10 février 2008

Certificats de décès

Normalement, dans l'Etat civil français, on ne trouve jamais de mention de religion, de justice ou de cause du décès. La neutralité de l'Etat civil doit être parfaite.

Mais il arrive que cette neutralité soit mise à mal, à notre grand plaisir, par des maires peu au fait de la législation ou bien un brin négligeant.

En farfouillant dans les registres de décès, il arrive parfois que l'on tombe sur les certificats de décès qui ont servi à rédiger l'acte et qui auraient du être détruits depuis longtemps.

Ces certificats étaient établis par le médecin constatant le décès et devaient donc donner la cause dudit décès.

C'est ainsi que l'on découvre que la petite Elise Adrienne Lance, couturière âgée de 18 ans, fille de Mathurin et de feue Louise Françoise Hallé, est décédée d'une méningite le 18 juin 1870. Le certificat atteste même que le docteur Gimel l'a soignée et que les médicaments ont été délivrés par Mr Martin, pharmacien.

Une mine de renseignements !!!!

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09 février 2008

Mes archives privées

Puisque j'ai parlé de vos archives privées, maintenant, je vais parler des miennes.

Je n'en ai pas. Ou plutôt, je croyais ne pas en avoir. Et ce n'est pas la même chose.

Mes parents ont quitté leur région d'origine peu de temps après leur mariage, à une époque où l'on ne s'encombrait pas d'autre chose que de l'essentiel, surtout avec un bébé de quelques mois.

Les "archives familiales" sont donc restées sur place et ont disparu. Indifférence familiale principalement. Déménagements funestes aussi (c'est fou ce que l'on jette lors d'un déménagement et que l'on regrette quelques années plus tard !!!).

Il ne restait donc que quelques photos, dont les plus anciennes remontaient aux années 20 (1920 bien sur !!!) et n'étaient pas nombreuses.

1942___raoul_lecomte_200Et puis, en farfouillant, j'ai retrouvé, dans des dossiers épars, des boites à chaussures et des cartons non étiquetés, quelques petits trésors familiaux.

Le permis de conduire international d'une grand-tante paternelle de 1934, des menus imprimés par mon grand-père maternel sur l'Ile de France où il était typographe, les carnets de notes de mon père, son livret militaire et bien sur tous les documents jalonnant la vie de mes parents, frères et sœur, dont les lettres, les cartes postales, les carnets de note et même les cartes d'adhésion aux clubs sportifs (et je ne parle pas des dents de lait et de la première boucle de cheveux coupée sur chaque bébé)......... petit à petit, le trésor familial change d'allure.

Et la mémoire familiale fait le reste. J'ai une mère extraordinaire, qui non seulement connait toutes les histoires, petites et grandes, qui ont défrayée la chronique de sa famille, mais aussi celle de mon père. Et comme je suis un brin Saint Thomas (sans preuve écrite, le doute est permis), j'ai pu m'appuyer sur cette mémoire vivante pour reconstituer petit à petit ce qui manquait :

La carrière du grand-père marin ? un courrier adressé aux archives de sa compagnie m'a permis d'obtenir la liste de ses embarquements.

Un grand-oncle mort à la guerre de 14-18 ? et hop, un registre matricule à consulter

Une carrière de sportif ? Et c'est la presse qui va appuyer toutes ces petites histoires racontées tranquillement au coin d'une tasse de thé.

Et ainsi, partie de rien ou quasiment, j'ai pu reconstituer un trésor perdu.

Ce que j'ai pu faire, vous aussi, vous le pouvez. Et si vous n'y arrivez pas seul, vous pouvez vous faire aider.................. par un généalogiste professionnel bien sur.

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08 février 2008

Les archives privées

Comme leur nom l'indique, ce sont des archives qui appartiennent à des personnes privées, comme vous et moi.

On y trouve beaucoup de choses : des papiers de famille, des collections de faire-part que la grand-mère avait soigneusement gardé sur toute la famille, les coupures de presse du tonton sportif, les jolies images des communiants avec la petite phrase gentille et la date de la communion avec le nom du communiant, des photos, des lettres personnelles, des cartes postales de vacances, les livrets militaires des hommes de la famille, les bulletins de paye, les factures, les cartes routières (les biens vieilles datant d'une époque où les autoroutes n'existaient pas encore côtoyant les gros atlas modernes).... toutes choses que l'on garde toute sa vie, sans être pour autant atteint de la collectionnite aigue.

Et d'une génération à l'autre, quand on a de la chance, ces papiers passent de main en main sans disparaitre.

Ces papiers sont votre héritage. Il n'est pas quantifiable, n'a pas de valeur marchande (sauf peut-être les cartes postales anciennes). Il a une valeur sentimentale inestimable.

Ouvrir et lire les lettres que l'oncle envoyait à la famille durant son service militaire, au loin, Algérie, Indochine, c'est faire revivre ce tonton trop tôt disparu sans laisser d'enfant.

Même les cartes postales de vacances que l'on envoyait tous les ans et que l'on retrouve dans les affaires de grand-mère après son décès et qui nous font renifler très fort (non non, on ne pleure pas................... mais où sont donc passés les kleenex ???)

Petit à petit, chaque membre de la famille a apporté sa pierre à l'édifice de nos archives privées. Et il est de la responsabilité de chacun de les transmettre à son tour, classées si possible et augmentées de nos propres apports.

Et là, je parle d'une famille "ordinaire", sans fait d'éclat, littérature ou patrimoine honorifique.

Alors imaginez si en plus, vous avez dans ces papiers tous les actes notariés de votre famille depuis ......... pfutttt le XVIe siècle voir avant, si vous avez la correspondance de l'ancêtre grognard de Napoléon, le livre de bord de l'arrière-arrière-arrière.... grand-père capitaine de vaisseau de sa majesté............. et les médailles militaires des hommes de la famille, les portraits de famille, .........................

Un trésor dont les archives aimeraient bien prendre soin à votre place.

Alors, simples traces d'une vie de famille modeste ou documents extraordinaires d'une famille illustre, ces archives privés sont VOTRE histoire.

S'il vous plait, prenez-en soin. Ne laissez aucun membre de la famille se les accaparer et les faire disparaitre dans un grenier au bout du monde. Ne laissez personne et surtout pas vous les détruire.

Et si, après vous, il n'y a personne pour reprendre le flambeau : faite un don aux archives de votre département. Ils sauront en prendre soin avec autant de précaution que s'il s'agissait d'archives prestigieuses. Car à leur yeux, toutes les traces de la vie et de l'histoire sont prestigieuses.

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07 février 2008

Ile Saint Louis du Sénégal

François Louis Amédée Mouchard de Chaban, est décédé le 7 février 1873 à l'Ile Saint Louis du Sénégal. Il était lieutenant à l'escadron de spahis Sénégal, âgé de 28 ans.

Il est déclaré mort chez lui, on en ignore la cause. Mort loin de sa terre natale et de ses parents Charles Louis Marie Mouchard de Chaban et Louise Palmyre Seguin de la Salle, vivant à Vendôme, dans le Loir et Cher.

Mais qu'est-ce que l'Ile Saint Louis du Sénégal ?

saint_louis_senegalEt que faisait là-bas un escadron de spahis ?

Le terme de spahis dérive d’un mot turc qui signifie cavalier. C’est à l’origine le nom donné aux cavaliers de l’Empire Ottoman qui, du XIIIè au XVIIIè siècle, domine l’ensemble du Moyen-Orient, une partie de l’Europe centrale et de l’Afrique du Nord.

La conquête d’Alger par les Turcs s’accompagne de la création d’une cavalerie aux ordres du Dey qui assure la défense de la Régence. Peu après le débarquement des Francais à Alger le 14 juin 1830, le futur Général Yussuf, qui arrive de Tunis, propose de lever des cavaliers pour combattre à leurs côtés. Le 10 septembre 1834 est créé le corps des Spahis Réguliers, qui est à l’origine de toutes les unités de spahis de l’Armée française.

Les premiers spahis envoyés hors d’Algérie arrivent à Saint-Louis en février 1843. Dès le 1 août, ils chargent 2 000 cavaliers à Cascas. Dès lors, les spahis sénégalais sont de tous les combats de la conquête coloniale, depuis les sables du Sénégal, de la Mauritanie et du Soudan (Mali), jusqu’aux expéditions du Dahomey (Bénin) ; enfin se multipliant, pour former les escadrons du Tchad et du Maroc. Durant près de quatre-vingts ans, ils se couvriront de gloire à la pointe de leurs sabres.

Ces données sont tirées sur ce site

Et pour découvrir l'Ile Saint Louis du Sénégal  c'est ici 

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06 février 2008

De l'âge de pierre à l'âge du net - suite

Dès que le progrès informatique m'a ouvert de nouvelles perspectives de travail (et d'amélioration de mes méthodes de travail surtout), je me suis tournée vers le net.

Un truc bizarre le net, enfin au début. Bon, une adresse mail et un modem, là, c'était simple. Mais très vite s'est révélé l'importance d'avoir un site internet.

Pourquoi ? Et bien pour pouvoir toucher une nouvelle clientèle : celle qui passe son temps sur son ordinateur et sur le net, celle qui ne lit pas les revues de généalogie, celle qui habite loin de chez moi et n'a pas accès à l'annuaire téléphonique de mon département (c'était le début, avant les pages jaunes du net), celle qui habite très très loin, dans un autre pays et qui évidemment ne va pas en kiosque acheter les revues dans lesquelles je fais de la pub.

Donc, il me faut un site internet !!!! euh, comment on fait ?

Pas question de passer par une entreprise extérieure : des devis pharaoniques et surtout des personnes qui ne connaissent rien à mon boulot, à qui il faudrait tout expliquer, et puis surtout, je travaille toujours toute seule, alors devoir dépendre de quelqu'un !!!!! burkkkkkkkkkk j'ai essayé, je me suis faites avoir (bonne poire je suis) et je me suis retrouvée avec un site sans les codes pour le rectifier  !!!!

J'ai donc commencé une démarche quasi initiatique vers le net et son vocabulaire, son langage (html pour commencer) et ses arborescences.

Après quelques hésitations, j'ai créée mon premier site avec frontpage. C'était plutôt amusant. Mettre des photos, choisir les fonds de page, les typo.......... et les bugs, les ancres mal mises, les liens qui sautent au chargement !!!!! j'ai encore des cheveux mais ce n'est pas grace au net.

Mais non, je ne suis pas informaticienne, j'aime bien bidouiller les trucs et ça s'arrête là. Frontpage ne me suffisait pas, il me fallait quelque chose de plus pro et de plus facile et j'ai trouvé.

J'ai trouvé Shopfactory. Et surtout un revendeur extra comme je n'en ai jamais rencontré d'autre encore. Du genre à passer des heures (gratuitement) pour vous expliquer ce que c'est qu'un login, où on mets le mot de passe, comment on se sert d'un logiciel ftp...................... j'en passe et des meilleurs.

Mais j'avais trouvé LE logiciel, qui m'a permis de créer tous mes sites internets (pour l'instant 2 bientôt 4) sans prise de tête.

Il installe les métatags, les mots clés, les liens et les robots passent et repassent dessus sans le moindre soucis.

Je modifie en quelques clics, je change les tarifs, modifie une règlementation, rajoute un produit, change une photo, mets un lien, toute seule comme une grande et sans plus dépendre de qui que ce soit.

Maintenant, le plus difficile, quand j'ouvre un nouveau site, c'est de choisir le bon nom de domaine.

Fin de l'histoire ? Et bien non, car depuis, j'ai découvert Mysql, le langage php !!!! et les forums...................

En fait, le net, c'est comme la généalogie, une fois qu'on a mis le doigt c'est tout le reste de l'individu qui se fait attraper.


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05 février 2008

De l'âge de pierre à l'âge du net

Lorsque j'ai commencé à travailler comme généalogiste, les documents que l'on consultait étaient soit des originaux, soit des microfilms.

Pour les originaux, je m'installais à une table et je commençais mes recherches. Papier et crayon, donc je relevais tous les évènements qui me semblaient correspondre à ma recherche. Et je remplissais des blocs et des blocs de notes, de dates et d'évènements, de références de document et d'impasses.

Sur tout ce que je notais, on peut dire que près de 20% était constitué de fausses pistes éliminées au fur et à mesure. Tout le reste suivait le fil de la recherche à mesure que je tournais les pages. Une recherche quasi systématique qui me permettait de construire la généalogie d'une personne, d'étoffer son arbre et de reconstituer sa famille, son histoire. Lorsque je trouvais un acte majeur, je prenais mon appareil photo (avec pellicule 400) et sans flash, je faisais une photo macro de l'acte que je doublais systématiquement par mesure de précaution.

Pour les microfilms, c'était plus hard. Pas de place pour s'installer, alors un bloc à fond rigide en équilibre instable sur les genoux et même topo que pour les originaux, je notais et notais et notais. Dès que je trouvais un acte majeur, contrairement à tous ceux qui m'entouraient aux lecteurs voisins, je ne zoomais pas sur l'acte mais j'imprimais la page entière du registre.

De retour à l'hôtel, je révisais mes notes pour vérifier les pistes mises à jour et préparer la journée suivante.

De retour chez moi, je m'attelais à mon ordinateur (âge de pierre mais moderne quand même), un Mac, et je reprenais mes notes pour les rentrer dans mon logiciel de généalogie, Heredis pour ne pas le nommer, le seul à tourner sur mac à l'époque.

Evidemment, seules les bonnes pistes, les pistes vérifiées avec acte comme preuve à l'appui étaient analysées et synthétisées. Et je courrais chez le photographe pour aller déposer mes pellicules (que je finissais invariablement sur les fleurs du jardin) et je les récupérais ensuite avec plus ou moins de bonheur (le flou qui tue l'acte, ce n'est pas une légende généalogique, mais une réalité cauchemardesque).

Dès que j'avais les actes, je les transcrivais et commençait alors un subtil travail de découpage-collage-photocopiage pour intégrer les actes dans les textes, avec leurs transcriptions, pour que le résultat soit digne d'un boulot de pro.

Tout ça pour vous dire que je ré écrivais le soir ce que j'avais déjà écrit dans la journée et que les blocs s'accumulaient (je ne jette rien) dans mes tiroirs. Les blocs et les négatifs photos et les photos doublons et bien sur les fichiers gedcom de chaque dossier plus une copie du dossier donné au client (on ne sait jamais, si la poste égarait le premier !!!).

Puis les choses ont commencé à changer.

Première révolution (en tout cas pour moi) le scanner : je n'étais plus obligée de découper mes actes et mes photos, il me suffisait de les scanner pour pouvoir les intégrer dans les textes et je pouvais même effectuer un travail de retouche comme éclaircir les photos (qui n'a pas pris de photo à Chartres en plein hiver ne peut pas comprendre l'importance de cette retouche).

Deuxième révolution : l'APN (Appareil Photo Numérique). Plus de pellicule à finir sur les fleurs et à faire développer (sacré économie) et je pouvais voir tout de suite si elle était floue ou pas (vive le zoom) et virer les floues pour garder les bonnes. Plus de limitation aux actes majeurs, mais liberté enfin de pouvoir garder une trace des actes mineurs.

Troisième révolution : l'ordinateur portable (assez cher à l'époque mais il valait bien le sacrifice). Plus de bloc note mais une saisie direct de toutes les pistes et un visuel immédiat sur la construction de l'arbre généalogique. Sans compter la possibilité de décharger l'APN et de pouvoir faire autant de photo que je voulais sans plus aucune limitation.

La technologie m'ouvrait ses bras pour me permettre de faire mon travail d'une manière encore plus efficace. L'esprit pouvait vaincre les contingences matérielles pour pousser la recherche encore plus loin.

Il ne me restait plus qu'à plonger tête baissée dans la dernière révolution (dernière pour l'instant) : Internet, mais ça, c'est une autre histoire.


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04 février 2008

Sacré Paul Pietri

En farfouillant dans les archives judiciaires, dossiers de procédure, j'ai trouvé un document qui n'avait rien à faire dans la liasse !!! si quelqu'un le cherche, il n'est pas près de le trouver !!!! Il s'agissait des récidives de 1870.

S'y trouve la liste des "criminels" récidivistes avec leur pédigrée. Et en feuilletant ce registre, j'ai fait la connaissance de Paul François Pietri, natif de Sartene en Corse.

Arrêté en 1870 à Blois pour infraction au ban, il a été condamné à 6 mois de prison. Et ce n'était pas la première fois.

Première infraction : 26 décembre 1834 à Sartène pour rébellion, condamné à 10 jours de prison. Il a alors 24 ans. Il enchaine avec 5 mois de prison et 16 francs d'amende pour port d'arme prohibée toujours à Sartene puis à 3 mois à Bastia pour le même délit. En 1846, il est condamné à 12 ans de travaux forcés pour meurtre,à Bastia.

A partir de cette date, hormis quelques outrages à agent, il va faire de la prison uniquement pour rupture de ban.

Le ban, c'est le bannissement, l'interdiction de résidence dans une ville, une région, assorti parfois à une résidence imposée.

La rupture de ban, et bien, c'est quitter la résidence imposée sans autorisation pour aller vagabonder et errer dans d'autres régions, voir même revenir dans sa région d'origine. Pietri

De 1834 à 1870, il va faire 51 mois de prison un peu partout en France, car il va voyager, exerçant le métier de journalier. Ce dossier permet de suivre ses pérégrinations en France (et même en Algérie puisqu'il va être condamné à 15 jours de prison à Setif en 1865)

Qu'est-il devenu ensuite ? Qui sait ?




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01 février 2008

Un temps que les moins de vingt ans.....

Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre.............. non non, ce n'est pas la chanson, ce sont les archives départementales.

Lorsque j'ai débuté le farfouillage dans les archives, il n'y avait pas de limitation de documents et pas d'horaire de levée.

Il n'y avait qu'un seul lecteur de microfilm alors on pouvait consulter les registres paroissiaux directement avec les originaux.

Vous vouliez un document, hop, on allait vous le chercher. Vous pouviez même garder d'un jour sur l'autre les documents à consulter.

Les archives étaient bien microfilmées, mais ces microfilms servaient surtout à voyager dans les autres dépôts d'archives.

D'ailleurs, le lecteur de microfilm, une horrible machine imprimant sur papier thermique, était dans une sorte de placard amélioré. Et il fallait éteindre la lumière pour bien voir l'écran !!! d'où parfois, la tentation de piquer un petit somme, surtout à l'heure de la digestion...................... en toute discrétion.

Lorsque l'on avait besoin de photocopies, on les faisait nous-mêmes.

Le bon vieux temps me direz-vous ?

Pas si sur............................

La salle de lecture n'était pas bien grande et il arrivait souvent que le président de salle aille afficher à la porte d'entrée : complet. Tant pis pour ceux qui arrivaient et trouvaient porte close.

C'était aussi l'époque où, lorsqu'ils dépouillaient les registres paroissiaux, certains membres d'association écrivaient directement sur les registres avec un crayon (au mieux de papier, au pire à bille) pour souligner les noms de famille.

C'était l'époque où, pour récupérer l'acte de baptême d'un ancêtre, certains vandales armés de cutteur découpaient les registres sans penser que non seulement ils n'étaient pas les seuls descendants du personnage, mais qu'ils privaient aussi les descendants des personnages dont les actes étaient au dos de celui qu'ils convoitaient.

C'était l'époque où l'on mangeait dans la salle de lecture, tout en consultant les documents et tournant les pages avec des doigts plus ou moins graisseux.

Une époque bénie où l'on pouvait sentir et toucher les manuscrits plus que centenaires.

Une époque maudite où l'on oubliait que justement, ces manuscrits étaient plus que centenaires et méritaient un meilleur traitement.

Aujourd'hui, les manuscrits sont sagement rangés dans des boites pour le reste de leur existence. Seuls les microfilms sont visibles et bientôt partout, leur version numérique. En échange, le nombre de places en salle a plus que doublé, tandis que le nombre de lecteurs de microfilms a quasiment décuplé sans compter les ordinateurs qui arrivent à leur tour.

Les levées sont arrivées avec la limitation de documents. Trop de documents sortis par des inconscients qui ne prenaient même pas le temps de les consulter. Pourquoi se priver quand tout est permis ?

Il faut donc dorénavant surveiller la pendule pour commander en temps et en heure le bon nombre de documents autorisés.

En échange, les microfilms ont été mis en accès direct dans la salle de lecture. Il suffit juste d'aller chercher celui dont on a besoin.

Les règlementations successives sont héritées du comportement irrespectueux des lecteurs envers les témoignages écrits du passé. Elles sont de plus en plus draconiennes (crayon de papier uniquement en salle, pas de classeurs, juste quelques feuilles libres, pas de sac, pas de sacoche....) parce que les archivistes le savent bien, et les généalogistes aussi, lorsqu'un document disparait, détruit ou détérioré, il ne peut être remplacé. Et parce que les lecteurs, depuis des décennies, ont montré leur irresponsabilité devant cela.

Tout va donc pour le mieux aujourd'hui ?

Hormis le fait que ce qui a disparu ne pourra être retrouvé..................... et bien l'irrespect continue !!!

des microfilms mélangés, des lecteurs de microfilms ou des ordinateurs brutalisés, des documents papiers (autres que les registres paroissiaux dorénavant protégés) maltraités.........

Il faut un permis pour conduire, peut-être en faudra-t-il un, un jour, pour pouvoir consulter les archives. Un permis à points qui permettra aux lecteurs respectueux de continuer leur farfouillage tout en punissant uniquement l'irrespectueux.

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31 janvier 2008

Annulé car contraire à la vérité

Le 29 octobre 1870, l'acte de décès de Jean Gohier a été dressé, à la mairie de Vendôme, dans le Loir et Cher.

Agé de 25 ans, il était garde mobile premier bataillon 3e compagnie des Mobiles de la Mayenne. Comme beaucoup de ses compagnons d'arme, il est venu dans le Loir et Cher combattre les Prussien et il y est décédé............................. quoique

Le 23 février 1876, un jugement du tribunal sur requête, annule l'acte de décès !!!! Pourquoi ?

Tout simplement parce que Jean Gohier n'est pas mort !!! Au lieu de sortir mort de l'hospice de Vendôme, il en est sorti vivant !!! vivant et guéri !!! et muni d'une feuille de route délivrée par le capitaine commandant la première compagnie du premier bataillon des mobiles de la Mayenne.

Et comme bonne preuve supplémentaire, le juge de paix de Grez en Bouère, a vu ce jeune homme de ses propres yeux et que les parents Jean Gohier et Renée Godinier sont toujours vivants et peuvent témoigner de l'identité de leur fils.

Voilà une histoire qui se termine bien et il y en a si peu en temps de guerre.

L'acte de décès est donc annulé car contraire à la vérité (on n'en voit pas souvent des comme ça !!!)

Maintenant, je me demande où l'erreur a été commise ? Sur la feuille de sortie où au lieu de marquer guéri on a marqué décédé ? Ou sur la feuille d'un autre soldat qui lui est réellement décédé et que l'on a déclaré guéri ?

A suivre.................

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30 janvier 2008

Parce qu'il faut bien commencer

Parce qu'il faut bien commencer un jour, pourquoi pas aujourd'hui !!!

Je suis généalogiste, mais je ne me soigne pas. J'ai même décidé d'en faire mon métier, il y a.................... un certain temps si ce n'est un temps certain.

Et depuis, j'écume les archives, je farfouille dans les vieux papiers, les histoires de famille et les improbables filiations.

Pourquoi ce blog ? Parce que je travaille toujours seule et que les perles du jour, les petits trucs qui sortent de l'ordinaire ou les aléas du boulot restent dans un coin de ma tête et ça, ce n'est vraiment pas bon pour ma santé mentale.

Alors j'ai décidé de le raconter à quelqu'un. A vous. Qui vous êtes ? Je n'en sais rien, mais si vous lisez ces lignes, j'espère qu'elles vous amuseront, piqueront votre curiosité et vous donneront envie ................ d'en savoir plus, toujours plus.

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