Mairie et gare tram scan_2

Le vendômois a durement souffert durant la guerre de 1870.

Les combats et l'occupation prussienne ont fait de nombreux dégâts dans les maisons, les cultures et ..............................les archives.

La petite commune d'Areines, près de Vendôme en Loir et Cher, en a été la victime désabusée.

Si les contributions réclamées par les allemands au maire ne s'élèvent qu'à dix francs, les contributions imposées au maire pour chandelles et huile à brûler à sept francs et qu'aucun impôt n'a été perçu par eux, les réquisitions de toute nature montent à 8 000 francs, les dégâts par suite d'incendie à 300 francs et les valeurs, meubles et autres objets "enlevés" à 57 000 francs.

Ces valeurs se composent de dix-huit vaches, cinq chevaux, quinze porcs, deux moutons, cent-cinquante poulets, avoine, paille, luzerne, foins, vins (ah !! le vin français), farines, orges, meubles, linges, bois............. L’armée prussienne devait avoir une drôle d'allure avec tout ce bétail et cette basse-cour à trimballer.

Un habitant d'Areines, dont le nom n'est malheureusement pas indiqué, a été emmené par les prussiens au prétexte qu'il leur aurait tiré dessus. Il devait être fusillé mais s'est évadé d'Orléans avant.

Le maire dresse scrupuleusement le détail de tous ces dégâts le 25 mars 1871 et termine par sa pauvre mairie, la plus petite du département, qui a bien souffert.

Elle a été saccagée, une partie des archives emmenées, dès les premiers jours de l'occupation.

Avec l'aide de plusieurs hommes, le maire a enlevé le reste des archives pour les sauvegarder et heureusement car les allemands ont tout brûlé à l'intérieur, sauf une table mais même elle a souffert car ses tiroirs ont été brûlés.

Que sont devenues ces archives ? Seul un registre de délibération est revenu au bercail, renvoyé de Chateau-Renault.