Chaque profession a ses galères, et le métier de généalogiste familial n'y échappe pas.

1309848-Vie_de_galérien_par_Étienne_Lécroart

Première galère à l'installation : la formation que certains sont obligés de suivre dans les centres de gestion. Rien ou quasi rien ne peut leur servir. On leur parle de prévisionnel, de croissance rapide, d'étude de marché...... et même d'installation sous la forme de société, de quoi y perdre son latin.

Deuxième galère : la carte professionnelle. Alors j'en rajoute une couche, la profession n'est pas réglementée et n'étant pas réglementée il n'y a pas de carte professionnelle. Il y a DES cartes professionnelles, autant qu'il y a d'organisme qui peut en délivrer. Vous pouvez même vous faire la votre à vous tout seul. Et personne ne peut exiger de vous une carte professionnelle pour exercer. Vous êtes inscrit à l'URSSAF et cela, ajouté au fait de payer vos charges sociales et votre CFE (ex-taxe professionnelle) sont la preuve de votre statut de professionnel.

Vous voulez obtenir une autorisation SIAF pour l'état civil, re-belote !!! on a même réclamé à certains une lettre de motivation et des explications sur leur choix d'être généalogiste !!!! dans quel métier vous demande-t-on cela ? L'inscription auprès des administrations fiscales qui contrôlent à leur niveau la validité de cette inscription devrait être suffisante.

Galères suivantes : la publicité. Où en faire ? Ne pas se laisser bercer par les sirènes de la presse locale, les trois-quarts de vos clients sont partout en France sauf là où vous habitez. Éviter les flyers dans les boîtes aux lettres pour les mêmes raisons.

Le site internet ? Attention aux arnaques des sites pour lesquels il faut payer à chaque modification.

Je vais clore le sujet sur l'ultime et incontournable galère : la fermeture des archives départementales pour plusieurs mois suite à champignon, déménagement, recollement......... tout comme l'incommunicabilité de séries entières pour numérisation.

Qui a dit que ce métier était un long fleuve tranquille ? Surtout pas moi.

Continuez à ramer, vous finirez bien par y arriver