Vie_familiale

Le premier cercle est construit. Il faut juste le compléter. Mais avant, je vais m'occuper du second cercle.

François Etienne est, bien sur, le centre de ces cercles. Sa famille très proche est identifiée (premier cercle). Je vais donc construire le second cercle des personnes qu'il a connu au cours de sa vie : ses frères et soeurs éventuels, ses oncles et tantes.

Pour commencer, je vais rechercher les déclarations de succession de ses parents pour savoir, s'il est leur seul héritier ou pas.

Son père est décédé le 21 août 1861 et sa déclaration de succession a été dressée le 21 février 1862. Juste limite dans les six mois.

Sa femme, Louise Martin, fait la déclaration, avec une erreur, puisqu'il est indiqué que Jacques Breton est mort à Mazangé. Il laisse pour héritiers, trois enfants : Pierre Breton, journalier à Mazangé, Céleste Breton, gagiste à Naveil, François Breton, mineur (le nôtre). Il y a un contrat de mariage qui accorde l'usufruit de la moitié des biens à sa femme. Il n'y a pas d'inventaire après décès fait par un notaire. Les biens sont constitué par des terres, à Mazangé et Villiers, pour une valeur de 252 francs.

On apprend également que Jacques Breton, est héritier de sa soeur, Madeleine Breton, femme Neilz, dont les biens ont été liquidés le 31 décembre 1861. Ceci explique probablement pourquoi la déclaration de succession de Jacques a été aussi tardive. Il fallait liquider les biens de sa soeur. Il en hérite 300 francs.

François Etienne a donc un frère et une soeur vivants au décès de son père, et plus âgés que lui.

La déclaration de succession de Louise Martin, sa mère, a lieu le 9 juin 1876. Elle laisse pour seul héritier son fils, François Etienne. En continuant la lecture de l'acte, on apprend que sa fille Céleste, est décédée le 8 février 1871. Il hérite de 126.56 francs dont des terres. Un supplément à sa déclaration de succession donne la liste des terres dont Louise a hérité à la mort de sa fille et dont François hérite à son tour.

Qu'en est-il de son frère Pierre ? On sait que son père s'est marié trois fois, s'il n'est pas héritier de Louise Martin, c'est qu'il n'est pas son fils.

Il faut récupérer la déclaration de succession de Céleste, pour en savoir plus. Elle a eu lieu le 17 novembre 1871. Ses héritiers sont, sa mère, Louise Martin, et ses frères François Breton (François Etienne), frère germain, Jacques Breton, journalier à Tours (déjà présent à la succession du père), Pierre Breton, vigneron à Troo, ses frères consanguins. On voit apparaître un frère de père qui n'était pas mentionné dans la succession du celui-ci !! Un oublie ? A voir mais les choses semblent se compliquer.

Puisque je suis dans les succession, je cherche celle de la tante Madeleine, ou plutôt sa liquidation, pour savoir qui était héritier avec Jacques. J'ai le nom du notaire et la date et hop............. je complète le second cercle avec, bien sûr, des personnes que François Etienne a connu et côtoyé.

D'abord, ses oncles et tantes. Son père avait une soeur, Madeleine, femme Neilz, décédée sans enfant, trois frères, Louis Breton, époux Gigou, Jean Pierre Breton, époux Hubert, et Pierre Breton, décédé mais laissant six enfants (Pierre, Jean, Henri François, Louis François, Eugène et Henriette Breton femme Fichepain) et une soeur, Marie Breton femme Chatain, décédée et représentée par sa fille, Marie Rosalie Chatain et sa petite-fille (fille de son fils Henri Théodore Chatain).

L'acte permet également de compléter la fratrie de François Etienne. Il y a son frère, Pierre, époux Lotier, et sa soeur Céleste, seuls héritiers de leur tante par représentation de leur père. Mais on découvre également pourquoi Jacques, l'autre frère n'est pas cité dans la succession de leur père : il a renoncé à la succession de son père, au greffe du tribunal de première  instance de Vendôme (détruit aussi, dommage). Jacques est marié, époux Dupuis.

J'oubliais un autre renseignement important, c'est Henri François Breton, fils de Pierre Breton, donc cousin de François Etienne, qui est son subrogé-tuteur ainsi que celui de sa soeur.

A ce stade, il vaut mieux faire une pause et dessiner l'arbre généalogique pour ne pas s'y perdre. Mais le deuxième cercle se construit.