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J'ouvre la fenêtre du 23 décembre sur les déboires de Louise Léontine Edmonde Marie Trinité Schillemans avec son fils.

Louise est la veuve du général de division Marie Raphaël Chevallier, grand officier de la légion d'honneur. Elle a eu quatre enfants dont le plus jeune, Léon Jules Louis Marie Chevallier, lui cause bien des soucis.

Il a fait quatre ans de service militaire au 20e régiment de dragons, à Limoges, où il s'était engagé puis il est rentré chez sa mère, à la fin de décembre 1913. Il est majeur depuis le 9 janvier 1912.

Pendant ces quatre années de service militaire, il a contracté beaucoup de dettes que sa mère a réglées malgré une somme mensuelle très confortable qu'elle lui versait pour ses dépenses normales.

Il n'est resté qu'un mois chez sa mère puis il est parti à Toulouse, comme chauffeur à la compagnie du midi, mais il a trouvé le travail trop rude et ne lui laissant pas assez de libertés. Il a alors quitté son poste, au bout de deux mois, donc début avril 1914, pour faire du commerce. Il en a profité pour contracter un emprunt de dix sept mille francs auprès d'un agent d'affaires de Paris qui ne lui a en fait remis que onze mille deux cent francs. Dès son départ de la compagnie du midi, il est tombé entre les mains de deux agents d'affaire qui l'ont pris comme employé et auxquels il a donné cinq mille francs..... plus mille francs pour s'acheter une motocyclette et un prêt de quatre cent francs fait à un camarade de plaisirs... et ainsi de suite et plus de sous !! !!! Il a donc essayé de contracter un autre prêt auprès d'un notaire de Blois, de trois mille francs.

Pourtant, sa part dans la succession de son père n'est que de quarante et un mille francs (déjà confortable pour l'époque) et pareille somme en nue propriété. En moins de six mois, il a déjà dépensé plus de la moitié de ses droits.

Sa mère n'en peut plus. Elle décide donc, le 27 juin 1914, d'aller au tribunal pour faire nommer un conseil judiciaire.

Sauf que, le 1er août 1914, c'est la mobilisation générale. C'est la fin de la jeunesse insouciante et dispendieuse de Léon.

Il va être une première fois gazé le 21 juin 1916, à Damloup puis blessé le 20 août 1917 à la côte 304. Ces blessures vont lui valoir la croix de guerre, avec palmes.................  et une réforme avec pension de 45% pour paralysie du muscle deltoïde gauche, entre autres choses.

Fini la motocyclette, mais au moins, il est revenu vivant de cette guerre.