La fréquentation des cimetières est en berne. La religion aussi. L'un va peut-être avec l'autre ? Certaines fêtes religieuses (Toussaint, Rameau), avaient le mérite de faire traverser la France aux survivants des familles, pour aller fleurir les tombes des parents, grand-parents et autres concessions familiales.

La Toussaint est toujours là, mais en parlant autour de moi, je me rends compte que très peu vont fleurir et entretenir les tombes. Il s'agit en grande majorité des personnes âgées, qui ont été élevées dans le respect des morts. Ce n'est pas une critique, juste un constat.

Lorsque je me déplaçais encore, j'allais au Havre dans les trois cimetières de ma famille, tous les quatre ans environ. La tombe de mes grand-parents paternelles n'était fleurie qu'à ces occasions, ou lorsque mon cousin de l'Yonne y allait. Chacun notre tour, nous assurions l'entretien. La famille sur place n'y venait jamais. Maintenant, je ne peux plus y aller. Mon cousin vieillit mais doit encore se rendre là-bas. Mais après....

C'est une question que beaucoup se posent : lorsque nous ne serons plus là pour entretenir les tombes de nos familles, qui le fera ?

cimetierevendome

Adrienne Delphine de Trémault a trouvé la solution. Dans son testament olographe en date du 5 avril 1911, elle lègue à la ville de Vendôme, la maison de la rue Guesnault et les caves sous le château, à la charge d'entretenir à perpétuité, les tombes de son père et de sa mère, celles de son frère et la sienne. Elle lègue à la commune de Lunay, la somme de mille francs à la charge d'entretenir la tombe de son grand-père de Trémault, à la commune de Sours, trois milles francs à la charge d'entretenir à perpétuité les tombes des familles de Montigny, de Cambis et de Lamolère.

Le problème est réglé. Reste à savoir si ce legs est toujours respecté.