05 mai 2016

Le coffre de Louis Buscheron

Louis Buscheron est célibataire, domestique laboureur, âgé de trente-trois ans en 1793, domicilié à Nourray. Le 23 août 1793, la convention décide de la levée en masse des hommes, célibataires ou veuf sans enfant, de dix-huit à quarante ans, par tirage au sort. Pas de chance pour Louis, il est célibataire et dans la tranche d'âge.......... double pas de chance, le tirage au sort le désigne comme cavalier national. Au moment de partir pour "voler à la défense de la patrie", il doit s'occuper de ses affaires (habits, outils et... [Lire la suite]

04 mai 2016

Souvenirs souvenirs.....

En vingt-trois ans d'exercice de la profession, j'ai remué beaucoup de poussière, ouvert des liasses qui n'avaient plus été ouvertes depuis .... probablement leur mise en liasse. J'ai découvert des horreurs archivistiques (actes notariés couverts de fientes de pigeon, liasses tellement colmatées par l'humidité qu'elles formaient un bloc compact et inconsultable, registres tombant en poussière au moindre effleurement, actes grignotés par des souris, sans compter les épingles rouillées, les cadavres d'insectes et les odeurs...... [Lire la suite]
02 mai 2016

Les états d'âme du curé du Tilleul

Il arrive parfois que l'on trouve des petites choses intrigantes dans les actes de mariage de l'ancien régime ouvrant la porte à des questions sans réponse et à des hypothèses nées de notre imagination, faute de document apportant un complément d'information. C'est le cas du mariage de Pierre Nicolas Enault et Marie Françoise Lebourg, le 28 février 1780 à Gonfreville l'Orcher. A priori, rien d'anormal si ce n'est la longueur de l'acte : 36 lignes pour un simple journalier !! et seulement trois lignes de témoins. Qu'y-t-il dans... [Lire la suite]
30 avril 2016

les maires et la loi

Nous grognons souvent après les maires qui, au XIXe siècle, ne rédigent pas les actes à notre goût (pas assez de détail) alors que la loi nous dit que ces renseignements devraient être indiqués. Comment les maires, sans formation à priori, pouvaient-ils savoir comment rédiger les actes d'état civil ? Ils avaient des modèles. Nous les avons en première page des registres. Et ils avaient des instructions écrites. Souvent le préfet devait les leur rappeler. Et ils étaient contrôlés................... comme le maire de Naveil, qui,... [Lire la suite]
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29 avril 2016

sinistres statistiques

Les guerres, c'est bien connu, font avancer la médecine. Sur le champ de bataille, pas de principe de précaution ni de test sur animaux, la matière est là, humaine et à volonté. La guerre de 1870 est un modèle du genre en ce qui concerne ce qu'il ne faut pas faire : pas de service médical sur le champ de bataille, des voitures qui véhiculent aussi bien les blessés, les varioliques, la nourriture et les couvertures (sans désinfection, bien sur), pas de repos salutaire pour les blessés qui sont transbahutés d'une ambulance à une... [Lire la suite]
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27 avril 2016

Le sacrifice d'un zouave du pape

On connaît l'héroïsme et le sacrifice des zouaves pontificaux pendant la bataille de Loigny. Mourir sur le champ de bataille, destin peu enviable me direz-vous ? Pas certain................ Marie Joseph Edouard Houdet aurait sûrement préféré cette mort là à celle qui l'attendait. Marie Joseph avait vingt-trois ans, natif de Nantes, célibataire, fils d'un négociant, Jacques Louis Houdet et de Marie Camille Magnier de Maisonneuve. Il eut le poignet brisé par une balle, à la bataille de Loigny et fut évacué à Janville. Sa blessure... [Lire la suite]

26 avril 2016

Après la bataille..............

Les 5 et 6 juillet 1809, la bataille de Wagram fait rage et sur les 300 000 soldats présents, entre 55 000 et 77 000 hommes (la fourchette est large) restent sur le champ de bataille, morts ou blessés, tous pays confondus. M. de Breteuil passant près d'un des points du champ de bataille s'arrête devant un groupe de blessés, français et autrichiens. Il leur laisse ce qu'il peut et repart mais pour peu de temps. Un heure après il revient avec cinq voitures prises dans le pays. Il distribue les vivres qu'il a pu trouver dans un... [Lire la suite]
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23 avril 2016

Le massacre des enfants trouvés et des nourrissons

En 1867, le docteur Brochard dresse un réquisitoire sans concession et d'une terrible réalité sur le traitement donné aux nourrissons placés. Pour lui, cela s'apparente à un crime organisé, souhaité et réalisé. "J'ai pendant dix-huit ans observé un fait qui m'a toujours singulièrement frappé et que, dans l'intérêt de la morale, je crois utile de publier. Dans certaines communes pauvres, toujours éloignées du chef-lieu judiciaire de l'arrondissement, on voit des femmes ou des filles qui ont dans toute la contrée, la réputation bien... [Lire la suite]
22 avril 2016

Suite.......... Saint Agil, l'occupation

..... le maire de Saint Agil comme premier officier de la commune est gardé au centre du village, au milieu des troupes, jusqu'à la tombée de la nuit. Nous sommes en novembre, l'hiver s'annonce rigoureux. Le maire faiblit mais l'officier prussien le menace : "si vous bougez encore, je tire sur vous". Difficile d'être plus clair. Le maire est relâché pour la nuit et doit s'occuper des réquisitions de l'occupant, même si celui-ci a largement commencé à se servir. La maison du maire est remplie d'officiers allemands et à l'instant où... [Lire la suite]
21 avril 2016

Le mystère Martin Gougeon

Martin Gougeon est veuf. Il vit à Ambloy, à Champars en 1843, propriétaire. Lors du recensement de 1846, il vit toujours à Champars, rentier. Sa petite-fille, Rosalie, vit chez lui avec son mari et son fils en 1846. Lors du recensement, il est indiqué âgé de quatre-vingt ans. Il quitte la commune pour suivre sa petite-fille à Villerable où il décède. Dans le même temps, à Ambloy, par les listes électorales, je trouve Martin Gougeon, propriétaire à Champars. Le mien ? J'en doute parce que celui-là à vingt-six ans de moins. ... [Lire la suite]
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