Suite des recherches sans l'état civil pour Georges Louis Edmond Adam.

C'est amusant, Adam, le premier homme............. et mon exemple au hasard, drôle de coïncidence. Et en parlant de coïncidence, au moment de m'attaquer au premier document, le registre matricule, je me rends compte que Georges est de la classe 1897 et que son numéro matricule au recrutement est 1897 !!! Est-ce une erreur de transcription sur MDH ? Non, c'est bien 1897.

Et me voilà partie à exploiter au maximum ce document, feuillet matricule 1897, classe 1897, page 1209 en ligne.

Début de la filiation : il est indiqué fils de Michel Adam et Aurélie Ménagé, de Saint-Ouen, Loir-et-Cher. Il est né, comme sur MDH  le 12 décembre 1877 à Saint-Ouen.

Profession au recrutement et visiblement après puisqu'aucune annotation supplémentaire n'a été faite, cultivateur.

Description physique : cheveux et sourcils châtains clairs, yeux roux, front ordinaire, nez moyen, bouche moyenne, menton rond, visage ovale, taille 1.72 m.

Degré d'instruction : 3 - sait lire et écrire

Il tire au sort sur le canton de Vendôme le numéro 24.

Il est dispensé de service complet car il a un frère au service (donc un frère plus âgé à ajouter sur l'arbre). Il est incorporé au 21e régiment d'infanterie pour un an et envoyé en disponibilité le 20 septembre 1899 avec certificat de bonne conduite.

Il passe au 113e régiment d'infanterie dans la réserve de l'armée active où il effectue deux périodes d'exercice (22 août au 18 septembre 1904 et 19 août au 15 septembre 1907).

Il intègre l'armée territoriale (39e RIT) et fait une période d'exercice au 113e régiment d'infanterie du 2 au 10 mai 1913.

Avant d'attaquer la période de guerre, je jette un oeil à ces changements de domicile. Les dates sont moches mais j'apprends au moins qu'il est résidant à Danzé (Loir-et-Cher) à compter du 10 février 1900 ou 1901, puis à Beauchêne (Loir-et-Cher) à compter du 20 novembre 1902 et de nouveau à Danzé le 17 novembre 191?. Je lis 1916  sauf qu'en 1916, il est déjà mort !! Alors un 0 baveux ou un autre chiffre ? Il faudra consulter le recensement de 1911 pour s'en assurer.

Maintenant, c'est la guerre. Il va faire campagne contre l'Allemagne du 3 août 1914 au 27 septembre 1915.

Il est rappelé à l'activité par le décret de mobilisation du 1er août 1914, arrivé au corps le 3. Il passe au 369e régiment d'infanterie le 11 novembre 1914 puis au 82e régiment d'infanterie le 27 mai 1915. Il est tué à l'ennemi le 27 septembre 1915 à la Fille-morte (Meuse).

Tout est conforme à la fiche MDH. Mais j'ai un petit plus sur ce feuillet matricule. Je lis que Georges a précédemment été inhumé au cimetière de la Forestière puis transféré au cimetière militaire de la Chalade le 6 mars 1924, tombe n°541.

Une petite recherche sur le net m'indique que le cimetière militaire de Lachalade s'appelle ....... le forestière !!

Donc, je gratouille un peu le net pour comprendre où Georges est inhumé.

Sur le secteur de la Chalade, il y a le cimetière de la Forestière,

 

La nécropole de La Forestière à Lachalade (55)

Dès le début du conflit, le cimetière de la Forestière est implanté à l'endroit actuel. Ce nom de forestière lui vient d'une maison forestière construite à l'emplacement de l'actuel abri de l'ONF. Cet abri servait, dès 1914, d'hôpital pour les blessés de la Haute Chevauchée et souvent de Vauquois.

http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr

 

Le monument ossuaire de la Haute Chevauchée

 

Le monument-ossuaire de la Haute Chevauchée (55)

Le monument de la Haute Chevauchée est érigé à la mémoire des morts de l'Argonne par l'architecte Bolloré. Il a été édifié à l'initiative de la comtesse de Martimprey, son mari, le capitaine de Martimprey, étant porté disparu le 13 juillet 1915. Il a été financé par une souscription publique, des fonds américains, italiens et français.

http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr

On continue sur le net et grâce au dépouillement fait de la nécropole de la Forestière sur FrancGenWeb, j'y retrouve Georges.

Sa tombe est donc là-bas, garnie d'un hortensia comme les autres tombes, par la volonté de la comtesse de Martimprey dont le mari lui, n'a jamais été retrouvé et repose probablement sous l'ossuaire de la Haute Chevauchée.

 

http://www.acam-memorial.org/gallery3/index.php/55/4670

Lachalade-4670

Auteur Alain Girod - Nécropole nationale La Forestière - En forêt - corps issus des cimetières et sépultures des forêts de La Forestière, de La Chalade, du Ravin des sapins, du ravin des Chênes. Toutes les tombes sont fleuries d'hortensias.

http://www.acam-memorial.org

 

 

hortensia

Document suivant demain.......