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Les commissions diverses et variées, qui surveillent les élections de nos jours, seraient horrifiées de voir ce rapport sur les élections municipales de septembre 1852.

Pour chaque commune, l'état des esprits est évalué, le nombre de "rouges" affiché et ces derniers nommés, sans compter les commentaires sur les manières de faire campagne.

Dans le Loir-et-Cher, on apprend ainsi que, à la Chapelle Vendomoise, il y a eu de l'agitation dans les esprits, que cinq rouges figurent au nouveau conseil (allez, je vous lache les noms, depuis le temps il y a prescription :Trouillebout, Hiver, Joly, Ménage et Soucieux) et que Trouillebout qui a fait et fait faire des démarches pour être élu (j'avoue ne pas trop savoir ce que cela signifie à l'époque), est chef du conseil.

A Saint Claude de Diray, il y a dix rouges et la même agitation des esprits ( Vaudelle époux Froment, Gendrier époux Porcher, Chantreau, Mariette époux Robert, Brisset époux Sémarie, Porcher époux Fossé, Amiot Jean époux Bondin, Gendrier époux Villien, Herbault époux Morioux et Gendrier Jean époux Amiot).

A Averdon, Denis Saintier a "cabalé" pour la chute de l'ancien conseil.

A Lestiou, il y a eu de l'agitation et on a fait distribuer des bulletins sur lesquels on avait "oublié" d'inscrire les noms désignés par les habitants illettrés. Ils ne risquaient pas de s'en apercevoir !!!

Et des perles comme cela, il y en a d'autres......... une petite pour la route ?

A Saint-Ouen, deux rouges sont parvenus à se faire élire membre du conseil après avoir payé à boire aux électeurs. L'histoire ne dit pas quelle était la boisson..... du rouge peut-être.