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Nos recherches nos amènent à faire des découvertes, grandes et petites, dans les documents d’archives, mais il nous manque une dimension humaine à ces écrits « historiques ».

Cette dimension humaine, nous la trouvons dans les « mémoires » et « souvenirs » écrits par nos anciens.

Les monographies de villages, les souvenirs d’anciens soldats, les écrits des curés et des instituteurs, nous offrent une vision supplémentaire de la vie de nos ancêtres.

Seulement voilà, comment être certains que ces souvenirs sont réels et non totalement imaginés ?

Le point commun à tous ces livres et mémoires ? l’absence de source citée. Donc impossible à vérifier.

Lorsque l’on voit, aujourd’hui encore, quelqu’un rédiger ses mémoires (enfant sauvé par les loups durant la dernière guerre) et en faire un best-seller dont on tirera un film et quelques années plus tard, ce même auteur avouer qu’il a tout inventé, on peut légitimement se poser la question : quelle est la part de la fabulation dans ces livres témoins d’une époque.

Il est bien évident que plus on s’éloigne de la période racontée, plus le risque de fabulation, arrangement avec la réalité voire embellissement des faits est important.

Par contre, un ouvrage écrit à chaud comporte moins de risques……… quoique !!!

Un ouvrage écrit longtemps après a le mérite d’être débarrassé des sentiments « à chaud » qui privent les faits d’une perspective plus neutre.

Mais la neutralité est un leurre en histoire. Chaque « historien » juge à l’aulne de son époque.

Nous voilà bien embarrassés !!!

Bien évidemment, nous citons nos sources lorsque nous racontons une histoire mais nous ne pouvons ignorer que le lecteur prend bien souvent pour argent comptant ce qu’il lit.

Comment limiter les dégâts ?

En multipliant les sources contemporaines, lorsque c’est possible.

Sinon, en croisant les doigts et en espérant que ces réalités ne soient pas imaginaires.