07 août 2017

Funeste enterrement

Il arrive que les journalistes prennent quelques libertés avec la réalité, pour que l'histoire soit meilleure, pour faire pleurer un peu plus dans les chaumières. Un article du Journal du Loir-et-Cher, du 9 novembre 1870, indique que le sieur Boitard, vigneron, âgé de soixante-quatorze ans, demeurant aux Ardiles, commune de Chitenay, a été trouvé mort près de la Croix-du-Buisson, le 6 novembre 1870. Il est tombé mort d'une rupture d'anévrisme en allant à l'enterrement d'une de ses nièces, à Cour-Cheverny. Relevé par l'adjoint de... [Lire la suite]
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05 août 2017

L'enfant perdu de Valérie

Valérie Baptiste est domestique chez François Michou, à Theillay, Loir-et-Cher. Elle a trente-quatre ans, est célibataire et ... enceinte.  La ferme où elle travaille est peuplée. La ferme de Manu est dirigée par François Michou, cinquante-quatre ans, et sa femme, Hortense Requilard. Leur gendre, François Mollinier, valet de ferme, vingt-huit ans, et leur fille, Virginie, vingt ans, vivent avec eux, ainsi que leurs enfants, Philippe, quatre ans et Virginie, trois mois. Jean Michou, dix-sept, le fils, est là également, avec le... [Lire la suite]
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04 août 2017

Guislain Danel, internet et les archives

De son nom complet Guislain Joseph Sulpice Danel, Guislain naît le 13 avril 1818 à Bapeaume, Pas-de-Calais, fils de Sulpice Joseph Danel, tisserand, et d'Auguste Caroline Codroy, sa femme. Il épouse Anne Milard, le 23 octobre 1847 à Paris, avec un mariage religieux à Saint Merry. Il habite alors 28 rue de la Vieille Monnaie. Ils ont au moins une fille, Désirée Jeanne Danel, née le 29 août 1855. Elle est baptisée le 17 septembre 1855 à St Merry. Guislain décède le 8 août 1871 à Blois, à l'âge de cinquante-trois ans. Cela, c'est... [Lire la suite]
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02 août 2017

Le mariage d'Alfred et Léonie

Il arrive, parfois, lors d'une recherche, que l'on trouve des actes respectueux. Ils signifient qu'un au moins des parents, refuse le mariage. C'est très frustrant car les raisons n'y sont pas indiquées. Pourquoi un père ou une mère ou un couple refusent-ils à son enfant la possibilité d'épouser telle ou telle personne. Les actes respectueux permettent de passer outre ce refus mais nous ne pouvons qu'imaginer les raisons d'une telle opposition. Au moins, nous pouvons être certains que, dans ce cas-là, ce n'est pas un mariage de... [Lire la suite]
07 juillet 2017

24 heures à Paris

Adolphe Gustave Dubrac est grand pour son époque. Il mesure 1.73 m, il a les cheveux châtains, les yeux gris-bleus, le front avancé, le nez moyen, une bouche un peu grande et un menton à fossette dans un visage ovale. Je dis pour son époque, car il est né le 30 juin 1833, à Blois, Loir-et-Cher. C'est le fils de Jean Baptiste Michel Dubrac et Anne Marguerite Bourdonneau, de Blois. Son père est cabaretier. Adolphe a envie d'aventures que Blois ne peut pas lui offrir, alors il s'engage comme remplaçant, le 30 novembre 1854. Il... [Lire la suite]
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23 mai 2017

Casier judiciaire à rallonge

Claude Omer Morel, typographe, est né à Paris, dans le 7e arrondissement, vers 1803. En 1870, il est en résidence à Blois. Et entre les deux ? Entre les deux, Claude Omer va faire le tour de France ; non pas le tour des compagnons du devoir, plutôt le tour des prisons. Cela commence le 25 avril 1846, avec dix jours de prison pour vol à Châlon-sur-Marne, suivis de huit jours de prison à Besançon pour vagabondage trois jours de prison à Lure pour vagabondage quinze jours de prison à Soissons pour vagabondage trois mois de... [Lire la suite]
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09 mai 2017

L'art et la manière de présenter les choses

Le 12 juin 1852, à onze heures du matin, Denis Langeais, gendarme à pied, âgé de cinquante-quatre ans, décède à Romorantin. Il est l'époux d'Anne Cormier et le fils des défunts Denis Langeais et Françoise Pilleboue. Les témoins lors de la déclaration de décès, à l'officier de l'état civil, le même jour, à deux heures du soir, sont Jean Bourbon, cinquante-et-un ans, lieutenant de gendarmerie, et Jean Marie Florin, cinquante-et-un ans, commissaire de police à Romorantin. Ce sont les faits et rien que les faits. A la lecture de... [Lire la suite]
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02 mai 2017

Le sauvetage d'Ecure

Nous sommes le 14 juin 1846. Martin Lebert, garçon domestique chez Morin, aubergiste à Ecure, part de chez lui, au haut de Veuves pour aller à son travail. Alors qu'il arrive à l'extrêmité de la grève d'Ecure, il aperçoit plusieurs jeunes garçons qui se baignent dans la Loire. Il fait beau, un temps de juin. A quelque pas d'eux, il en aperçoit trois. Au premier coup d'oeil, ils semblent tournoyer. Martin comprends très vite qu'ils sont en train de se noyer. Il ne sait pas nager, pourtant, il se jette à l'eau, tout habillé. Ils sont... [Lire la suite]
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26 avril 2017

Généathème - nos ancêtres paysans - trois doigts de pied pour une batteuse

Nos ancêtres paysans étaient sujets aux accidents liés à leur métier. Coup de chaleur en pleine moisson, effondrement de fossés, charrette qui se renverse... et à mesure que le monde moderne a envahi leur espace, les causes d'accident ont été augmentées. Le 28 décembre 1877, Eugène Oxant, trente-huit ans, cultivateur à Villecelier, commune de Semerville dans le Loir-et-Cher, en a fait l'expérience à ses dépends. Ce mercredi-là, à onze heures du matin, il utilisait une machine à battre le grain lorsqu'il a lâché la manivelle.... [Lire la suite]
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24 avril 2017

Le crime des Granges - suite

Dès le lendemain du crime, un corps-de-garde est établi dans le quartier des Granges avec dix hommes faisant des patrouilles toutes les nuits. Les mêmes mesures sont prises dans la ville même. Les patrouilles de nuit et les agents de police et gendarmes font de fréquentes tournées. Il n'est pas question qu'un tel drame se reproduise. Le sieur Grouteau se remet peu à peu de ses blessures, mais en garde une amnésie des évènements. Il s'inquiète que les voleurs aient trouvé son argent caché dans la cave. Mais non, ils ne l'ont pas... [Lire la suite]
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