Calendrier de l’Avent - 13 décembre - De Christine à Christine
Les prénoms qui reviennent sur nos arbres sont souvent les mêmes, pour les basiques : Pierre, Jean, Jacques, Marie, Jeanne, Louise, etc.
Et pour les autres ?
Mon prénom, c’est Christine. Suis-je la seule sur mon arbre ? Non, douze générations me séparent de la seule autre Christine de mon arbre : Christine Mevel, une bretonne, décédée à Plougasnou en 1663, mariée avec Pierre Postic et mère de sept enfants au moins.
Mon père, prénommé Jacques, a vingt-cinq sosas du même prénom que lui. Il y a six générations d’écart avec les trois premiers Jacques de son arbre. Le plus ancien, Jacques Lenormand, est à sa treizième génération.
Pour ma mère, c’est simple, elle est la seule Micheline de son arbre.
Et il y a les prénoms qui évoluent avec le temps : Oralie devient Aurélie lorsqu’il est transmis de mère en fille. Emélie devient Emilie chez l’arrière-arrière-petite-fille.
Il y a les familles singulières dans leurs prénoms : François Jacques Bougon et Marie Thérèse Boivin, aux prénoms classiques, ont eu Ephémie, Euphrasie Altémie, Louise Pulchérie et Osithe Hermenie. Cette originalité était réservée à leurs filles. Leurs fils ont été sagement prénommés François et Jacques Augustin.
Et il y a les prénoms religieux. Mes bretons, Jean Louis Le Tual et Marie Sainte Raison, ont eu dix enfants, dont neuf Marie quelques chose, ou quelque chose Marie. Françoise est la seule à y échapper. D’ailleurs, la mère, Marie Sainte, est également trouvée écrite Marie Hyacinthe.
Les prénoms bougent, évoluent parfois, de la naissance à la mort. Mais il faut quand même reconnaître que la palme de l’originalité sur les prénoms, revient au XIXe siècle.
