Blois - asile

De son nom complet Guislain Joseph Sulpice Danel, Guislain naît le 13 avril 1818 à Bapeaume, Pas-de-Calais, fils de Sulpice Joseph Danel, tisserand, et d'Auguste Caroline Codroy, sa femme.

Il épouse Anne Milard, le 23 octobre 1847 à Paris, avec un mariage religieux à Saint Merry. Il habite alors 28 rue de la Vieille Monnaie.

Ils ont au moins une fille, Désirée Jeanne Danel, née le 29 août 1855. Elle est baptisée le 17 septembre 1855 à St Merry.

Guislain décède le 8 août 1871 à Blois, à l'âge de cinquante-trois ans.

Cela, c'est ce qu'une recherche en ligne peut donner de la vie de Guislain.

Comment est-il passé de Paris à Blois ?

Cela mérite une petite recherche approfondie, en commençant par la fin, son acte de décès. Il est indiqué que Guislain est décédé à la maison des aliénés de Blois et c'est là que se trouve la réponse.

Le 7 juillet 1871, Guislain est admis à l'asile des aliénés de Blois à la demande du directeur de l'assistance publique de Paris. Il était interné à l'asile des aliénés de Vaucluse. Non, ce n'est pas dans le département du Vaucluse, mais dans celui de la Seine.

 

Vaucluse

L' asile d'aliénés de Vaucluse, troisième asile du département de la Seine après Sainte-Anne et Ville-Évrard, ouvre en 1869. En 1937, il est rebaptisé hôpital psychiatrique de Vaucluse, puis hôpital psychiatrique de Perray-Vaucluse. Il est aujourd'hui connu sous le nom de Groupe Public de Santé Perray-Vaucluse, et dispose d'un site Internet.

http://psychiatrie.histoire.free.fr

Guislain a cinquante-trois ans, il est cordonnier et surtout, il est atteint de démence paralytique. Son état est visiblement grave car il décède un mois plus tard, le 8 août, à six heures du matin, de marasme paralytique.

Guislain avait les cheveux châtains, le front bas, les yeux gris, le nez petit, la bouche moyenne, la barbe chataîne, le menton rond, le visage ovale.

Internet c'est bien, c'est un très bon outil de recherche................. mais ce n'est pas l'outil universel.

Rien ne vaut, pour finaliser un dossier, une petite ballade aux archives.