marinbreton

Lorsque je regarde les métiers de mes ancêtres, la très grande majorité concerne la terre, depuis le domestique de labour jusqu'au fermier (un) et même un clôsier (un). Souvent, ils alternent la terre et le métier de tisserand, ou le métier de pêcheur, le long de la côte (pour mes bretons). Pour ce généathème, il s'agit de sortir de cette majorité et de chercher ce qui sort de l'habituel.

Dans la catégorie marins, j'ai mon grand-père, déjà raconté, qui était imprimeur sur les bateaux de la transat Le Havre-Southampton-New-York et ne concevait pas de rester plus de quelques jours à terre. A quoi pouvait bien servir un imprimeur à bord ? Il imprimait les menus des restaurants, les programmes mais aussi des cartes de visite. C'était chic d'avoir des cartes de visite imprimées à bord d'un paquebot.

Il y aussi mon arrière-grand-père, Joseph Marie Le Tual (breton, il suffit de voir le nom), qui a quitté sa Bretagne pour s'installer au Havre, près du travail. Il était chauffeur dans la marine marchande, aux Chargeurs Réunis. Les chauffeurs s'activaient à alimenter les chaudières de charbon, dans la salle des machines, afin de fournir la vapeur nécessaire au bateau.

Mon ancêtre numéro 48, Pierre Généreux Pigeon, d'Etretat, est d'abord marin embarqué sur les péniches avant de devenir pêcheur. C'est peut-être comme cela qu'il a rencontré et épousé sa femme en 1813, son beau-père, Louis Charles Henry Argentin, étant marinier puis maître de bateau.

Plus ancien, mon 398, Jean Lemonnier, est maître de bateau en 1758.

Si je regarde les métiers de mes ancêtres en terme d'ascension sociale, André Lemoine est intéressant. Il est jardinier lorsqu'il se marie en 1687 et à mesure que ses enfants naissent, il passe à bourgeois puis sergent de ville. Pierre Hattenville n'a rien à lui envier. Mon 134 débute comme journalier en 1745, devient couvreur en chaumes en 1748 puis marchand en 1754. Il s'agit là d'une ascension sociale au cours d'une vie.

Si je cherche une ascension sociale de génération en génération, je n'en trouve pas avant la scolarisation obligatoire et plutôt au XXème siècle. Par contre, il y a des dégringolades dans l'échelle sociale, autour de la révolution.

Ma petite branche noble bretonne issue d'un syndic, Robert Moy sieur de la Croix, dont le fils, François Moy, est employé à la compagnie des Indes, devient seigneur de la Croix et de Villeguégano, le petit-fils, François Moy de Lacroix (le nom évolue) voit son ascension brisée par la révolution. Sa fille, Marie Olive, épouse un simple cultivateur.

Malheureusement, il y a beaucoup d'ancêtres sur mon arbre dont je ne connais pas le métier, les curés de leurs paroisses étant très avares de détails dans les actes. Mais les recherches sont loin d'être finies.