14 juin 2016

L comme Loigny

Le 14 août 1870, pour éviter de partir à la guerre, François Pernot de Gray, mécanicien, se fait remplacer, dans la garde mobile de Haute Saône, par Nicolas Philibert Bucy, journalier dans la même commune. Un acte authentique cèle le contrat. Il y est indiqué qu’en cas de décès de Nicolas Philibert Bucy sous les drapeaux, sur présentation de son acte de décès, ses héritiers toucheront 3 000 francs. Nicolas Philibert est né le 5 mars 1834 à Arc (Haute Saône) fils de Jean Baptiste Bucy et de Hyacinthe Lamarche. Il est marié avec... [Lire la suite]

13 juin 2016

K comme Klein

Charles, Jean Baptiste, Jean, Laurent et les autres ont deux points en commun. Ils ont le même nom de famille Klein et ils ont fait la guerre de 1870. Charles, 23 ans, natif de Berviller en Moselle est caporal au 14e de ligne. Jean Baptiste Henri Ferdinand, 28 ans, natif de Bruxelles en Belgique, est sergent au régiment étranger. Jean, 32 ans, natif de Forbach en Moselle, fait partie des éclaireurs de la Seine. Laurent 26 ans, natif de Neubois en Alsace, est soldat au 32e de ligne Philippe, 33 ans, natif du Havre en Seine... [Lire la suite]
11 juin 2016

J comme Josnes – le 8 décembre 1870

La bataille de Josnes fait partie de la grande bataille de Beaugency. L’armée bat en retraite mais le général Chanzy, ayant appris qu’Orléans est tombée aux mains des prussiens, décide de retourner sur Beaugency et atteint Josnes, le 5 décembre au soir avec les 16e et 17e corps. Un camp y est établi. Le 7 décembre, l’armée du général Chanzy s’étend de la forêt de Marchenoir vers Beaugency. Elle est attaquée le 8 décembre, dès huit heures du matin, sur toute la ligne depuis Saint Laurent des Bois jusqu’à Meung et les combats... [Lire la suite]
10 juin 2016

I comme Incendie – l’incendie de Lailly

En temps de guerre, les représailles de l’envahisseur sont toujours exercées contre les civils. Lailly en Val, dans le Loiret, en mesure toute l’horreur le 22 octobre 1870. Alors qu’il fuit le combat, un cavalier bavarois tombe près de la Croix-Blanche. Le maréchal-ferrant qui se précipite pour le désarmer est frappé d’un coup de sabre. Les habitants accourent et le frappent à leur tour à coups d’échalas et le blessent à la tête. Il est remis aux chasseurs du 3e bataillon qui le ramènent à Blois comme prisonnier. Nous sommes le... [Lire la suite]
09 juin 2016

H comme Homme, l'homme à la tête de cire

Ames sensibles s’abstenir de lire………… Joseph Moreau naît le 4 avril 1848 au Favril, dans le Nord, fils d’Edouard Fidèle Moreau, journalier et Victoire Josèphe Gantoir. Sa mère décède le 8 mars 1865. Son père meurt juste avant la guerre, le 19 juin 1870, au Favril. Lorsque la guerre éclate, il est incorporé comme soldat à la 1ere batterie de l’artillerie de la garde mobile du Nord. Il mesure 1.75 m, a les cheveux et sourcils châtains, les yeux bruns, le visage ovale, le nez moyen la bouche grande et le menton rond. Le 31... [Lire la suite]
08 juin 2016

G comme Gravelotte

Le 16 août 1870 s’engage la bataille de Gravelotte. Les hostilités commencent à dix heures du matin et se poursuivent jusqu’à huit heures du soir. Nous sommes sur un plateau dont l’accès se fait par d’étroites vallées et sur des chemins larges de quatre pas et bordés de murs de vignes. Il fait une chaleur de mois d’août. L’ennemi attaque la cavalerie du 2e corps. A l’ambulance, le médecin chef Beurdy est occupé à soigner un blessé lorsque les uhlans chargent, sans respecter ni le drapeau international marquant l’emplacement d’une... [Lire la suite]

07 juin 2016

F comme Franc-tireur – les Francs-tireurs de la Sarthe

Après la défaite de Sedan, le comte Thédorit de Foudras forme quatre compagnies de francs-tireurs de la Sarthe de 72 hommes chacune. Il choisit comme cadres, d’anciens militaires. Ces hommes qui ne sont mobilisables ni dans l’armée régulière, ni dans la garde mobile sont de tous âges et de toutes conditions. Leur « uniforme » est succinct. Pour les officiers, petite tunique, pantalon et képi en drap bleu foncé avec parements, bandes et turban de la coiffure verts. Pour la troupe, vareuse avec un sac-musette de toile grise... [Lire la suite]
06 juin 2016

E comme Eclat d'obus

La guerre n’en finit pas de montrer « l’ingéniosité » de l’homme sur la manière de tuer, blesser, estropier. Les blessures par éclat d’obus constituent une part énorme des plaies et contusions soignées dans les ambulances et les hôpitaux. Leurs caractéristiques ? Les éclats d’obus fracturent les os, écrasent les corps et arrachent les chairs, puis la gangrène s’installe rapidement augmentant largement le taux de mortalité. Pourtant, un éclat, cela semble plutôt « léger ». Nous parlons toujours d’un éclat... [Lire la suite]
04 juin 2016

D comme Drapeau – le drapeau des mobiles de Vendôme

Les dames de Vendôme remettent aux mobiles Heron et Richard, un drapeau en soie richement brodé. Il n'est pas vraiment réglementaire, ressemblant plus à un jouet d'enfant qu'à une enseigne de guerre mais il va recevoir le baptême du sang et du feu. Richard en a la garde, et il le porte déployé à Coulmiers lorsqu'une balle le traverse, enlevant sans le blesser la patte rouge de son épaule. Lorsqu'il est déplacé à la 6e compagnie, il le confie à Armand Heron. Armand Edouard Gabriel Heron devient le porte-drapeau de la 8e compagnie, 2e... [Lire la suite]
03 juin 2016

C comme Coulmiers

Si la guerre de 1870 fut une succession d’échecs pour l’armée française, la bataille de Coulmiers (Loiret) sort du lot pour être l’une de nos rares mais plus importantes victoires de ce conflit. Le 9 novembre 1870, après sept heures de combat, l’ennemi bat en retraite sur Janville, Toury et Etampes. Les pertes françaises se montent à 923 tués et blessés alors que les pertes prussiennes sont de 1223 tués (69), blessés (533) et disparus (621). Les mobiles de la Sarthe ont à eux seuls 218 morts et blessés. Pendant la nuit, les... [Lire la suite]
Posté par plumesquale à 07:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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