leur ont transmis leur nom, parfois leur métier, parfois leur prénom.

Je souhaite donc une bonne fête des pères à mes 713 Papas identifiés à ce jour.

Aujourd'hui, en plus, c'est jour d'élection. Je me suis demandée combien de mes "papas" avaient pu voter en 1848, lorsque tous les hommes de vingt-et-un révolus ont eu le droit de vote.

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Il faut qu'ils soient né avant 1827 et morts après les 23-24 avril 1848. Un petit repérage sur mon fichier généalogique et j'en trouve seize, seize "papas" qui ont eu l'opportunité de se rendre à la mairie ou à l'école, lieu de vote, pour exprimer leur opinion et influer sur le cours de l'histoire de leur pays.

François Le Tual n'a pas eu cette chance. Il est décédé le 7 mars 1848. Le plus vieux à pouvoir voter est Mathurin Laizné, à soixante-treize ans, suivi de Pierre Le Godec, soixante-onze ans. Les plus jeunes sont Léon Aimable Onésime Caillot et Victor Adolphe Robillard, nés tous deux en 1823. Amusant, mes deux plus vieux sont bretons, mais deux plus jeunes sont normands.

En farfouillant un peu plus, je vois que six d'entre eux ont pu voter en famille : Jean Baptiste Caillot a pu voter avec son fils Léon Aimable Onésime à Vattetot-sous-Beaumont, Mathurin Laizné avec son fils François, à Plougasnou, et Pierre Généreux Pigeon avec son fils Pierre Augustin à Octeville.

Reste plus qu'à consulter les listes électorales pour savoir si, effectivement, ils se sont déplacés ce jour-là pour voter, ou s'ils ont fait, comme tant de français aujourd'hui, l'impasse sur leur droit et leur devoir électoral.

A défaut, ne faisons pas l'impasse sur leur fête :

Bonne fête mes "713" Papas tous au ciel

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