Les Blogs de généalogie fleurissent sur le net, via des sites dédiés. Mais, quand on regarde les Blogs, en général, sur ces plateformes, il y a des tonnes de sujets, et la généalogie n'est qu'un épiphénomène.

Au fond, qu'est-ce qu'un Blog ?

Là, je reprends la définition de Wikipedia, que je trouve assez complète :

blog

"Un Blog, anglicisme pouvant être francisé en blogue, carnet Web ou cybercarnet, est un type de site web — ou une partie d'un site web — utilisé pour la publication périodique et régulière d'articles personnels, généralement succincts, rendant compte d'une actualité autour d'un sujet donné ou d'une profession. À la manière d'un journal intime, ces articles ou « billets » sont typiquement datés, signés et présentés dans un ordre antéchronologique, c'est-à-dire du plus récent au plus ancien."

C'est également ma manière de voir. Un article de blog n'est pas un article de fond. Il ne s'agit pas d'une thèse ou d'un mémoire. Par contre, il peut donner lieu à des développements sur plusieurs articles ou, dans une publication plus fouillée, hors du Blog.

A la lecture des uns et des autres, soit sur leurs Blogs, soit via Twitter, je me rends compte, et c'est normal, que nous avons des manières bien différentes d'appréhender nos Blogs et nos articles. Certains les travaillent des jours durant, des mois à l'avance (dans le cas du Challenge, par exemple).

Certains manient le verbe et la plume avec maestria, d'autres préfèrent laisser les images parler pour eux, et entre les deux, la gamme se déploie.

Qui a tort ? Qui a raison ? Personne ? Tout le monde ? Rappelez-vous la définition : articles personnels.

Et tout dépend du message que l'on veut envoyer : message personnel faisant revivre ses aïeux, message professionnel montrant son savoir-faire, message acharné de passionnés voulant partager leur obsession, etc. Si l'on veut envoyer un message.

Ceci s'applique à tous les Blogs et la généalogie s'y prête merveilleusement bien.

Ce que j'aime, dans les Blogs, c'est le côté spontané. C'est ainsi que je conçois le mien. J'ai du mal à préparer à l'avance un sujet. En général, je laisse tomber. J'ai besoin d'un coup de coeur sur un sujet, et de l'écrire d'un trait

J'ai la chance d'avoir une masse conséquente de matériel sous la main pour me permettre ces coups de coeur : un acte, un article de journal, une famille, un billet d'humeur, et la plume est lancée.

Non pas que cela soit sans travail, où serait l'intérêt. Au contraire, faire des recherches sur le sujet pour l'étoffer, fait parti du plaisir. Mais cela doit rester un article court, rapide à lire.

Certains de ces sujets appellent des recherches plus complète, mais c'est pour un autre support.

Nous avons la chance, aujourd'hui, d'avoir Filae et Geneanet et d'autres sources comme Gallica et les archives en ligne, pour étoffer un sujet. Et quand ça coince, un petit tour aux AD peut aider.

C'est ma manière de fonctionner. D'où les variations de mes articles, qui sautent du coq à l'ane, d'une guerre à l'autre, d'un sujet à un autre, sans lien entre eux.

Pour les billets d'humeur, c'est un peu plus compliqué. Il m'est arrivé d'écrire des articles "à chaud" de colère, après avoir lu ou entendu des choses qui m'ont déplues ou inquiétées. En général, ces articles là sont envoyés à quelqu'un, avant, pour "censure ou commentaire" (Merci Christiane).

Nous sommes sur le net, il faut prendre garde à ce que l'on écrit, ce que l'on dit. Pas forcément parce que cela peut déplaire, mais parce que cela pourrait être interprété de travers, à contresens de ce que je voudrais exprimer, ou, tout simplement, parce qu'une fois le premier mouvement de colère passé, je me rends compte que cela n'a pas d'importance et ne mérite pas un article.

Vous n'imaginez pas tous les articles de ce genre qui sont partis à la trappe. Et heureusement. Je ne suis pas là pour faire de la polémique, mais pour partager mes découvertes d'archives et mon métier.

Pendant près de trois mois, je n'ai presque rien écrit. L'envie avait disparu. Pourtant, les statistiques de fréquentation sont restées régulières. Lorsque je regarde les articles lus pendant cette période, je me rends compte qu'il ne s'agit pas forcément des derniers, mais de toutes sortes d'articles.

J'ai ainsi, à plusieurs reprises, été contactée par des familles, des mois, voire des années après la publication d'un article les concernant. Cela me rend heureuse, et justifie pleinement de continuer.

Alors, je continue. Peut-être tous les jours, peut-être moins, mais toujours avec la même envie, partager, avec vous, mes trouvailles d'archives et mon métier.

Cela fait onze ans que cela dure. Un grand merci à ceux qui me lisent.

merci