J’aime les challenges, et quoi de mieux, pour commencer l’année, que de la commencer par un Challenge.

Pour l’heure, il s’agit de #Projet52UProG et de poster une photo, par semaine, sur un thème imposé.

Le premier est de bon augure puisqu’il s’agit de son dépôt d’archives.

Dans ma boîte à malice, j’ai une photo des Archives Départementales du Loir-et-Cher.

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C’est une drôle de photo, qui montre un magnifique ciel bleu, signe qu’il fait toujours beau à Blois (sauf au moment où j’écris et que la pluie tombe, cadeau des bretons), et un gigantesque emplacement pour handicapé qui pourrait faire croire que tous les Loir-et-Chériens le sont !!! Non, cela prouve juste que la réglementation est « enfin » respectée.

En plus, dans ce superbe bâtiment des années 70, il y a un ascenseur (toujours pour l’accès aux personnes à mobilité réduite) qui donne sur une petite salle de pause attenante à la machine à café-chocolat.

Quel meilleur accueil pourrait-on souhaiter ?

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Si vous optez pour le cardio-training et préférez monter l’escalier, à ses pieds, il y a, régulièrement, des expositions sous vitrine, de magnifiques expositions à ne pas manquer. Parfois, elles débordent sur la rue, comme le montre la photo.

Ce sont MES archives et je serais triste le jour où elles déménageront (ce qui arrivera bien un jour, étant devenue trop petites), d’autant plus triste que j’habite dans la même rue !!

J’ai passé tant d’heures dans ces archives, respiré (éternué) tant de sa poussière, retiré tant de petites épingles rouillées des liasses de document, que je m’y sens chez moi (le chien en moins).

C’est dans ce dépôt que j’ai appris mon métier, que j’ai travaillé sur mon premier mémoire, que j’ai formé mes premiers élèves avant de passer au « tout-à-distance ».

J’en suis à mon quatrième (ou plutôt ma quatrième) directrice d’AD. J’ai vu passé nombre de magasiniers et de présidents de salle.

J’y ai connu l’époque où l’on pouvait lire les registres paroissiaux, où l’on pouvait commander autant de documents que l’on voulait.

J’ai connu la salle de lecture pleine d’amateurs, d’étudiants et d’historiens, au point de devoir afficher, sur la porte d’entrée « complet ».

C’était une autre époque, et je ne parle pas du COVID.

Aujourd’hui, il y a deux dépôts d’archives séparés : un de chaque côté de la Loire. La salle de lecture est rarement au complet et parfois, j’ai même été toute seule à y travailler. Les jours d’ouvertures sont limités : trois pour l’un, deux pour l’autre.

L’intranet est arrivé, les microfilms laissent la place au numérique et les registres paroissiaux ne sont plus physiquement accessibles.

Qui se rappelle du petit placard dans lequel se trouvaient trois vieux de microfilms, où certains piquaient un petit somme en douce, après le repas de midi.

Décidément, ce premier #Projet52UProG m’apporte plein de nostalgie, mais une nostalgie heureuse.