08 juin 2016

G comme Gravelotte

Le 16 août 1870 s’engage la bataille de Gravelotte. Les hostilités commencent à dix heures du matin et se poursuivent jusqu’à huit heures du soir. Nous sommes sur un plateau dont l’accès se fait par d’étroites vallées et sur des chemins larges de quatre pas et bordés de murs de vignes. Il fait une chaleur de mois d’août. L’ennemi attaque la cavalerie du 2e corps. A l’ambulance, le médecin chef Beurdy est occupé à soigner un blessé lorsque les uhlans chargent, sans respecter ni le drapeau international marquant l’emplacement d’une... [Lire la suite]

07 juin 2016

F comme Franc-tireur – les Francs-tireurs de la Sarthe

Après la défaite de Sedan, le comte Thédorit de Foudras forme quatre compagnies de francs-tireurs de la Sarthe de 72 hommes chacune. Il choisit comme cadres, d’anciens militaires. Ces hommes qui ne sont mobilisables ni dans l’armée régulière, ni dans la garde mobile sont de tous âges et de toutes conditions. Leur « uniforme » est succinct. Pour les officiers, petite tunique, pantalon et képi en drap bleu foncé avec parements, bandes et turban de la coiffure verts. Pour la troupe, vareuse avec un sac-musette de toile grise... [Lire la suite]
06 juin 2016

E comme Eclat d'obus

La guerre n’en finit pas de montrer « l’ingéniosité » de l’homme sur la manière de tuer, blesser, estropier. Les blessures par éclat d’obus constituent une part énorme des plaies et contusions soignées dans les ambulances et les hôpitaux. Leurs caractéristiques ? Les éclats d’obus fracturent les os, écrasent les corps et arrachent les chairs, puis la gangrène s’installe rapidement augmentant largement le taux de mortalité. Pourtant, un éclat, cela semble plutôt « léger ». Nous parlons toujours d’un éclat... [Lire la suite]
04 juin 2016

D comme Drapeau – le drapeau des mobiles de Vendôme

Les dames de Vendôme remettent aux mobiles Heron et Richard, un drapeau en soie richement brodé. Il n'est pas vraiment réglementaire, ressemblant plus à un jouet d'enfant qu'à une enseigne de guerre mais il va recevoir le baptême du sang et du feu. Richard en a la garde, et il le porte déployé à Coulmiers lorsqu'une balle le traverse, enlevant sans le blesser la patte rouge de son épaule. Lorsqu'il est déplacé à la 6e compagnie, il le confie à Armand Heron. Armand Edouard Gabriel Heron devient le porte-drapeau de la 8e compagnie, 2e... [Lire la suite]
03 juin 2016

C comme Coulmiers

Si la guerre de 1870 fut une succession d’échecs pour l’armée française, la bataille de Coulmiers (Loiret) sort du lot pour être l’une de nos rares mais plus importantes victoires de ce conflit. Le 9 novembre 1870, après sept heures de combat, l’ennemi bat en retraite sur Janville, Toury et Etampes. Les pertes françaises se montent à 923 tués et blessés alors que les pertes prussiennes sont de 1223 tués (69), blessés (533) et disparus (621). Les mobiles de la Sarthe ont à eux seuls 218 morts et blessés. Pendant la nuit, les... [Lire la suite]
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02 juin 2016

B comme Bastonnade : la bastonnade d'Epuisay

Georges Gohier (Goyer) est le fils de Pierre Jean Gohier, notaire de Mondoubleau, et Marie Louise Landier. Il est élève au lycée de Vendôme sortant de rhétorique, à peine âgé de dix-sept ans (né le 13 avril 1853 à Savigny) lorsque la guerre est déclarée. Ayant rejoint les gardes mobilisés et les gardes nationaux pour la défense de sa ville, il est fait prisonnier, le 23 novembre, avec soixante-sept autres gardes et civils. Une partie des gardes a eu le temps de remettre des vêtements civils avant leur capture, ce qui, aux yeux... [Lire la suite]

01 juin 2016

A comme Amputation

L'ambulance numéro 7 est constituée de personnel médical et religieux avec à sa tête le docteur Després, chirurgien en chef. Elle comprend deux chirurgiens major, un aide-major, cinq chirurgiens sous-aide, un aumônier, un pasteur, trois comptables et trente infirmiers. Elle est financée par le comité de Bruxelles. Dès le 25 août, ils quittent Paris pour Metz mais ne l'atteignent pas. La route est coupée. Alors ils soignent à Montmédy, Daigny, Balan, Sedan. Ils obtiennent un laissé-passé pour Metz mais ne peuvent y entrer. A... [Lire la suite]
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28 mai 2016

La commune suite et fin..............

Le massacre des fédérés du Père-Lachaise signe la fin de la commune mais il y a encore des otages à libérer. Le 28 mai, la prise de la barricade de la rue Haxo fait 2 000 prisonniers et celle de la Roquette permet de libérer 169 otages. 64 d'entre eux ont été fusillés l'avant-veille. Dans cette "guerre" de nombreux anonymes ont oeuvré pour venir en aide aux blessés, aux prisonniers. Je vais en citer une, Madame Coré, femme de l'ancien directeur de la prison de la Roquette, dont le mari a été arrêté dès le début de la commune. ... [Lire la suite]
27 mai 2016

Les blessés du 27 mai

Le 27 mai 1871, la guerre contre la Prusse est finie mais celle contre les français non............ c'est la commune de Paris et là, ce sont des français qui tirent sur des français. L'armée est aux premières lignes évidemment. Avoir survécu aux combats contre l'armée Allemande, au typhus des hôpitaux et ambulances et se retrouver face à des français qui vous tirent dessus comme si vous étiez l'ennemi.............. VOUS êtes l'ennemi, c'est une situation qui a du être bien difficile à vivre pour ces jeunes soldats. Cela aurait pu... [Lire la suite]
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16 mai 2016

La catastrophe de Critot

Les chemins de fer ont joué un rôle important mais totalement désorganisé durant la guerre de 1870 : transport de troupes et de ravitaillement, évacuation des blessés......... sans compter les gares transformées en ambulances. Évidemment, il y a eu des catastrophes ferroviaires avec son lot de morts et de blessés, mais la censure de l'époque rend difficile la recherche d'informations. Le 3 octobre 1870, La 8e compagnie du 20e bataillon de chasseurs à pied part rejoindre l'armée de la Loire par le chemin de fer. En gare de Critot,... [Lire la suite]