calendrier-avent-12_12

 

J'ouvre la fenêtre du 12 décembre sur une inconduite notoire.

Théophile Firmin Mignot, cultivateur à Montrichard, demande le divorce. Nous sommes en janvier 1913.

Il a épousé Marie Eugénie Garnier, le 11 septembre 1907. Elle était veuve en premières noces de Jacques Louis Martin.

Aucun enfant n'est né de leur union. Une chance car Théophile demande le divorce et ses arguments sont..... imparables.

En premier lieu, elle est souvent en état d'ivresse et a eu plusieurs amants, en second, elle dépensait l'argent du ménage en grande partie, pour le boire et en troisième lieu, elle se livrait à l'inconduite et avait des amants (là, il se répète).

C'est facile, il suffit d'accuser son chien d'avoir la rage pour s'en débarrasser sauf qu'il a un témoin.

Le 30 décembre 1912, Théophile, accompagné du garde champêtre de Montrichard, a surpris sa femme avec un nommé D. (celui-là n'est pas nommé), seuls dans une chambre, à quatre heures du soir, dans une attitude qui ne laissait aucun doute sur la nature de leurs relations. Il n'y aura pas plus de détails.... mais c'est suffisant.

Le tribunal les convoque donc le 4 mars pour une conciliation. Mais Théophile ne peut pas venir, le rendez-vous est repoussé au 18. Il est là, mais pas sa femme, malgré les citations à comparaître qui lui ont été adressées.

Théophile est donc autorisé à poursuivre la procédure de divorce. Pendant ce temps, les époux vont devoir vivre ensemble, rue du rosier blanc, où le tribunal leur fait "défense de se troubler mutuellement dans leurs appartements séparés, sous aucun prétexte à peine d'expultsion immédiate avec au besoin l'assistance de la force armée requise en vertu des présentes ou du garde champêtre ou du commissaire de police".

Pas de mention marginale de divorce sur son acte de naissance, pas plus que de son premier mariage d'ailleurs. Par contre, Marie Eugénie s'est remariée en 1922.