23 octobre 2017

Ceux qui restent - première partie

P’tit Louis est content. C’est samedi, et pas n’importe quel samedi ; le 19 avril 1913. Il est sept heures du matin. Il fait un temps magnifique…… enfin, il va faire un temps magnifique, parce que pour l’instant, fait frisquet !!! P’tit Louis est sur le parvis de l’église de sa commune. Il attend les autres. Il a mis ses beaux habits, ceux des dimanches et des cérémonies. Son père lui a ciré les chaussures (enfin, il a craché dessus avant de frotter), et sa mère a mis les fers au feu pour que sa chemise soit impeccable. Le... [Lire la suite]
Posté par plumesquale à 19:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

20 février 2017

Les testicules d'Auguste

Vous m'excuserez pour ce titre peu glamour, mais il a le mérite d'être précis sur le sujet. Je préconise d'ailleurs à ces messieurs, âmes tendres, de s'abstenir de cette lecture qui pourrait heurter leur sensibilité, vu le thème abordé. Auguste Souriau, le héros de cette histoire, est né en 1827 à Lunay (Loir-et-Cher). Ces parents se sont ensuite installés à Prunay. ils sont cultivateurs à la Reuzerie et, en 1846, y vivent avec leur fille Madeleine, vingt-six ans, Auguste, le fils, dix-neuf ans, et deux domestiques. Et c'est le... [Lire la suite]
Posté par plumesquale à 05:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
25 septembre 2016

Haleine fétide et testicules manquants

Le service militaire était probablement le pire cauchemar des parents. Il faut les comprendre. Au XIXe siècle, entre 1818 et 1872, leurs fils déclarés bon pour le service partaient pour sept à huit ans. A compter de 1872, le service redescend à cinq ans, puis trois en 1889 jusqu'en 1905 où la durée est ramenée à deux ans (pour fluctuer encore, surtout en période de conflit). Pour revenir au XIXe siècle, le départ pour au moins cinq ans, d'un fils en pleine forme, c'est non seulement la perte d'une paire de bras pour aider aux... [Lire la suite]
Posté par plumesquale à 19:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
18 mai 2016

Les aléas du conseil de révision

Le service militaire n'existe plus, mais ceux qui l'ont connu se rappellent les ficelles plus ou moins efficaces en vogue pour se faire exempter. Cela a toujours existé et le conseil de révision en général démasque rapidement les mystificateurs. Au palmarès des "excuses" bidons, on trouve la faiblesse de constitution. J'ai vu des bouchers, des forgerons, des bûcherons, des terrassiers faisant état d'une faiblesse de constitution !!! quand on connaît l'activité physique de leur métier, on peut avoir des doutes. Le conseil de... [Lire la suite]