16 août 2017

Accident sur la voie publique

Jean Baptiste Pierrat, gendarme à cheval à la résidence de Romorantin, est de planton, le 18 juillet, à huit heures et demi du matin. Il va et vient sur la place d'arme. Jean Lecoeur, journalier demeurant rue des capucins, à Romorantin, travaille pour la journée pour le sieur Guin, meunier aux quatre roues, à Pruniers. Ce dernier lui a confié un cheval attelé à une voiture. Il marche tranquillement, faisant avancer le cheval au pas. Il vient de la grande rue et se dirige vers la route de Blois. Alors que Jean arrive en face de la... [Lire la suite]
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14 août 2017

La mort d'un enfant

La mort d'un enfant est probablement la pire chose qui puisse arriver à des parents. Aujourd'hui, la médecine, les mesures de sécurité diverses et variées, permettent de diminuer au maximum le nombre de décès d'enfant. Mais, malheureusement, le chiffre zéro décès est impossible à atteindre et l'accepter est tout aussi impossible, aujourd'hui. Dans le passé, la mortalité infantile était très élevée et il était rare qu'une fratrie atteigne l'age adulte dans son intégralité. La religion et la fatalité permettaient de l'accepter. C'est... [Lire la suite]
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08 août 2017

Pour huit ans, avec ou sans exposition

  La cour d'assise du Loir-et-Cher de février 1847 eut à juger trois affaires toutes différentes. Mais le verdict fut le même dans les trois cas : huit ans de travaux forcés. Le journalier Alix, de Sasnières, pour un vol de moutons, est condamné à huit ans de travaux forcés et à l'exposition. Il faut dire qu'il est récidiviste et la justice n'aime pas les récidivistes. Ils sont dangereux. Il a déjà été condamné en 1820, par la cours d'assise, à six ans de réclusion. Malgré ses dénégations, les faits sont accablants. La fille... [Lire la suite]
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01 août 2017

Pour un franc argent et une orange

Valentin Chanu a quinze ans. Il ne vit pas chez ses parents, mais chez son patron, à Romorantin. Il y est employé de magasin. Ses parents vivent à Neung-sur-Beuvron, à une vingtaine de kilomètre. Son père est cordonnier. Le 25 décembre 1875, Valentin a fait la route à pied, pour passer la fête de Noël avec ses parents. Mais il a promis à son patron d'être au magasin à sept heures du matin, le 26. Alors, à cinq heures du matin, il se met en route en compagnie de son frère, Edouard, dix-sept ans. Son frère l'accompagne jusqu'à la... [Lire la suite]
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31 juillet 2017

Une mort tardive

Lorsque nous faisons nos recherches généalogiques, nous trouvons les dates de décès mais rarement la cause. Lorsque celle-ci sort de l'ordinaire, il arrive qu'elle fasse les titres de la presse, mais encore faut-il le savoir pour le chercher. C'est le cas d'Eugène Amand Ernault. Ce brave Eugène est natif de Dinan, dans les Côtes-d'Armor (Côtes du Nord en ce temps-là). Le 22 Nivôse an IV, il naît à Dinan, fils de Joseph Felix Ernault, agriculteur, et de Françoise Reine Leroy. Il est percepteur à Loches, en Indre-et-Loire, lorsqu'il... [Lire la suite]
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29 juillet 2017

Le triste destin de Clémence

Un article dans la presse attire mon regard. Clémence Rabier, dix ans, est arrêtée pour vol. Suivant l'article, elle entrait chez Mme Duvivier, marchande de mode à Blois et le 4 avril, un porte-monnaie y disparaît. Quelques jours plus tard, on découvre que c'est Clémence qui l'a volé. Elle l'a laissé tomber dans la rue, avec son contenu, et pendant qu'une personne l'aidait à le ramasser, elle lui a volé sa bourse. Elle est arrêtée et également inculpée pour détournement de petits objets de mode, et de bijoux, au préjudice des époux... [Lire la suite]
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28 juillet 2017

Oh !! Une philomène

Non, je ne rejoins pas le gang des "Philomène". Je n'ai aucune Philomène sur mon arbre. Mais là, puisque je viens d'en trouver une, je ne peux pas ne pas faire un petit clin d'oeil aux membres du gang !! Tout commence à Onzain, le 16 mars 1893, à trois heures du matin. Rosalie Angélique Cothereau, vingt-cinq ans, célibataire, domestique dans la commune, accouche chez son père, Jean Stanislas Cothereau. Je serais bien d'avis qu'il faut lui offrir une paire de lunettes à ce grand-père, car, bien qu'il assiste à l'accouchement, ce... [Lire la suite]
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27 juillet 2017

La maison Pavy, Andriveau, Schoeffer et Pelletier

Marie Elisabeth Thuault est bien embêtée. Elle vient de recevoir une lettre de la maison Pavy, Andriveau, Schoeffer et Pelletier, qui l'informe qu'elle est héritière. Mais de qui ? Pour le savoir et toucher l'héritage, elle doit signer le contrat de révélation que les généalogistes successoraux lui ont adressé. Où est le problème ? Le problème, c'est que nous sommes en 1913 et qu'à l'époque, une femme ne peut ni recueillir une succession, ni signer un contrat de révélation (aliénant une partie de la succession au profit des... [Lire la suite]
26 juillet 2017

Hivert interdit

Certaines femmes n'ont vraiment pas la vie facile. C'est le cas d'Aurélie Pascaline Habert de la Chapelle-Vendômoise. Aurélie Pascaline a épousé Pierre Edouard Valère Hivert le 3 février 1869, et, de ce mariage, sont nés trois garçons : Edouard Valère Armand, le 15 juin 1870, Théophile, surnommé Raymond, le 6 janvier 1874, et Anselme, le 20 juillet 1885. Cela aurait dû être une belle famille, ce ne sera pas le cas. Les trois garçons sont idiots, depuis la naissance. Nous sommes le 22 mars 1923. Aurélie Pascaline a soixante-quinze... [Lire la suite]
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25 juillet 2017

De fil en aiguille

Je ne sais jamais où va me mener une recherche. La lecture d'un jugement sur requête du 22 mai 1919 m'a permis de faire un petit voyage généalogique de fil en aiguille. Ce jour-là, Louis Georges Eugène, propriétaire à Paris, souhaite faire rectifier son état-civil. Rien de bien particulier. Le jour de sa déclaration de naissance, à Blois, le 8 août 1844, l'officier de l'état civil a écrit que le nom de son père était Deparisis de Zevalos et les prénoms de sa mère, Marie Charlotte Heloisien. En réalité, le nom devrait s'écrire de... [Lire la suite]