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Je fais une petite pause dans les recherches classiques et je vais faire un tour dans le répertoire général. Grâce aux déclarations de succession, j'ai obtenu les "coordonnées" de plusieurs membres de la famille. Là, ce sera la loterie : ou il n'y a pas grand chose ou il y a plein de choses (c'est un truc de normand).

Je commence tout naturellement par les héritiers de François Etienne. Ils sont tous les uns après les autres dans le registres, excepté son fils aîné, François Etienne Paul. Les cases se succèdent de 229 à 235. La première, celle d'Angélique, sa femme, m'indique une adjudication enregistrée le 21 mai 1920, que je retrouve chez tous ses enfants. Il s'agit de la liquidation par vente, des biens de la succession. Elle a eu lieu quatre mois avant la déclaration de succession. Je me limite à ce qui concerne François Etienne, car c'est son histoire. Et je découvre que, les cases suivantes, 236 et 237 concernent des Breton, Germaine Juliette, mineure et Marcel Alphonse, mineur également, et qu'ils ont la même adjudication d'indiquée. Ils sont donc de la famille et héritiers de François Etienne mais à quel titre ?

Zut, j'ai oublié de regarder le répertoire général de François Etienne Paul, le fils aîné !!! C'est compliqué de consulter l'enregistrement à Blois, pour des raisons de logistique. J'ai le choix entre demander son répertoire général ou demander la fameuse adjudication. Je sais déjà qu'il est le fils de François Etienne, et la curiosité me pousse à chercher qui sont Germaine Juliette et Marcel Alphonse, donc je demande l'adjudication, et je ne suis pas déçue.

Il s'agit de la vente des biens de la succession et tout est vendu, y compris la maison. J'y retrouve les héritiers : sa femme, son fils Louis Auguste, son fils Henri Armand, sa fille Marie Angéline, son fils Désiré Victor, son fils Adrien Pierre, sa fille Berthe Louise et les deux petits nouveaux !!! et j'apprends que son fils, François Etienne Paul, père des deux mineurs qui viennent d'apparaître dans la succession, est décédé le 19 février 1915 à Blois. Pourquoi cela n'a-t-il pas été dit dans la déclaration de succession ? Parce qu'elle est établie pour la date de décès et à cette date, François Etienne Paul était toujours en vie.

Qu'est-ce que cela m'apprend pour la biographie de François Etienne ? Qu'il a eu au moins deux petits-enfants qu'il a connu.

Allez, j'avais commandé le répertoire général de sa mère, de sa soeur et le sien. Il est temps de les regarder.

Pour sa soeur, rien de neuf. Idem pour sa mère. Par contre, pour François Etienne, je découvre qu'il en a deux : un commencé avant son mariage et un autre à cheval sur la période avant et pendant son mariage. Dès 1867, il a acquis, vendu, échangé, des terres. Il a hérité de sa soeur et de sa mère et d'un inconnu pour l'instant, en 1888.

Entre sa déclaration de succession et ses cases de répertoire, la constitution de son patrimoine foncier devient facile à reconstituer.

Mais de qui a-t-il hérité en 1888 ? De sa tante, Anne Martin, veuve décédée sans héritier direct. Les deux seuls héritiers possibles sont ses deux neveux : François Etienne et sa cousine, Marie Martin, femme de Pierre Vivet. Cette dernière est avantagée par un testament qui lui lègue toutes les terres.

Une bonne pioche que ce répertoire général. Tout le patrimoine foncier (entrant et sortant) de François Etienne est reconstitué, de même que la famille qu'il a connu, du côté de sa mère.

Prochaine étape, sa fratrie. Il faut vérifier qu'il n'a que deux frères et une soeur. Après tout, son père s'est marié trois fois.