Tarifs

Qui dit professionnel, dit tarif. Mais quel tarif pratiquer ?

Celui que vous voulez......... la profession n'est pas réglementée, donc personne ne viendra vous dire que votre tarif n'est pas bon.

Quand à être trop cher !! la notion d'argent est tellement subjective que là où vous êtes trop cher pour certains, vous ne l'êtes pas assez pour d'autres.

Donc, n'écoutez personne et surtout pas ceux qui voudraient que tout soit gratuit. Soyez juste cohérent : vous êtes sensé vivre de votre travail.

Calculer son tarif est une chose logique. Chaque peine mérite salaire à la hauteur du travail effectué. C'est valable dans tous les métiers.

Pour un tarif juste, vous devez connaître deux choses : vos charges (personnelles et professionnelles) et le temps que vous mettez à effectuer les "produits" que vous proposez.

Les charges professionnelles se déclinent entre les charges sociales, fiscales, les frais de bureau, de déplacement, de publicité, de site internet, de loyer et charges attenantes, de matériel, d'assurance... C'est un calcul relativement simple à faire.

Les charges personnelles sont vos dépenses personnelles qu'en temps normal vous réglez avec votre salaire. Il vous faut "telle somme" d'argent pour vivre.

Le temps que vous mettez à effectuer un produit que vous proposez, vous êtes sensé le savoir car vous êtes sensé avoir testé vos produits.

Où est le problème alors ? Idées préconçues, fautes d'interpretation et pressions du milieu généalogique.

Problème numéro 1 : ne pas confondre le chiffre d'affaire et les revenus. Si un client vous paye 500 €, ce n'est pas 500 € dans votre poche, c'est au mieux 250 € pour l'étude et 250 € pour vous. Si vous avez des clients réguliers. Sinon, c'est d'abord "je paye les factures de l'étude" et s'il reste quelque chose, ce quelque chose est pour vous.

Problème numéro 2 : vous avez comprimé au maximum vos dépenses professionnelles : pas de loyer puisque c'est chez vous, pas de charges minimums puisque vous êtes auto-entrepreneur, pas de matériel, vous l'aviez déjà... et en ce qui concerne vos charges personnelles, vous avez un conjoint ou un autre job qui s'occupe de tous les aspects alimentaires de votre vie. La tentation est donc de faire un tarif très bas. Mauvais calcul. Vous devez vous projeter vers l'avenir dans l'optique de vivre de votre métier. Comment justifier une hausse de tarif aussi importante auprès de vos clients le jour où vous ne pourrez plus faire autrement ? Et ce n'est qu'une des raisons de pratiquer un tarif réel normal. Il y en a d'autres : anticiper le changement de matériel, participer aux frais du ménage,...

Problème numéro 3 : pour faire au plus simple, vous faites comme les autres. Vous copiez leur tarif. Sauf que vous ne savez pas comment travaillent les autres généalogistes professionnels. La grande majorité n'indique même pas sur son site ce que le client va avoir dans son dossier fini.

Problème numéro 4 : la concurrence est rude entre les cercles généalogiques qui proposent des recherches contre une petite rétribution, les archives départementales qui les font gratuitement, les collègues qui cassent les prix et les réseaux d'entraide. Alors vous aussi, vous cassez les prix. Sauf que c'est là une mentalité de généalogiste n'évoluant que dans le milieu amateur. Votre clientèle n'est pas là, même s'il nous arrive de travailler régulièrement pour des amateurs. Les clients qui souhaitent une généalogie complète, une histoire foncière, ou tout autre produit "clé-en-main" que vous leur proposez ne sont pas de ce milieu. Il ne leur viendrait pas à l'idée d'adhérer à un cercle généalogique ou d'écrire aux archives. Ils veulent un produit fini, une histoire complète, un récit achevé et ils connaissent le coût du travail.

Évidemment, se faire connaître de cette clientèle n'est pas simple, mais cela fait aussi partie du job.

La généalogie professionnelle est un métier, pas un hobby avec numéro de SIRET intégré. Si les généalogistes professionnels n'en sont pas eux-même convaincus, qui le sera ?

 

 

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