CpFY7HNXEAART2zSuite à un tweet de @Genealanille montrant un article manquant dans un journal, découpé par un sauvage (voir ci-contre), des souvenirs d'autres sauvages me sont revenus....... autant vous en faire profiter comme signe que le bon vieux temps............ n'était pas toujours bon.

Qui, du temps où l'on pouvait feuilleter les registres paroissiaux dans les archives départementales, n'est pas tombé sur une page massacrée ? Le trace du cutter, voir du découpage mâchouillé à la main, bien visible, indiquant une fraîcheur plus ou moins avancée qui aurait pu permettre aux experts CSI de dire si le vandalisme avait eu lieu la veille ou dix ans plus tôt.

Honte à ce chercheur tellement fier de sa famille qu'il en oubliait plusieurs règles élémentaires du généalogiste : tous cousins donc je ne suis pas le seul descendant du personnage concerné par l'acte et au verso ? Qu'y avait-il ? sans compter le respect de ces documents vénérables parvenus jusqu'à nous pour finir entre les mains de barbares.

Rappelez-vous ceux qui léchaient leurs doigts pour tourner les pages (sûrement moins nombreux après avoir vu le film "le nom de la rose"), ceux qui suivaient les lignes avec leur stylo bille voire plume, bavant sur les pages (le stylo pas le lecteur......... quoique certains !!!), ceux qui grignotaient leurs biscuits (ou autre) semant des petites particules plus ou moins grasses dans les registres ........... Le bon vieux temps n'est-ce pas ?

Et je ne parle pas des dépouilleurs de certains cercles qui soulignaient les noms au crayon pour mieux les repérer !!!

Et ça, c'est le sommet de l'iceberg, la partie la plus visible du désastre.

Combien d'entre nous ont cherché un acte dans une liasse notariée pour se rendre compte à l'évidence que quelqu'un était passé avant eux et l'avait subtilisé......... mais si on a de la chance, on peut parfois le retrouver sur une brocante.

C'est ce qui m'est arrivé il y a peu. Un achat aux enchères en ligne et me voilà avec des actes notariés du Pas de Calais. Un simple coup d'oeil m'a permi de voir qu'il s'agissait de minutes et non de grosses !!! Petit contact avec les AD et hop, expédiés là-bas.

Cette fois-là, ce n'était pas le larcin d'un lecteur indélicat mais plutôt une étude disparue entre deux notaires. Les AD ont au moins récupéré quelques actes à défaut de l'étude complète.

Certains généalogistes d'antan (pas tous heureusement) se sont conduits comme des vandales et nous en payons le prix aujourd'hui car les documents disparus, détruits, ne seront pas "clonés". Ils sont perdus à jamais.

A une époque où tout le monde a le mot "respect" à la bouche pour un oui ou pour un non, j'aimerais bien qu'il soit gravé dans le marbre du généalogiste et sur le fronton de tous les dépôts d'archives : Respectez les documents qui sont parvenus jusqu'à nous. Ils sont irremplaçables.