Lorsque j'ai rédigé l'article sur Jules Coupin, tombé au champ d'honner, j'ai découvert l'existence du livre d'or des instituteurs du Loir-et-Cher.

 

Challenge AZ Généalogie - T comme Jules René Couppin, Tombé au champ d'honneur - Le blog d'une généalogiste

Je connais surtout la série T pour les dossiers d'instituteurs. Cette fois, j'ai voulu mêler série T et 14-18 et j'ai trouvé Jules René Couppin à la cote TV1555 des archives départementales du Loir-et-Cher. Jules René Couppin naît le 26 juillet 1881 à Mulsans (Loir-et-Cher).

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Evidemment, je l'ai cherché et trouvé aux archives départementales. Et j'ai pu avoir la réponse à ma question : oui, il y a une photo de Jules René Couppin dans ce livre.

Couppin Jules

J'ai aussi découvert, par la même occasion, le visage des quatre-vingt-cinq instituteurs et professeurs du Loir-et-Cher, Morts pour la France, durant la grande guerre.

Les chiffres sont assez éloquents : 392 membres de l'enseignement public ont été mobilisés dont 302 dans les unités combattantes (63 comme officier et 163 comme sous-officiers et caporaux). 85 sont Morts pour la France, 162 ont été blessés et 28 prisonniers. Ce sont les chiffres du livre d'or et je ne les ai pas vérifiés, mais ils sont certainement justes.

Je suis moins certaine de leur exactitude en ce qui concerne les légions d'honneur, médailles militaires et citation car Jules René est sensé avoir au la légion d'honneur à titre posthume et pourtant, il n'apparait pas dans la base Léonore. Il faudra que je prenne le temps de vérifier chaque notice pour le savoir.

La bataille de Signeulx en Belgique, est une bataille qui a laissé des traces dans la mémoire des blésois. Une rue porte son nom. Ce fut l'hécatombe du 113e régiment d'infanterie, régiment en caserne à Blois. Ce sinistre jour, 22 août 1914, cinq membres du corps enseignant du département sont tombés au champ d'honneur.

Une plaque en hommage aux 59 élèves de l'école normale de Blois y est apposée. Parmi eux, sept n'ont pas eu le temps d'exercer leur métier, étant toujours élèves et trois furent enseignants à l'école normale.

Des 85 mots, le premier à tomber fut Fernand Benoist, sergent au 153e régiment d'infanterie, de la classe 1911. Il est mort à la bataille de Morhange.

Le dernier fut Arthur Cochard, soldat au 282e régiment d'infanterie, de la classe 1915. Fait prisonnier le 29 septembre 1915, il est envoyé au camp de représailles de Minden, où il dut travailler à l'assainissement d'un terrain marécageux. Rapatrié comme grand malade, le 7 juillet 1917, il est décédé le 16 février 1921, des suites de sa maladie.

85 sur 392, c'est près de 22% du corps enseignant qui a disparu dans cette guerre. Le plus jeune avait dix-neuf ans, Maurice Séguin, mort à l'hôpital du Mans, malade, en 1918, et le plus ancien, Maurice Pierre, avait quarante-deux ans, mort des suites des blessures reçues à la ferme de Coufrécourt en 1915.

Il ne reste plus qu'à vérifier que toutes les fiches MDH sont bien indexées.