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Nous passons notre temps à faire des photos (merci le numérique, au revoir l'argentique) ou des captures d'écran. Pour en faire quoi ?

Lorsque nous allons sur les sites des archives départementales, avant de pouvoir accéder aux actes en ligne, nous "signons" une licence clic. Combien d'entre vous la lisent et combien la respectent ?

Voici un extrait de celle du Loir-et-Cher : "Toute utilisation publique et/ou commerciale des clichés est soumise à l'autorisation préalable et obligatoire du président du Conseil général, officialisée par la signature d’un contrat et par le règlement d’une redevance d’exploitation, en sus du coût de reproduction. Chaque reproduction devra porter la mention obligatoire "cote du document – AD41"."

Et de celle de la Seine-Maritime "Les informations présentes sur le site des archives départementales de Seine-Maritime sont publiques. Toutefois, la reproduction des pages de ce site ne peut être effectuée à des fins publicitaires ou commerciales ; pour les autres cas, la reproduction est autorisée à condition d’en mentionner la source."

Deux dépôts d'archives départementales et deux règles différentes.

A voir comment les généalogistes amateurs et même certains professionnels, mettent en ligne des actes originaux, je me pose la question : combien ont vérifié avant qu'ils pouvaient le faire ?

Même chose pour les photos des tombes. C'est devenu le nouveau "sport" généalogique : la photographie dans les cimetières. Et en plus la mise en ligne de ces photos.

Quelle est la législation ? Certaines villes interdisent les photos, les autres les tolèrent tant que l'ordre public n'est pas menacé et d'autres encore ne s'en préoccupent pas. Dans tous les cas, c'est au conseil municipal de le décider. Combien de photographes de cimetières ont vérifié avant s'ils pouvaient le faire, soit en lisant le règlement affiché à l'entrée du cimetière, soit en posant la question en mairie.

Tout le monde le fait ................ c'est un fait malheureux mais c'est un fait ........... sauf que nul n'est sensé ignorer la loi.

Alors où commence ce qui est autorisé et où s'arrête ce qui est permis ?

Et qui va vérifier les milliers de sites internet, trouver le nom du webmaster, le contacter pour avoir l'origine des photos et vérifier les autorisations ?

Pour en revenir aux tombes, c'est vrai que certaines sont magnifiques et méritent largement d'être vues. D'autres en péril méritent également leur diffusion pour leur sauvegarde ou la sauvegarde de leur souvenir.

Mais jusqu'où peut-on aller ? Sur un site, récemment, j'ai trouvé la tombe d'une personne décédée en 2014 et cela m'a choquée. C'était un personnage politique, certes, mais la tombe n'avait rien de remarquable question architecture ou péril.

Pourquoi ne pas, une foi pour toute, mettre à plat ces questions, à l'échelle nationale et leur donner une réponse logique et simple ?

Voilà, c'est mon dernier billet d'humeur (mauvaise humeur) de l'année.