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Comme il n'y a pas, dans notre profession, de liste de "rentrée des classes" pour exercer, il m'a bien fallu tester.

Lorsque j'ai débuté, j'avais un Mac, déjà obsolète question OS, mais un mac, c'est du bon matos. Et pas de logiciel de généalogie.

Aux archives, j'y allais avec un bloc et un stylo bille. A la maison, je recopiais mes notes de la journée sur mon vieux Mac. Word et Excel existaient déjà mais pour les arbres, j'utilisais un logiciel Ragtime, pour dessiner les cases, les remplir, les positionner, les relier. Autant dire que faire un arbre prenait un temps infini. J'ai donc créé un modèle réutilisable. Ma base de données était sous excel.

Pour faire les dossiers, je photographiais, en argentique, les actes, et je les collais sur ma page word, paramétrée à l'avance pour laisser la place à la photo.

Puis est arrivé Heredis, sur Mac et ce fut une vrai révolution technologique et culturelle. Mais il est devenu de plus en plus difficile de travailler sans mise à jour et les généalogistes familiaux pro sont fauchés par nature donc, impossible de continuer avec Mac.

Je suis passée à PC (ce fut douloureux mais nécessaire, la plupart des logiciels que je voulais utiliser fonctionnaient sous PC).

Le changement ? Nimegue enfin accessible, de même que tous les DVD de SWIC. Une révolution à l'époque, internet n'étant pas à notre portée. Un précurseur des bases qui sont aujourd'hui en ligne.

Puis tout est arrivé très vite. D'abord les scanners pour ne plus avoir à coller à la main les actes dans les dossiers. Question scanner, j'ai testé presque toutes les sortes, depuis la souris-scan, au scanner à plat, en passant par le scanner avec chargeur. C'est le dernier que j'utilise en ce moment, parce qu'il faut bien faire de la place et virer les vieux dossiers. Un scanner avec chargeur, c'est le rêve.

Puis les APN. J'avais un super appareil photo argentique avec zoom macro, qui me faisait des photos superbes sauf qu'avec l'argentic, vu le coût des pellicules et des développements, je ne pouvais photographier que l'essentiel et malgré tout, les photos pouvaient être floues.

C'est arrivé le jour où l'on m'a offert un appareil photo automatique petit et maniable (contrairement à mon gros appareil encombrant). Le vendeur avait certifié que c'était adapté à ce que je faisais. Ne faites jamais confiance à un vendeur qui n'est pas généalogiste. Je suis partie une semaine en déplacement (sans avoir testé l'appareil avant !!!) et toutes les photos sont revenues floues. Retour au bon vieux gros d'avant.

Et les APN sont arrivés. De plus en plus légers, de plus en plus petits. Le plus petit testé faisait la taille d'un paquet de cigarettes. Mais j'en suis revenue aussi. Les photos n'étaient pas mal mais pas parfaites non plus. Et des photos, avec le numérique, j'en fais vraiment beaucoup. Je suis donc passée à l'hybride. Plus encombrant, je le reconnais, mais avec des photos d'une plus belle qualité.

L'ordinateur aussi a évolué. Du PC avec unité centrale grosse comme un mammouth qui dort sous le bureau, je suis passée en dernier au All-in-one, bien moins encombrant. Les écrans aussi ont changé. Du petit écran de mon mac d'origine, je suis passée à des écrans de plus en plus grands. Cela apporte un énorme confort visuel lorsque l'on doit lire des actes anciens. Et comme je travaille en simultanée sur 1° logiciels de base, 2°internet, 3° les photos, j'ai maintenant trois écrans de grande taille sur mon bureau. Plus le portable pour aller aux archives. Et bien sûr, le tout est en réseau.

Et je me demande comment je faisais avant ? Ne plus avoir à passer, sur un même écran, d'un fenêtre à l'autre, a diminué non seulement la fatigue visuelle, mais aussi les risques de lecture-transcription et c'est un gain de temps important également.

Il ne s'est pourtant pas écoulé tant de temps que cela, mais l'évolution technologique que j'ai vécu et que je vis me semble hallucinante. Si l'on m'avait dit, il y a vingt-cinq ans, que mon bureau ressemblerait à ce qu'il est aujourd'hui, je ne l'aurais sûrement pas cru. Pas en choisissant un métier qui me fait m'enfermer dans des archives poussiéreuses à compulser des documents dont certains n'ont pas été ouvert depuis qu'ils ont été cotés et mis en liasses.

La généalogie et la technologie sont irrémédiablement liés dans ma vie professionnelle. Et ce n'est pas fini.

Il me reste encore des trucs existants à tester, comme le Clic-Archives qui me fait bien envie. Et je suis certaine qu'il va y avoir de nouveaux trucs qui vont arriver. J'espère juste avoir l'esprit encore assez agile à ce moment-là, pour réussir à m'en servir.