Premier jour de l'année 2019, j'en profite pour vous souhaitez une bonne, très bonne, très très bonne année 2019.

Voeux 2019

Et je lance le défi #1J1Commune pour l'année 2019. Chaque jour, parler un peu, montrer un peu, les communes où ont vécu nos ancêtres.

Puisque la carte de voeux en est une vue, je vais commencer par la ville qui m'a vu naître et où je vis toujours : Blois.

Mes parents, natifs du Havre, ont quitté cette ville, détruite et en pénurie de travail, juste après la naissance de mon frère aîné, en 1949. Ils ont "atterri" à Châteauroux, où mon père venait d'intégrer la Berrichonne, club de football pour ceux qui ne connaissent pas.

Ma mère ne s'est jamais habituée à cette ville de l'Indre. Il faut dire qu'après le Havre, ville hyper bouillonnante d'avant-guerre, Châteauroux faisait pale figure. Jeune mère isolée avec un nourrisson, loin de sa famille, dans un pays où le patois n'était pas le sien, elle n'avait pas d'activité professionnelle, comme mon père, pour passer outre la nostalgie.

Au printemps 1950, lors d'un déplacement à Blois pour un match de foot, mon père a retrouvé un ami du Havre qui y vivait, James Haw, dirigeant du club de foot,et un autre Havrais, René Bihiel, entraîneur de l'équipe de Blois. Ce jour-là, il faisait beau, un soleil magnifique. La ville était joyeuse, traversée par un fleuve somptueux. Si l'on peut tomber amoureux d'une ville, c'est ce qui est arrivé à ma mère ce jour-là. Une rencontre, un ami, le soleil et un fleuve.

La proposition fut vite faite : papa intégrait l'AAJB, le club de foot de Blois, avec un travail à la clé (à cette époque-là, cela fonctionnait de cette manière) et mes parents ne devaient plus jamais quitter cette ville.

Les cinq enfants restant de la fratrie y sont nés, y ont grandi. Mon père et ma soeur y sont décédés. Ils y sont enterrés, avec mon frère, mort loin de nous, mais reposant désormais avec eux, ici, à Blois.

C'est dire si les liens qui nous attachent, qui m'attachent à cette ville, sont forts.

J'ai bien essayé de partir. J'ai fait mes études dans d'autres villes. J'ai arpenté littéralement, la Montagne Noire, la Cantabrie, la montagne Corse, la vallée de la Sioule, la Provence, les contreforts des Alpes, toutes régions plus magnifiques les unes que les autres.

J'ai écumé les archives d'une bonne vingtaine de départements, physiquement et non virtuellement.

J'ai parcouru une bonne centaine de villes aux quatre coins de l'hexagone.

A chaque voyage une petite phrase hantait ma conscience : quand est-ce que je rentre à la maison. Et le compte à rebours démarrait à peine quitté ma ville : encore sept jours, encore six jours, encore...

Blois est la première ville de ma généalogie, puisque je suis mon sosa 1. Il était normal que je commence par elle. Et c'est vrai qu'elle est belle, ma ville.

Si je devais la symboliser avec quelques thèmes, il y aurait

  • l'Histoire et l'histoire, à chaque pas, dans la ville, monuments, ruelles, statuaire, l'histoire est présente et omniprésente,

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Hôtel d'Alluye

  • La Loire, que serait Blois sans la Loire, que serait l'histoire de Blois sans la Loire,

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La Loire vue de la rive droite

  • Les arbres, majestueux, magnifiques et vieux, si vieux pour certains,

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Square Augustin Thierry

  • Le sport, le foot, le rugby (RCB dont mon père fut un des créateurs), la Blésoise (gymnastique) où ont sévi mes frères, et aujourd'hui l'ADA (basket) plus connue dans le passé sous le nom "abeille des Aydes" et l'on retourne dans l'histoire,

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AAJ Blois - 1953

  • La caserne Maurice de Saxe et des générations de jeunes appelés du contingent, successeurs des vaillants combattants du 113e RI (encore l'histoire),

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Caserne Maurice de Saxe

  • Le Haras des étalons (aujourd'hui fermé) avec ces chevaux, montés ou en calèches attelées, qui parcouraient tous les jours, tous les matins, mon quartier,

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Haras National de Blois

  • l'asile départementale aujourd'hui disparu, avec ses précurseurs dans les soins psychiatriques et surtout l'endroit où je vis aujourd'hui (sur l'emplacement, pas à l'asile !!).

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Les archives départementales construites sur le site de l'asile

C'est MA ville, et la première de mon défi journalier 2019.