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Ce matin, en parcourant les réseaux sociaux, je suis tombée sur cet article :

 

What Our Ancestors' Deaths Can Teach Us About Their Lives

Lynn Serafinn explains the importance and challenges of including death information in your family tree, and discusses 10 causes of death in 19th century. When I was a child, my Trentino-born father frequently used to say, 'Never forget, Lynn: our ancestors were survivors. You come from a long line of survivors.

http://trentinogenealogy.com

Avec un bon dictionnaire, cette saine lecture est venue enfoncer une porte ouverte depuis longtemps chez moi. Ne pas oublier de chercher les décès.

C'est vrai qu'ils sont, surtout sous l'ancien régime, les actes les plus compliqués à trouver, mais ils sont essentiels à nos arbres.

Le décès est la conclusion d'une vie d'ancêtre. La naissance en est l'introduction. Et entre les deux, il y a sa vie. N'importe quel bon roman, n'importe quelle bonne histoire, contient une introduction, l'histoire et une conclusion. Sans conclusion, nous restons sur notre "faim". A une époque, c'était la mode de faire des films sans fin. Celle-ci était laissée à l 'appréciation des lecteurs. J'ai toujours détesté ce genre de film. En généalogie, c'est pareil.

Nous ne pouvons pas espérer savoir ce que pensaient nos ancêtres, ce qu'ils ressentaient. Pour cela, nous nous projetons sur eux, nous projetons notre vécu, à défaut de bien connaître le leur, c'est faussé. Mais sans plonger dans leur cerveau et leur coeur, il est évident qu'un ancêtre mort à trente ans n'aura pas eu la même vie qu'un autre mort à soixante-quinze ans. C'est une lapalissade.

Les répercussions de cette mort nous sont un peu plus accessibles : un jeune père de famille qui décède en laissant cinq enfants en bas âge à une jeune veuve qui ne se remarie pas, une vieille femme qui décède chez son plus jeune fils, chez lequel elle vivait avec ses petits-enfants, un bébé de trois ans qui décède le jour-même que son frère aîné de dix ans ; pour chacun de ces décès, les conséquences pour l'entourage sont "compréhensibles".

Mais pour cela, il faut non seulement le quand (la date remise au coeur de l'histoire), mais aussi le où (chez lui, ailleurs, à l'extérieur), l'âge, l'environnement familial à ce moment-là, qui assiste à l'acte de décès ou de sépulture, qui vivait avec le mort au moment du décès, qui reste après lui ... et pas uniquement pour nos sosas, mais aussi tous les autres, les ancêtres collatéraux.

La généalogie, c'est faire parler les morts.................. mais c'est aussi faire parler LA mort.